L’étranger.

L’étranger.

L’homme courbe le dos, désabusé,
Pourtant il est intelligent, vif, rusé,
Mais il ne comprends pas, lui, l’étranger,
On lui avait parlé d’un pays de Liberté !

Il a fuit son pays à vingt ans pour trop de religions,
Il pensait trouver ici et là un peu de compassion,Ph 45_l'étranger
Depuis trente ans, ici, il est toujours l’étranger,
On lui avait parlé d’un pays de Fraternité !

Alors il n’a plus de racines, ni de là-bas, ni d’ici,
Il est mal, mal-aimé, il dit ce n’est pas un soucis,
L’hésitation de ses mots me dit tout son mal-être,
Il voudrait juste un peu être apprécié, aimé, être !

J’aimerai te prendre la main, bel étranger,
Et te dire doucement, ça y est, tu es arrivé,
Dans un port, une oasis emplie de clarté,
Où tu pourras t’enraciner, aimer et être aimé.
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Tite si triste …

Tite si triste …

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Vois-tu de mes yeux couler ces larmes salées,
Je suis si triste, le vent léger ne peut assécher mon chagrin,
Le soleil, mon ami, ne peut réchauffer mon cœur éteint.

Encore, de pauvres gens sont morts, pourquoi, pour rien,
Un homme, deux, un groupuscule ont scellé leur destin,
Peut-on encore les appeler des hommes, des humains?
Dans cette barbarie, je ne vois que la haine rouge carmin.

Et j’entends le tocsin sonner dans les églises, les mosquées,
Certains vont céder à la peur, à la rage, et lever des armées,
Je vous en prie, ne levez pas un bras vengeur,
Ce serait une horreur, laisser s’installer la terreur !

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je vais me relever, fière, me redresser,
La guerre n’est pas la solution, mon cœur en est certain,
Et si l’humanisme enfin, sauvait l’humain ?
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La cinquantaine.

La cinquantaine.

C’est une femme plus très jeune, n’a plus vingt ans,
Ces rides au coin des yeux sont le sillon des ans,
Quelques rondeurs aussi, elle a porté ses enfants,
C’est une femme plus très jeune, de cinquante ans.

Mais regardez ses yeux encore brillants d’étoiles,
Ses rides elle en est fière, jamais elle ne les voile,
Elles sont les rivières de son courage, de sa volonté,
Encore et toujours protéger les siens, ses aimés.

Et ses rondeurs sont douces, d’un regard émerveillé,
J’y vois le signe de sa générosité, de sa maturité,
Tout ce qu’elle a donné à tous, au fil des années,
Vaut bien ce corps presque parfait, signe de sérénité.

Elle vous étonnera par sa verve, son rire et sa gaieté,
Encore elle peut s’émerveiller d’un rien, aimer, rêver,
Elle est belle de toutes ces parures, n’a plus vingt ans,
C’est une femme plus très jeune, de cinquante ans.
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Ph 50_la cinquantaine