Être femme.

Être femme.

Être femme,
C’est se battre deux fois plus,
Parce que née sans phallus,
C’est porter les enfants,
Goûter à ses instants,
Et aimer être ronde,
Parce qu’elle porte le monde.

Être femme,
C’est parfois subir l’ignominie,
D’un plus fort, d’un père ou d’un mari,
Et vouloir mourir, en s’enfonçant sous terre,
En avoir si mal, si honte, en perte de repères.
C’est entre le boulot, le linge et la vaisselle,
Vouloir s’envoler haut, voler à tire d’ailes.

Mais être femme,
C’est, après être tombée les genoux écorchés,
Vouloir se relever, se redresser, fière, sacrée,
Se dire que plus jamais elle ne sera bafouée,
Et choisir avec qui et quand elle veut aimer,
C’est enfin Soi, se respecter,
Ne plus jamais subir l’assaut,DSC_0332-1
De celui qui fût son héros.

Elle est femme,
Au-delà du miroir de son âme,
Enfin elle se sens belle,
Pas pour lui, juste pour elle …
Et refermer ses cicatrices,
Non chéri, ce n’est pas un caprice,
Prendre sa vie en mains,
Pour de beaux lendemains.

Elle est femme,
Oui, elle se redresse fièrement,
Et va humer la mer, la terre, le vent,
Pour enfin vivre comme elle l’entends,
Et se draper de blanc …
****

Publicités

La Prêtresse sacrée.

La Prêtresse sacrée.

C’est un jour si particulier,
Elle a croisé la mouette apprivoisée,
A ressenti la force des falaises escarpées,
Le vent puissant l’a aidé à respirer.

En ce jour bien particulier,
Elle sait qu’elle va tout donner,
A son amie si triste et cabossée,
On lui a donné ce don pour aider !

En ce soir elles se sont posées,
L’une allongée, l’autre dressée,
Elle a ressenti la force du féminin sacré,
Couler en son ventre, ses mains pour soigner.

Longtemps, sans relâche, elle a nettoyé,
Les douleurs, les peines bien cachées,
Les peurs collées dans les tréfonds,
Elle a tout balayé par cette lame de fond.

Son amie endormie, elle est sortie,
Elle a offert son visage à la pluie,
La pluie s’est mêlée à ses larmes salées,
Ainsi lavée, un grand calme s’est installé.

C’était un jour particulier,
Elle est devenue prêtresse sacrée,
Par les forces que l’Univers lui ont légué,
Elle n’est plus la même et peut remercier.
****
DSC_0004-1_2_2

Libère toi !

Libère toi !

Les sons se bloquent,
La gorge se disloque,
Elle ne peut plus parler,
Son secret elle doit porter.

Elle en a traversé des déserts, des tempêtes,
Elle en a essuyé des échecs, des casse-têtes,
Elle se croyait au chaud dans sa vie bien remplie,
Un grand froid l’a surprise, anéantie, cueillie.

Qui n’a connu de ces moments d’errance,
Où les mots ne veulent porter leur sens,
Peur de blesser ou peur de la colère,
Surtout, peur de casser les barrières.

Laisse toi le temps, ma belle amie,
Attends juste un peu, une accalmie,
Et ta voix portera juste, loin et clair,
Elle coulera telle l’eau, libre et fière !

Et tu pourras lâcher ce qui peine ton cœur,
Tu pourras exprimer que c’est pas le bonheur,
Calmement, sans haine, ni violence accrue,
Tu pourras tout dire à celui qui déjà t’as perdue.

Laisse ta voix s’affermir à présent,
N’ajoute pas du temps au temps,
Et les mots vont enfin s’envoler,
Toi, tu en seras libérée …
****
Ph 31_évolution - Copie