La maladie m’a sauvée.

La maladie m’a sauvée.

La maladie est arrivée, sournoise, j’ai plié,
Elle a empli mes nuits, ne plus rien contrôler,
Elle a happé mes jours de douleurs si tenaces,
Elle m’a mise à terre, a pris toute la place !

Et pourtant, elle m’a appris à m’arrêter,
Et à faire silence, ne plus penser, respirer,
Pour supporter mes maux, il m’a fallut lâcher,
Lâcher l’esprit, l’ego, le tout, en moi rentrer.

Cette plongée au plus profond de mes abysses,
M’a aidée à démonter, casser, ma vieille bâtisse,
Je la reconstruis, j’oublie la peur, invite le bonheur,
Pierre après pierre, je bâtis l’édifice de mon coeur.

C’est une renaissance, instants de moi à moi,
Merci, je suis en vie, tu m’as donné la foi,
Oui je suis bien là, vivante, pas terrassée,
Encore je m’invente, je suis ressuscitée.

Chaque jour est un défi, surtout ne pas juger,
Et respecter autrui, j’apprends l’humilité,
Et apprécier, recevoir, donner et aussi aimer,
La maladie, étrange, est arrivée et m’a sauvée !     

****    Ph 38_la maladie m'a sauvée

Eternelle.

Eternelle.

Ph 30_éternelle.JPG

Je suis dans cette chambre impersonnelle,
Je suis seule et pourtant, étrange, éternelle,
Femme, déesse infinie, j’ai mille ans,
Tant de choses vécues, au fil des ans.

Une à une j’ai mis à bas les barrières,
Je n’ai plus peur, je suis mère, guerrière,
Des difficultés lourdes, je ne sens plus le joug,
La violence ne m’effleure plus, je tends la joue.

Les couleurs s’éveillent, comme un matin du monde,
J’ose vivre et aimer, m’aimer, entrer dans la ronde,
Je suis en paix, belle et pleine de sentiments joyeux,
En accord avec la vie, j’avance, instants heureux.

Enfin une étincelle est née , a jaillit,
Enfin le cœur a gagné cette partie,
Pour le meilleur, sur les joues moins de sel,
Pour le meilleur, plus de vie, de joie, de miel.

****

Solitude.

Solitude.

Qui n’a connu quelqu’un de si solitaire,
Qu’il en perdait toute joie de vivre, d’être,
Il se lamente, pleure, est encore plus seul,
Il fait le vide, comme un fauve en cage, il feule.

Et il ne voit que le malheur, s’enferme,
Il se terre, se cache, le coeur aussi se ferme,
Il n’est que douleur, ne voit que la laideur,
Il a perdu la vue, ne voit plus les couleurs.

Ouvre les yeux, sors de chez toi, regarde,
Tu n’es pas seul, ressent, baisse ta garde,
Il te suffit d’oser, de parler, d’oublier la peur,
Ouvre ton coeur, tu y verras la Vie couleur !

Et tu comprendras que même seul on est heureux,
Quand soudain on écoute son coeur, comme à deux,
De toi à toi, tu n’es plus le même, tu souries,
Ouvre les bras, partage, vit, retrouve des amis !

Alors la vie va couler en rivières joyeuses,
Elle va s’éclairer de lumières merveilleuses,
Enfin dans le silence, tu trouveras l’essentiel,
Tu toucheras enfin ton essence et … le ciel !

Ph 48_solitude

L’homme que j’aimerai

L’homme que j’aimerai

Ph 41_l'homme que j'aimerai

L’homme que j’aimerai,
Dans mes yeux verra son reflet,
Saura qu’il est arrivé à bon port,
Ne voudra plus chercher de l’or.

Il verra dans mes yeux le calme,
Peut-être aussi juste une larme,
Il verra une tendresse infinie,
Toutes les couleurs d’une symphonie.

A l’homme que j’aimerai,
Je voudrais dire je t’apprendrai,
A déposer les armes, n’ai plus peur !
Je t’apprendrai à oublier le malheur.

Je t’apprendrai les silences,
De deux corps émus, en partance,
Je serai fragile pour ta puissance,
Je serai la terre pour ta renaissance.

A l’homme que j’aimerai,
Des baisers légers je donnerai,
Que nous regarderons s’envoler,
Dans un monde nouveau, juste aimer.

Et dans l’union sacrée du corps et de l’esprit,
Nous ne serons plus qu’un, purs, éblouis,
Le féminin, le masculin mélés, hors du temps,
Toi, l’homme que j’aimerai, viens, je t’attends.

Un p’tit bonheur.

Un p’tit bonheur.

 

Un p’tit bonheur, un vrai, tout p’tit, ça se nourrit,
Instant entre sommeil et éveil, se dire je suis en vie,
Et s’étirer comme le chat, la journée va être belle,
Profiter de chaque instant, vouloir juste l’essentiel.

Et croiser son voisin, vous êtes beau ce matin,
Sourire à la vie, aux arbres, aux fleurs, aux miens,
Aller travailler sans ruminer, cela ne sert à rien,
Prendre le temps de respirer, un peu, c’est bien.

Et aimer les passants, les regarder ces gens,
Sourire avec les yeux toujours, ici, maintenant,
Pour partager ton p’tit bonheur, avec elle, lui,
Juste avec un sourire, une attention pour elle, lui.

Et pardonner à ceux qui t’ont fait si mal,
Le faire en vrai, être vrai, le bien ou le mal ?
Chaque jour mon cœur donne et s’en réjouit,
Un p’tit bonheur, tout p’tit, ça te garde en vie.

Ph 10_le petit bonheur