La colère.

La colère.

Enfant, elle s’est retrouvée seule,
Elle a porté sa tristesse en linceul,
Comme en abandon, elle ne comprenait pas,
Comme en prison, qu’ai-je fait pour mériter cela ?

Elle a grandi comme un animal blessé,
Parce qu’encore et toujours rejetée, éloignée,
Elle s’est murée dans le silence, effacée,
Il lui semblait juste qu’on l’avait … oubliée.

Mais la tristesse comme un grand vent est devenue colère,
Elle l’a senti monter plus puissante que le pire des tonnerre,
Envie de crier, de taper, de hurler, je suis là, regardez !
Elle a enfermé la colère à double tour et a jeté la clef.

L’abandon, le rejet sont de puissants poisons,
Qui vous laisse sur le pavé en perte de raison,
Soit la colère explose et la rage ne te lâche plus,
Soit la colère se terre et tu te pares de toutes les vertus !

Pendant des années, elle a été exemplaire,
Pour qu’on la remarque et à tous vouloir plaire,
Mais la colère a grandi tel un monstre tapi,
Dévorant ses entrailles et son corps, petit à petit.

Aujourd’hui elle sait, ressens, entends,
Qu’il va falloir libérer le monstre en hurlant,
Parce que c’est, entre elle et elle, la seule voie,
Pour enfin se libérer et retrouver la joie !
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Sérénité.

Sérénité.

A presque soixante ans,
Elle en a vécu des hivers, des étés,
Certains tristesse, d’autre gaieté,
Mais jamais … sérénité !

Étudier,
Se marier,
Être beaux,
Avoir chaud,
Être mère,
Et la mer,
Divorcer,
Et pleurer.

Et les années de chute,
Et les années de lutte,
Et puis l’amour en grand
Et l’amour qui fout le camp.

Et tomber,
Fracassée,
Travailler,
Sans penser,
S’abrutir,
Ne plus rire,
Être seule,
Et le deuil.

Et un jour, il n’y a pas si longtemps,
Elle s’est arrêtée, a enfin pris le temps,
De respirer, de regarder, de méditer,
De s’émerveiller de la beauté, oui respirer !

Et là, étonnée, elle a commencé à s’aimer,
Et avec bienveillance, douceur, se regarder,
Et c’est bon parce que l’Être s’ouvre en grand,
La sérénité est là, tout est calme en dedans.
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Mutation.

Mutation.

Elle était une super femme d’affaire,
Elle a tout laisser tomber pour se plaire,
Pour vivre ses rêves et enfin s’aimer,
Réveiller sa créativité, enfin s’animer.

Elle mue, mute, se transforme, s’épanouit,
Ses rondeurs de lune sont comme un fruit,
Un beau fruit d’été qu’on aimerait croquer,
Elle accepte son corps et peut se regarder.

Dans son regard vous verrez des étoiles,
Plongez dans son âme, comme sur une toile,
Se dessine au creux de ses pupilles sa vie rêvée,
Vous y verrez la compassion, l’amour et la bonté.

Et elle écrit des pages tristes ou gaies,
Des poèmes chantant, nulle rime ne l’effraie,
C’est son cadeau, son don, pour lui et elle,
Elle s’envole avec ses mots, se sent belle !

Elle aimerait porter l’espoir de jours meilleurs,
Que la vie soit joie, douceur, tel un tapis de fleurs,
Elle a fait la promesse de donner de l’espoir,
A ceux qui se laissent happer par le noir

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Le voyage.

Le voyage.

Elle a fait ce long chemin vers le Nord,
Son âme lui a dit, va belle chercheuse d’or,
Elle a traversé les vallées, les collines, les villes,
Exténuée, elle est arrivée le corps en vrille.

Quelle importance, elle a laissé la douleur de côté,
L’amour, le vrai, le beau était là, elle l’a rencontré,
Dans cette famille unie, portée par un spectacle,
Elle a reçu la force des émotions en réceptacle.

Accompagnée par son amie venue de Normandie,
Elle est repartie plus au Nord, le cœur en embellie,
Elle était attendue dans ses belges campagnes si tendres,
Elle a tant reçu, mains tendues, donner, apprendre …

Et il y avait cette femme, le double de son cœur,
Cette femme aux yeux azur et au regard douceur,
Elles se sont reconnues, hors du temps, connexion,
Amour infini de deux cœurs réunis, énergies en fusion.

Et méditer dans la forêt à la tombée du jour,
Croiser tant de belles d’âmes qu’elle gardera toujours,
Jours douceur, rires en cascades et larmes qui libèrent,
Lire sa poésie pleine d’émotions  et puis en être fière.

Elle est repartie riche de ces magiques instants,
Moments d’éternité, hors du temps, juste beaux et vibrants,
Elle a laissé son âme sœur et son amie douceur,
Elle les emporte avec elle, bien au chaud en son cœur.
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Ph 31_évolution - Copie

Pour Patricia Cudrat.

Pour Patricia Cudrat.

Ma tendre, ma douce, tu en as traversé des larmes jusqu’à ce jour d’avril,
Tu en as vécu des drames, des cassures, écartelée, tu t’es raccrochée à un fil,
Un fil mince, ténu, que jour après jour tu as retissé, il est devenu corde,
Cette blessure, cet abus, tu les as transcendés, ils sont ce jour ta force !

Sais-tu ce qui pousse, ce qui naît autour de toi ?
C’est le pur amour, en ta maison il est foi et loi,
Oui, tu provoques cela, belle âme charmante,
Des vagues d’amour sans fin, si puissantes !

Et toi, tout petit bout de femme,
Sur cette scène tu es une grande dame,
Tu as mis l’inceste en spectacle,
Avec la poétique comme habitacle …

Ensemble, nous avons ris, pleuré,
Tu nous as mené par le bout du nez,
L’émotion ruisselait dans nos dos,
Tu as plus que mérité tes bravos !

Encore merci ma douce de ce cadeau,
Ce jour enfin, tu déposes ton fardeau,
Et tu délivres ce message si beau,
De ne pas fermer les yeux sur ce fléau.

 Tu vas enfin vivre, retrouver la vraie joie,
Elle va couler généreuse, par toi, pour toi,
Tu es belle, aimée, enfin le Tout tu lâches,
Sois fière de pouvoir dire « T’es toi et marche ! »
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