Femme libre.

Femme libre.

Elle a été abimée, abusée, violentée,
Par cet homme qui aurait dû la soigner,
Des années elle a tout oublié, contrôlé,
Un jour, le voile du déni s’est déchiré.

Elle a vécu comme à côté, hors de son corps,
Elle ne sait pas être aimée, elle est en dehors,
Elle veut de toutes ses forces vivre, s’ouvrir,
Pour enfin arrêter de gémir, souffrir, mourir.

Elle a pris son courage à deux mains,
Elle a puisé en sa force loin, si loin,
Pour revenir dans le corps de l’enfant,
Plonger dans ce cloaque sale, avilissant.

Elle a remonté son fardeau du néant,
L’a porté jusque dans la forêt en criant,
Elle l’a déposé dans un trou en hurlant,
Elle s’est redressée, regardant loin devant.

Aujourd’hui j’entend son rire en cascade,
Ce rire magique fait de perles en myriades,
Son visage s’illumine, son corps se délivre,
Elle va enfin vivre, être femme, enfin libre.

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Merci à vous les amis de votre fidélité malgré le fait que je sois moins présente !

Vœux – aller mieux.

Nous sommes le 1er janvier 2020, déjà ! Le temps file et je sais que cela fait un moment que je ne suis pas venue vous voir. Pardonnez-moi mais bon, comme chacun de vous, je fais du mieux que je peux et c’est déjà bien 😉
Les mots ne sortent pas où sortent dans le désordre, se rabougrissent, se rétrécissent où sont trop tristes alors je dessine. Juste un petit texte quand même pour vous souhaiter une très belle année !

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Il est des jours et des nuits à venir,
Il est des nuits et des jours à venir.

Pour tous ces jours à venir,
Je nous souhaite la joie, le rire, de vouloir courir, sourire, de secourir peut-être, de rougir, de rugir. Je nous souhaite des chants d’oiseaux moqueurs, de ne plus avoir peur, de sentir dans nos âmes la grandeur, d’être acteurs et plus spectateurs, l’espoir et l’amour cloués au cœur, de voir la beauté, d’abuser de la bonté. Je nous souhaite de prendre le temps, de ne point trop travailler, de respirer, de méditer, de trouver la sérénité et de ne surtout pas oublier d’aimer.

Pour toutes ces nuits à venir,
Je nous souhaite des bateaux ivres, emplis de livres, d’envie de vivre encore demain. Je nous souhaite des nuits de douceur sans pudeur, de passions sans raison, de caresses en tendresse. Je nous souhaite de pouvoir nous poser en affirmant que la journée a été radieuse, merveilleuse, que tout est à sa juste place, que nous ne pouvions pas faire mieux, même si l’on est vieux. Je nous souhaite d’enfin dormir en paix.

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La vie, la mort.

La vie, la mort.

Il fait froid. Je n’aime pas avoir froid.
C’est un froid humide et venteux, de celui qui vous pénètrent les os, qui s’insinue dans le dos, de celui qui nous ferait croire que même la vie n’est pas assez forte pour retenir la chaleur dans l’âtre, de celui qui nous ferait croire que la mort rôde et flâne.

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La mort rode et flâne,
Autour d’elle tout se fane,
Elle prends son temps et sans répit,
Détruit toute espérance de vie.


Elle a tourné autour de mon âme si longtemps,
Je m’étais recroquevillée hors de l’espace, du temps,
Mais en mon cœur brillait encore une minuscule lueur,
Qui me disait résiste, avance, malgré le brouillard, la douleur !


Et puis la mort a pris mon frère aimé,
S’est dit cette fois, elle va s’écrouler,
La lueur va s’éteindre et je vais l’emporter,
C’était sans compter sur l’Amour, divin, sacré.


Et j’ai dansé avec la mort,
Elle me tenait à bras le corps,
Elle m’entourait de ses liens mordorés,
L’Amour a tranché les liens trop serrés.


La mort s’est écartée devant cette femme sacrée,
Par la lumière aveuglée, est repartie vers d’autres contrées,
Je suis épuisée, mais la petite flamme est devenue brasier,
C’est une renaissance, et la vie, la vraie vie va s’installer !

Danser avec la mort – Mai 2017

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Le même poème, en audio.

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Non, je ne suis pas dans la tristesse. La mort fait partie de la vie. Je l’ai croisé peut-être plus souvent que d’autres. Je suis une survivante.
Toute petite, quand mes poumons malades ne voulaient plus respirer, j’ai eu la conscience de sa présence, je sentais son souffle glacé tout près, à l’affût.
A sept ans, quand cet homme a tué mon enfance, mon innocence, alors qu’il était en moi, qu’il me ravageait le corps et l’âme, entre douleur et sidération, je l’ai appelée de mes vœux.
Et quand elle est venue chercher mon petit frère, le double de mon cœur, moi hébétée, folle dans mon chagrin, je lui ai dit, viens, viens me prendre moi !

J’ai écrit un jour que la mort me fascinait. En fait ce n’est pas cela. Comment aimer la vie sans la conscience de la mort ? C’est la force de vie qu’il faut pour la repousser qui me fascine, cet instinct si puissant, qu’encore, encore on continue, malgré la maladie, malgré la souffrance, malgré tous les chagrins, on continue, on s’accroche à ce minuscule bout de vie, parce qu’il est notre précieux.

Dans chaque minuscule bout de vie est blotti l’Amour, cette merveille, cette flamme, ce mystère inexpliquable qui fait que parfois l’Homme est grand, et que pour tous ceux qui y veillent, un jour la vie se couvrira de milliers d’étincelles !

Kathy B.

Changer.

Changer.

C’est un manque, comme un trou d’air,
D’une femme comme toi, une passagère,
Elle trouve ce monde comme à l’envers,
Elle ne sait plus, non plus ce qu’il faut faire !

Alors elle laisse tomber ses beaux atours,
Ne veut plus vivre comme ça, en désamour,
Elle décide de changer, changer de peau,
Revenir vers elle, vers l’essentiel, le beau.

Elle n’est plus très jeune, mais va prendre le temps,
De regarder, de respirer et de vivre l’instant présent,
Au diable les mauvais, les préjugés, elle veut aimer,
Aimer et profiter, il est encore temps, encore rêver.

Et chanter sur les dunes, danser sous la lune,
Courir pieds nus dans un champs de plumes,
Et se poser, méditer, enfin apprécier la beauté,
De cette vie, c’est si simple avec le cœur, aimer.

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Redif. Juillet 2016.

Merci à vous tous qui prennez le temps de lire, de laisser un mot gentil. Cela fait toujours plaisir ! Affectueusement vôtre … Kathy.

Les cassures.

Les cassures.

Nous avons tous des blessures, des cassures,
Et nous enfilons bottes, casques et armures,
Pour résister à l’effondrement, à la fissure,
Surtout ne pas montrer le gouffre, la fêlure.

Et nous calfeutrons bien tout autour,
Dans un coffre secret fermé à double tour,
Mais c’est trop lourd, le coffre implose,
Et l’on se retrouve à terre, pauvre chose.

Rentre en toi, dis-moi ce qui te fais si mal,
Plonge dans tes profondeurs abyssales,
Je sais, tu as peur, une terreur, ça fait si mal,
Ressens en ton ventre cette douleur anormale.

Et quand tu auras vécu cela, tu pourras remonter,
Vers la joie, la lumière, tu en seras transportée,
Ce chemin sanglant de pierres, tu auras traversé,
Pour trouver en toi la paix, la joie, enfin t’aimer.

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Mots perdus.

Mots perdus.

Les mots se perdent, s’emmêlent, se tordent et dissonent.
Il sont froids de ces nuits sans lune et s’enrhument.
Plus de fils pour les maintenir en équilibre, il sont arides,
C’est le vide d’après le temps des pensées acides.

Alors vite, passe à autre chose !
Crie ta douleur, au vent, aux arbres, à la mer, à la terre,
Peut importe, qu’on en finisse, avec le tumulte douloureux,
De la vie qui t’a menti, trahi, jamais oubliée, abandonnée.

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Passez à autre chose, c’est d’abord reprendre la peinture.
Voici la dernière, réalisée pour un cabinet de massage et de bien être.

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