Tendresse nocturne.

Tendresse nocturne.

Dans la paix de cette belle nuit,
Je repense aux êtres aimés trop tôt partis …
Sans tristesse,
Avec juste infiniment de tendresse.

Quel pourrait être le message,
De mes belles âmes, depuis leur paradis ?

Elles diraient regardez, profitez …
De la caresse sensuelle du soleil qui réchauffe les cœurs brisés,
De la lune généreuse qui apaise les peurs ancrées, illumine les généreux,
De la terre amoureuse et aimante qui nourrit toutes les âmes assoiffées,
Du vent mutin qui bouscule, chasse les tristes idées et fait virevolter,
De la mer amoureuse qui guérit et répare les moindres plis et replis de nos corps fatigués …

Ces âmes diraient encore, regardez … Les enfants …
Et leurs beaux yeux mouillés de sincérité, leurs bouches sucrées avides de conte de fées, leurs bras potelés accrochés à nos coeurs et l’amour infini de leurs regards couleur bonheur …

Regardez encore les gens dans la rue, dans la vie …
Comme ce vieil homme qui parle de sa femme partie avant lui, sans essuyer la larme qui roule sur sa grosse joue,
Comme ces amoureux, seuls, hors du temps, de l’espace, ne connaissant de la vie en cet instant que le miracle fou, Comme cette femme qui promène son sourire et appelle autour d’elle la douceur et la lumière de l’être.
Alors regardez, profitez …
Soyez, vivez … en paix ❤️
Kathy B.

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Dualité.

Dualité.

Nous sommes tous des êtres humains,
Hommes ou femmes, mais en chemin,
Tous nous aspirons à cette lumière de l’être,
Qui partout devrait briller sur cette terre.

Mais l’on pense que nous sommes Un,
Pourtant nous sommes duels, masculin et féminin.

Le masculin est cette part en nous,
Qui nous fait tenir debout,
Il est la force, le courage,
La raison, la droiture, la rage.
Vibrez, sentez quand vous l’appelez,
Votre corps va se redresser,
Dans vos épaules, votre dos, vos os, il est l’épée plantée.
Il est le feu qui forge la flamme,
Il est relié à l’esprit et à l’âme.

Le féminin est cette part en nous,
Qui nous permet de ployer, pas de rompre sous les coups,
Elle est la douceur, la beauté,
La sagesse ancestrale, la sensualité.
Dansez, sentez quand vous l’appelez,
Le serpent dans votre corps va se délier,
Dans vos ventres, vos bras, vos doigts, elle est un souffle d’été.
Elle est l’eau qui apaise et guérit,
Elle est reliée au corps et au cœur qui frémit.

Ces deux énergies sont en chacun de nous,
Elles sont ce qui compose en nous le Tout,
Dans la colère qui gronde s’exprime le masculin,
Dans la tristesse qui inonde s’enroule le féminin.

Si nous prenions conscience de cela ?
De ces deux forces, ce n’est pas un combat,
Si nous leur permettions toutes deux d’exister ?
Juste en équilibre pour notre bien et pour nous compléter.

Et si nous prenions conscience de cela,
Il y aurait plus de paix, de joie,
En chacun le corps et l’esprit reconciliés,
Ceci peut-il être un secret de notre humanité ?
Pour que nous soyons tous beaux, magnifiques, incarnés.
****
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Chroniques d’une guérison impossible – J’ai appris.

Chroniques d’une guérison impossible – J’ai appris.

J’ai appris …

Plus de six mois se sont écoulés,
Six longs mois, à peine un souffle d’éternité,
Après une accalmie, les maux sont revenus,
Je ne suis pas guérie mais plus forte de ce vécu.

J’ai appris que l’on peut apprivoiser la douleur,
La laisser être, ne pas en faire un monstre de frayeur,
J’ai appris comment laisser s’échapper les peurs,
Les extirper de nos cœurs pour y loger la douceur.

J’ai compris combien il est important,
De se réconcilier avec son propre enfant,
Que cela a du sens, pour enfin s’aimer Soi,
Dans notre intériorité, enfin se pardonner Soi.

J’ai senti les douleurs écrasantes de cette humanité,
Que l’on ne peut juger de l’autre, qu’il faut le respecter,
J’ai souffert en mes chairs, en mon corps, en mon être,
Je peux me regarder bienveillante, redevenir mon maître.

J’ai appris que la mort parfois te prends un être aimé,
Que l’on ne sait plus vivre, il est trop dur de juste respirer,
Mais qu’un jour, au détour d’un chemin tu ressens,
Que tu peux marcher en paix, il est là, en ton cœur aimant.

J’ai appris le lâcher prise, a être libre, juste dans l’abandon,
Et cet instant où le Divin se penche sur toi avec affection,
Est un tel cadeau, l’univers et le cœur battent à l’unisson,
Quand l’Amour te transporte en myriades de vibrations.

J’ai appris que l’on peut donner mais aussi recevoir,
Qu’en toute humilité on peut le concevoir,
Car la force d’une main tendue, d’une amitié,
Est une arme pour que renaisse l’espérance partagée.

Je terminerai ces chroniques en vous disant,
Non je ne suis pas guérie, mais est-ce l’important ?
L’important, c’est l’espoir qui renaît chaque jour,
L’important, c’est l’Amour en nos cœurs pour toujours.
****
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Chroniques d’une guérison impossible – Novembre.

Chroniques d’une guérison impossible – Novembre.

Le cadeau.

J’avais lâché prise infiniment,
Je m’étais abandonnée intensément.

Et novembre est arrivé, moi et mon corps en miettes,
Sommes partis en voyage avec le cœur en fête,
En ce Maroc dont je pressentais sur ma vie l’importance,
L’Univers m’a comblée, apaisée avec indulgence.

Le premier jour, tout s’enchaîne comme par magie,
Comme si j’étais attendue par ces personnes, en ce pays,
Qui m’ont aidée, accueillie avec bonté et gentillesse,
Merci Rachid, toi le guérisseur empreint de sagesse.

Et ce fût comme un miracle, un tel cadeau,
Cette première nuit où j’ai dormi sans maux,
Cette impression que là, je pouvais lâcher mon fardeau,
Et que mon corps enfin, avait droit à un peu de repos.

Le second jour a été celui de la rencontre avec ces femmes,
Qui comme moi avaient senti cet appel puissant en leur âme,
Ensemble, nous avons fait ce long chemin vers le désert,
Et sur cette route, je t’ai enfin laissé partir, mon frère.

Le désert nous a accueilli avec splendeur et majesté,
C’est avec timidité que j’ai foulé le sable de mes pieds,
Sentir sa chaleur, son infinie douceur, comme un accueil,
Et de tant de beauté, une larme qui roule au coin de l’œil.

Et nous avons marché en silence dans le désert,
Nous avons vu le soleil se lever, se coucher en conscience,
Neuf femmes debout, fières, dans ce pays de bédouins,
Des femmes qui cheminent vers le meilleur, pour aller plus loin.

Et toi ma belle amie que j’aime chaque jour d’avantage,
Et ces paroles de femmes, ces échanges, ces partages,
Retrouver chacune en nous notre tendre féminin,
Et remercier de leur bienveillance les berbères marocains.

Et aussi, sous la voie lactée se poser, s’ancrer, méditer,
Se sentir poussière, si petite, dans cette immensité,
Et dans le même temps, importante, belle, essentielle,
Et entre sable, étoiles et ciel retrouver la paix et l’étincelle.
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Chroniques d’une guérison impossible – Octobre.

Chroniques d’une guérison impossible – Octobre.

L’abandon.

Octobre m’a cueillie, le corps en morceaux,
Dévastée et le cœur en lambeaux,
La douleur accrochée à mon pas,
La tristesse attachée à mon bras.

Et en tête, ce petit frère envolé trop tôt,
Ne pas arriver à déposer ce fardeau,
Quand vais-je pouvoir te laisser partir,
Et accepter de ne plus t’entendre rire ?

Pourtant j’ai reçu tant d’amitié,
De si belles et lumineuses pensées,
Cet amour bienveillant a été un terreau,
Doucement mon cœur refleurit à nouveau.

Oui, toi mon cœur fidèle,
Tu bats encore, encore tu as des ailes,
Et par ce cœur grand ouvert j’ai senti,
Les douleurs effroyables que d’autres ont subi.

Parce qu’il y a des personnes si malades, si seules,
Qui portent tant de souffrance et de peurs en linceul,
Parce que certaines subissent tant de haine, de violence,
Qu’elles en perdent leur humanité, leur innocence.

Et j’ai su que je ne pouvais abandonner la partie,
J’ai compris que mon ego, mon  mental m’avait trahie,
Je me suis plantée en terre, dressée face au soleil,
Je me suis couchée sous la lune, les étoiles et leurs merveilles.

Et là, je me suis abandonnée au Divin, au Sacré,
Je m’en suis remise à l’univers comme une enfant blessée,
Parce que Toi, tu sais ce qui est bon pour moi,
En cet automne, humblement, je m’en remets à toi.
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Chroniques d’une guérison impossible – Septembre.

Chroniques d’une guérison impossible – Septembre.

La nuit noire de l’âme.

Mais cette plongée dans l’obscur, dans les tréfonds,
A eu des conséquences, j’en suis parcourue de frissons,
Septembre est arrivé, j’en avais perdu tout repère,
La nuit noire de l’âme m’a surprise, m’a mise à terre.

Je me suis retrouvée dévastée, en proie à tous les doutes,
Ne suis-je pas orgueilleuse d’avoir emprunté cette route,
Comment pouvais-je penser, croire un instant guérir seule,
La douleur de l’esprit m’a ensevelie, enveloppée de son linceul.

Et ne plus croire en rien,
Ne plus savoir ce qui est bien,
Se laisser cueillir par le désespoir,
Et plonger, plus encore, dans le noir.

La tristesse a été ma plus fidèle compagne,
Sournoise, elle avait gravé ma pierre tombale,
Ne plus sentir en moi cette lumière de l’âme,
Et croire avoir perdu, pour toujours cette flamme.

Mais je n’étais pas seule, des mains se sont tendues,
Jour après jour, des cordes d’amitié m’ont retenue,
Grâce à vos paroles, vos pensées bienveillantes,
Oui, grâce à vous mes amis, je suis encore vivante!
****
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Chroniques d’une guérison impossible – Août.

Chroniques d’une guérison impossible – Août.

La Déconstruction.

Août est arrivé, je me suis cloîtrée,
Enfermée à double tour, pour méditer,
J’ai voulu nettoyer mon esprit, sans concessions,
Revisiter toute ma vie, ce fût une déconstruction.

J’ai aperçu la petite fille de trois ans,
Seule, si seule, entourée de murs blancs,
Effrayée, apeurée, ne comprenant pas,
Pourquoi Papa, Maman, m’avez-vous laissée là?

J’ai revu l’adolescente en colère,
Comme en faillite, en jachère,
Son envie de crier, de hurler,
Se trouvant laide, pas aimée, rejetée.

Et j’ai revu ma mère au bord de tous ces trains,
Ses yeux si tristes alors qu’elle m’envoyait si loin,
Ses mains tendues comme pour quémander un pardon,
J’ai compris que non, ce n’était pas un abandon !

Je me suis construite comme une herbe folle,
Dans des sanatoriums, dans de fausses écoles,
J’ai mis à bas tout ce décor de pacotille,
Que pour survivre j’avais construit petite fille.

J’ai plongé profond, dans l’océan de mes peurs,
Peur de mourir et peur de vivre, tant de frayeurs,
Je les ai laissées remonter telles des bulles de savon,
Elles se sont évanouies dans l’amour, le pardon.

Enfin je suis allée voir mes ancêtres,
D’eux je suis issue, en ma chair et mon être,
J’ai coupé les liens trop lourds d’attachement,
Ceux qu’ils m’ont transmis en mes gènes et mon sang.

Et j’ai pansé toutes ces blessures, ces fêlures,
J’ai versé un baume de douceur sur mes cassures,
Pour être en paix, laisser en arrière le passé,
Et pouvoir enfin, à l’instant présent me consacrer.
****
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