Changer.

Changer.

C’est un manque, comme un trou d’air,
D’une femme comme toi, une passagère,
Elle trouve ce monde comme à l’envers,
Elle ne sait plus, non plus ce qu’il faut faire !

Alors elle laisse tomber ses beaux atours,
Ne veut plus vivre comme ça, en désamour,
Elle décide de changer, changer de peau,
Revenir vers elle, vers l’essentiel, le beau.

Elle n’est plus très jeune, mais va prendre le temps,
De regarder, de respirer et de vivre l’instant présent,
Au diable les mauvais, les préjugés, elle veut aimer,
Aimer et profiter, il est encore temps, encore rêver.

Et chanter sur les dunes, danser sous la lune,
Courir pieds nus dans un champs de plumes,
Et se poser, méditer, enfin apprécier la beauté,
De cette vie, c’est si simple avec le cœur, aimer.

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Redif. Juillet 2016.

Merci à vous tous qui prennez le temps de lire, de laisser un mot gentil. Cela fait toujours plaisir ! Affectueusement vôtre … Kathy.

Les cassures.

Les cassures.

Nous avons tous des blessures, des cassures,
Et nous enfilons bottes, casques et armures,
Pour résister à l’effondrement, à la fissure,
Surtout ne pas montrer le gouffre, la fêlure.

Et nous calfeutrons bien tout autour,
Dans un coffre secret fermé à double tour,
Mais c’est trop lourd, le coffre implose,
Et l’on se retrouve à terre, pauvre chose.

Rentre en toi, dis-moi ce qui te fais si mal,
Plonge dans tes profondeurs abyssales,
Je sais, tu as peur, une terreur, ça fait si mal,
Ressens en ton ventre cette douleur anormale.

Et quand tu auras vécu cela, tu pourras remonter,
Vers la joie, la lumière, tu en seras transportée,
Ce chemin sanglant de pierres, tu auras traversé,
Pour trouver en toi la paix, la joie, enfin t’aimer.

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Pensées acides.

Pensées acides.

Elle dit à tous, ça va, t’inquiète pas,
Mais non, c’est pas vrai … ça va pas.
Envie de se recroqueviller, toute en boule,
Ne plus entendre les souvenirs qui roulent,
Ni le bruit, ni la foule qui la saoule.

Elle aimerait être froide, méthodique et lucide,
Endiguer le flot dévorant de ses pensées acides,
Elle ressent l’odeur de l’homme dans sa bouche à vomir,
Elle ressent la douleur de son sexe en elle, à mourir.

La coupe de son cœur est abimée, fissurée,
Dans son corps la douleur continue de hurler,
Elle voudrait en finir avec tous ces combats,
Rêver de belles fleurs et d’amour d’apparat.

Elle cherche frénétique le bouton destruction,
Pour en finir avec l’horreur, le manque d’affection,
Elle ne voulait que les bras de sa mère, aimants,
Qui la bercent et lui dise, je suis là mon enfant !

Et elle hurle en silence sous la lune,
Elle est cet animal échoué dans la brume,
Qui se noie, étouffe et puis se brise.
Sur sa nuque souffle une froide bise,
Qui la glace, en ses muscles, en ses os,
Et ce froid la débite en milliers de morceaux.

Dans cette tempête féroce qui s’abat,
Elle n’est plus que l’enfant, son trépas.
Elle crie au secours, aidez-moi,
Personne ne l’entend, ne la voit,
Que l’ombre de la mort qui lui dit … « Viens, suis moi. »

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Mais il y a les ami(e)s. Et je voulais vous repartager ce très beau texte de Christiane Singer. Merci Manouchka, ce texte m’a bouleversée. C’est bien la preuve que quelque part, existe encore un cœur qui bat.

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« Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.
Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création…
Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aus autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le plus grand vertige… de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. »
Christiane Singer.

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Miss Toccata – Episode 9 – Fin.

Miss Toccata – Episode 9 – Fin.

Nous voici arrivés au dernier chapitre de cette histoire. Miss Toccata a débusqué le monstre de son passé, elle y a mis toute son énergie, elle est épuisée, vidée !
Mr Rufus est encore là, têtu, faisant de chacune de ses nuits de petits fétus. Cependant, il perd de sa force et s’émousse, bientôt il pourra se retirer, en douce.

Il va falloir tourner la page, lui dit-on, il va falloir … Comment fait-on ? Elle ne sait pas.

Avez vous déjà été cambriolé ? Cette impression si désagréable que quelqu’un est entré chez vous, a pris possession de votre intérieur, vous la sentez ?
Imaginez que l’on entre en vous … de force. Et vous essayez de crier, vous vous débattez avec les bras, les jambes, mais non, vous abandonnez et tout se brise !
L’agresseur prend possession de sa victime, de son corps, de son âme. Et parce qu’à un moment, elle a cessé de lutter – là est le pire voyez vous – lui peut vraiment la posséder. D’abord son corps, ce jardin fragile et vierge dont elle n’avait pas même conscience, son corps a été dévasté. Et puis son âme, cette part d’elle où étaient cachés l’innocence et le jeux, le rire et la joie, son âme a été dépouillée. A ce moment précis où elle a cessé de lutter, dans un grand rire fracassant, il a possédé le cœur de l’intime, il en a fait des torrents de lave rouges et sombres, emplis de honte.

Certains jours Miss Toccata se sent en dehors de cette histoire, certains jours elle la voit, dans la cruauté de son miroir. Elle n’a jamais plus mangé de gâteaux, elle a toujours cette boule au creux du ventre au moment du repos. Elle est si souvent en apnée, ne pouvant plus respirer. Et le dégoût, le dégoût d’elle, la tristesse est son manteau, la mort est dans son sillage, toute habillée de noir.

A tous les hommes qui l’ont aimée, Miss Toccata voudrait demander pardon. Pardon de sa méfiance, pardon de ce corps qui n’a pas su s’abandonner, brûlant de cette blessure qu’il a porté, de ces braises intérieures qui la consumait.

Miss Toccata voudrait vous dire aussi, que les monstres existent bien pour certains enfants, et qu’ils les poursuivent longtemps, longtemps … Il faut faire attention aux enfants !
Elle voudrait dire à son monstre particulier :
« Je ne t’appartiens pas, tu ne m’auras pas une seconde fois !
Tu n’auras pas ma haine, je ne le veux pas !
Je suis encore là, la vie ne m’a pas jetée au détour d’un fossé ! »

Un jour elle cassera les murs qu’elle a érigé pour se protéger du froid et de la peur, pour être seule, parce que ça fait moins mal. Elle relèvera un genoux, puis l’autre et se redressera. Ses yeux abandonneront la tristesse et les larmes au vent, à la terre. Et bien droite, elle regardera le ciel d’un regard si brillant que les étoiles en pâliront, que la lune la caressera de ses rayons de nuit. Ce jour là, le soleil s’inclinera devant cette femme sauvage, guerrière, toujours en vie !

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Merci à tous ceux qui ont suivi cette histoire, à ceux qui ont commenté, à ceux qui ont appelé ou laissé un message. Miss Toccata et moi-même en sommes emplies de gratitude ❤

Miss Toccata – Episode 8

Miss Toccata – Episode 8

Je vous parlais dernièrement d’un tempête qui se rapprochait.
Miss Toccata a bien du mal à raconter, à livrer ces mots … Mais bon assez tergiversé, allons-y !

Miss Toccata a sept ans. Elle a été hospitalisée pour ses soucis de santé. Lors de la consultation d’entrée avec le médecin, il a eu ce regard lourd, il lui a susurré : « Quelle jolie petite fille ! »

Et une nuit dans cet hôpital, il est venu la chercher, un gâteau à la main pour l’amadouer. Elle sent que ce n’est pas normal, « Pourquoi il vient me réveiller, c’est la nuit ? » Elle ne voit après cela qu’une grande pièce blanche et un lit.

Il a sans doute dit des choses, elle ne l’entends pas. Elle sent juste la peur monter comme une grande marée. Ses trop grandes mains sont sur son corps. Elle sait que ce n’est pas bien, qu’il ne faut pas. Alors elle se débat, essaie de le frapper avec ses petits bras. Il lui attache les mains avec des sangles aux montants métalliques du lit. Elle continue, essaie de se libérer comme une forcenée, enragée. Elle commence à crier. Il la gifle et de sa grande main lui écrase la gorge et la trachée. Elle peut à peine respirer, elle ne peut plus crier. Lui est excité par cette gamine qui lui résiste encore avec les jambes, les pieds. Elle sent l’autre main de l’homme descendre plus bas, entre ses cuisses. Il est sur elle, il est en elle.

Alors la terreur,
Et puis la douleur …

Cette douleur incommensurable, inracontable, qui envahit chaque cellule de son corps, qui la tétanise. Elle ne se bat plus. Elle entends juste son rire jaune de hyène qui jubile, qui sait que sa proie est brisée. Il se déchaine. Elle suffoque de cette douleur qui s’imprime en elle, en tout son être. Elle veut juste mourir, pour ne plus rien sentir.

La suite …. Elle a senti ses cuisses brûlantes, visqueuses. Il l’a lavée, ramenée dans sa chambre comme si de rien n’était. Et elle a oublié.

« Toute petite, elle a été abusée,
C’était trop, sa tête a oublié,
Mais son corps se souvient,
Le corps n’oublie jamais rien. »
—13.02.2017—

Cette nuit là, comme tant d’autres jours, comme tant d’autres nuits, depuis la nuit des temps, un homme a assassiné l’enfance, la vie, la joie.

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Merci de votre amitié, de votre fidélité les z’amis. N’hésitez pas à laisser un commentaire.
Miss Toccata et moi-même vous envoyons notre tendresse ❤

Lumière.

Je suis allée me promener au bord de la mer en fin d’après midi. C’est un grand privilège de pouvoir le décider et d’y être quinze minutes après !
Et là, sur la plage désertée, j’ai respiré profondément la mer, humé le vent. Le soleil m’a parlé par ces rayons dorés caressant la fin du jour, de cet instant parfait.
Ce texte est dédié à toutes les femmes qui marchent, qui cherchent, qui se battent de par le monde pour rendre celui-ci meilleur ! Et merci aux hommes qui savent éveiller, voir chez la femme, le beau, l’intense, le vrai.

Le soleil et la mer se sont penchés sur toi ce jour.
Ils sont venus tout près de ton oreille, t’ont murmuré :
Va, marche, toi la Femme, la Mère, l’Amie, l’Amante.
Respire et marche !
Il y a deux énergies en ce monde merveilleux,
Le sais-tu ? Il te faudra choisir l’une des deux,
La Peur qui réduit,
L’Amour qui grandit.

Alors va, marche, toi la Femme, la Mère, l’Amie, l’Amante !
Décide maintenant d’abandonner la Peur,
Décide maintenant de rencontrer l’Amour,
L’Amour en toi, l’Amour de toi.
Et vois, la lumière qui brille là, pour toi !
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Miss Toccata -Episode 7

Miss Toccata -Episode 7

Bonsoir les z’amis.

Retrouvons notre Miss Toccata dans le présent.
En fait, il ne se passe pas grand chose dans sa vie. Le psy lui a dit c’est bien, c’est fini.
« Ah ! Bon … Vous êtes sûr ? »
L’hypnothérapeute le lui a dit aussi, Miss Toccata a pourtant essayé de lui dire ses ressentis, mais elle a répondu : « Inutile de chercher trop loin ».
Ben oui, avec tout ce qu’elle a déjà vécu, raconté, elle pourrait déjà être un peu toquée ! Et puis, allez je vous le dis, Miss Toccata analyse, entends, écoute chaque bruit caché, tapi en son corps, essaie toujours de donner du sens à ce qui n’en a pas, peu de thérapeutes font cela, ils ne la comprennent pas !
Alors elle s’est un peu découragée, recroquevillée, après tout, ils avaient peut-être raison ?

Mais en elle … C’est une sorte de calme avant la tempête, elle est la louve qui hume l’air, qui sent que quelque chose frémit, son instinct sait. Miss Toccata l’entends ce grondement qui enfle, elle le sent dans chaque cellule de sa peau, dans l’air qu’elle inspire, dans son ventre qui palpite. Et puis Mr Rufus est là aussi, il ne lui laisse pas de répit, elle lui parle cependant comme à un ami. Mr Rufus lui a dit : « Non tu n’es pas au bout de ta quête, bientôt tu seras prête. »

Bon, elle a un petit peu peur, c’est normal, humain, que voulez-vous, mais elle envoie valser les thérapeutes, leurs certitudes, elle n’en gardera qu’un. Et Miss Toccata se calme, elle fait silence. Elle fait taire tous les bruits dans sa tête et avec infiniment de douceur, elle se connecte à l’Amour universel et Divin juste là en son cœur. Au Divin elle dit :
« Aide moi à être forte, à accepter, oui je ne suis qu’un roseau, je vais plier, peut-être tomber à terre, inonde moi de ton amour, de ta lumière qu’après l’orage je puisse me relever. »
Et elle se prépare, sans se barricader, sans se cacher, bien droite et debout à affronter la tempête qui approche à grands pas. Ce sera demain, dans un mois, elle ne sait pas.

Et elle se dresse face au vent :
« Je suis prête, viens ! Je t’attends. J’ai lâché la peur, par l’amour que je porte en mon cœur, je peux aujourd’hui t’affronter, qui que tu sois monstre ou géant ! »

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Je dois vous dire que la tempête s’est abattue ce jour. Ce n’est pas pour faire durer l’histoire, en tant que narratrice je préfèrerai tout vous dite, tout de suite ! Mais Miss Toccata doit récupérer, reprendre son souffle juste pour réussir à la raconter, avec les mots justes, ceux qui viennent du cœur.

A vous les très rares amis qui êtes dans la confidence, merci de ne pas l’ébruiter. Elle doit avant tout parler à ses enfants. Miss Toccata se joint à moi pour vous assurer de toute sa tendresse ❤

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