Lumière.

Lumière.

Redif. septembre 2019

Je suis allée me promener au bord de la mer en fin d’après midi. C’est un grand privilège de pouvoir le décider et d’y être quinze minutes après !
Et là, sur la plage désertée, j’ai respiré profondément la mer, humé le vent. Le soleil m’a parlé par ces rayons dorés caressant la fin du jour, de cet instant parfait.
Ce texte est dédié à toutes les femmes qui marchent, qui cherchent, qui se battent de par le monde pour rendre celui-ci meilleur. Et merci aux hommes qui savent éveiller, voir chez la femme, le beau, l’intense, le vrai.

Le soleil et la mer se sont penchés sur toi ce jour.
Ils sont venus tout près de ton oreille, t’ont murmuré :
Va, marche, toi la Femme, la Mère, l’Amie, l’Amante.
Respire et marche !
Il y a deux énergies en ce monde merveilleux,
Le sais-tu ? Il te faudra choisir l’une des deux,
La Peur qui réduit,
L’Amour qui grandit.

Alors va, marche, toi la Femme, la Mère, l’Amie, l’Amante !
Décide maintenant d’abandonner la Peur,
Décide maintenant de rencontrer l’Amour,
L’Amour en toi, l’Amour de toi.
Et vois, la lumière qui brille là, pour toi !
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Merci à vous les amis qui passez par là et qui déposez quelques mots toujours bienveillants. Je vous offre toute ma tendresse ❤

Accepter de tomber.

Accepter de tomber.

Quand je peins et écris, très souvent, c’est le texte qui attire, qui fait naître le dessin. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le tableau s’est imposé comme une évidence dans son abstraction et l´imagination s’est déroulée ensuite avec affection. Je vous raconte ? Et vous, que voyez vous ?

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Nous avançons sur nos chemins de vie courbés, pliés sous le poids des jours et des habitudes embrumées. Le ciel, un temps coloré de mauve, à viré au gris sous le poids des tempêtes rougies. Les jours se suivent sans étincelle car ainsi pliés nous ne percevons que le bout de nos semelles qui avancent sur une terre aride, aigrie. Avec amertume, sans beauté, sans fierté, nous nous enfermons dans l’ennui, dans l’oubli.

Parfois quelques larmes s’évadent, minuscule signal de détresse, elles sont vite essuyées et dans un sourire nous affirmons « Moi ? Je vais bien ! ». Nous ne saurions dire ce qui bouillonne, ce qui crée ces picotements sous nos âmes dociles.

Tout cela n’est il pas futile ?

Non ce n’est pas futile de sentir cette lame de fond qui nous attire vers l’abîme. Tout ce qui est brisé en nous appelle à l’aide. Il n’y a qu’en acceptant de tomber que nous pouvons entendre le cri des blessures pour patiemment les panser, les soigner, les envelopper d’amour. Pour qu’enfin, nous puissions nous relever, acceptons de tomber, acceptons de nous aimer !

Et puis un jour une nouvelle aube se lève, différente, transparente et l’on redécouvre le soleil précédé par une nuée d’étoiles brillantes. Et cette merveille-là chasse les sombres nuages, cette merveille-là, cette aube qui se lève, réveille quelque chose en nos cœurs, quelque chose de chaud, de doux, d’intime qui laisse émerger le bonheur, du moins un petit bout, translucide comme ce matin, se répandant comme un mirage sans chagrin.

Et sous nos pieds, dans ce terrain fertile, une nouvelle graine de lève dans un vertige, elle commence à y croire à du mieux en elle, pour elle et elle s’élève encore un peu vers ce soleil qui a repoussé au loin les rides d’ennui, les larmes enfouies et les monstres tapis.

Acceptons de tomber. Arrêtons d’avancer courbés, pliés. Laissons, dans cette chute, se fracasser les entraves, les enclumes. Acceptons de mourir. Une fois au sol, il suffira de lever les yeux pour voir ce que tous nous cherchons désespérément : cette lumière, cette étincelle qui fait germer la belle graine qui est en chacun de nous.

Acceptons de tomber, acceptons de nous aimer …

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Cela a été une longue et nécessaire absence. Et je suis toujours surprise de voir que mes textes et mes tableaux continuent à vivre sur la toile, sans moi. N’hésitez pas à commenter, il n’y a pas de mauvais commentaire, de mauvais ressenti. Merci à vous chers amis ❤️

Pauline et Marine.

Pauline et Marine.

Pauline et Marine sont sœurs jumelles. Á cinquante ans elles vivent ensemble, parce que c’est plus pratique et plus économique et puis aussi parce que ni l’une ni l’autre ne s’est mariée. Il y a bien eu ce jeune homme au cheveux ébouriffés et blonds comme les blés qui longtemps à fait la cour à Marine. Elle n’a pu abandonner Pauline.

Ce matin, branle-bas de combat … Sur la terrasse gît un rat, un vrai rat, velu, énorme ! Couché sur le flanc il répand une odeur grise, nauséabonde et fétide. Il est gros mais pas gras, allongé sur la terrasse en bois, on pourrait presque croire qu’il pique un somme. Mais non il est bien mort, cela se voit dans son œil morne et atone.

Pauline l’a vu la première. Elle pousse un hurlement à en réveiller les rats gisants qui fait accourir Marine.

Pauline : Ô mon Dieu et tous les Saints protégez nous ! (Elle se signe trois fois) Tu as vu ? C’est horrible, qui a fait ça ? Ahhh … Je suis sûre que c’est le voisin avec ses méchants yeux de lapin, il nous en veut c’est sûr, il l’a déposé là ! Peut-être même qu’il nous a jeté un sort ? Oui c’est surement ça … Seigneur protégez-nous ! J’y pense, il l’a surement infecté avec le Covid-19 lui et sa grosse tête d’œuf ! Voilà c’est sûr maintenant, nous allons mourir !

Il faut vous dire que Pauline est un peu stressée par ce confinement … Et que de toute façon elle voit toujours le pire et le verre à moitié vide !

Marine : Voyons calme toi ma chérie ! (sourire en coin)

Pauline : comment pourrais-je me calmer ? C’est sûr cette fois nous allons mourir de la peste et du Coronavirus mélangés dans d’atroces souffrances et seules au moooonnnnde ! (Sanglots et trémolos)

Marine : Mais comment fais tu pour te mettre dans des états pareils ? Tu sanglotes, Tu syncopes, et en plus t’es bigote !

Pauline : (le ton monte dans les aigus) Comment je fais ? Ah elle est bien bonne celle-là ! Mais enfin souviens toi de Maman qui était si malheureuse, qui n’arrivait pas à vivre et qui, je te le rappelle, est morte de cet affreux cancer qui l’a rongée, détruite, tuée ! Comment ça se fait (hoquet) que je sois ainsi ? C’est quand même simple, j’ai regardé Maman !

Marine : Allez assieds toi et respire ! Je sais moi comment ce rat est arrivé là.

Pauline : ?????

Marine : Oui je ne dormai pas, je suis descendue boire un verre d’eau, j’ai tout vu ! Cette nuit, sous la lune en émoi, le chat a rencontré le rat. Ces deux là ne sont pas amis je crois. C’est là un terrible constat ! Une course folle s’est engagée, du rat, du chat qui va gagner ? Le chat est agile et rusé, le rat est rapide et futé … Le chat bondit pour attraper sa proie, le rat contourne la clôture en bois, le chat souffle, miaule et râle … Le rat confiant danse sous les étoiles. Mais d’un coup de griffe acérée, le chat l’a transpercé, le rat est tombé là.

Pauline ouvre des yeux ronds comme des billes, sa mâchoire en tombe de surprise !

Marine : Tu vois, tu n’as pas à te faire de soucis, ni à échafauder mille plans plus sinistres les uns que les autres. Laisse le voisin tranquille et Dieu aussi par la même occasion. Il y a des gens bien plus malheureux que nous, des gens vraiment malades et seuls, des gens qui travaillent jusqu’à l’épuisement !

Pauline : Mais comment fais tu pour rester calme et sereine, pour ne pas avoir peur de tout, surtout en ce moment ?

Marine : C’est simple …. J’ai regardé Maman !

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« Sois le changement que tu veux voir dans le monde » Gandhi

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Pardon pour la mise en page un peu brouillon, je n’ai pas d’ordinateur en ce moment ! Texte librement inspiré d’un conte lu il y a quelque temps dont je ne sais plus qui est l’auteur.

N’hésitez pas à commenter, prenez soin de vous ! Affectueusement, Kathy.

Femme libre.

Femme libre.

Elle a été abimée, abusée, violentée,
Par cet homme qui aurait dû la soigner,
Des années elle a tout oublié, contrôlé,
Un jour, le voile du déni s’est déchiré.

Elle a vécu comme à côté, hors de son corps,
Elle ne sait pas être aimée, elle est en dehors,
Elle veut de toutes ses forces vivre, s’ouvrir,
Pour enfin arrêter de gémir, souffrir, mourir.

Elle a pris son courage à deux mains,
Elle a puisé en sa force loin, si loin,
Pour revenir dans le corps de l’enfant,
Plonger dans ce cloaque sale, avilissant.

Elle a remonté son fardeau du néant,
L’a porté jusque dans la forêt en criant,
Elle l’a déposé dans un trou en hurlant,
Elle s’est redressée, regardant loin devant.

Aujourd’hui j’entend son rire en cascade,
Ce rire magique fait de perles en myriades,
Son visage s’illumine, son corps se délivre,
Elle va enfin vivre, être femme, enfin libre.

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Merci à vous les amis de votre fidélité malgré le fait que je sois moins présente !

Vœux – aller mieux.

Nous sommes le 1er janvier 2020, déjà ! Le temps file et je sais que cela fait un moment que je ne suis pas venue vous voir. Pardonnez-moi mais bon, comme chacun de vous, je fais du mieux que je peux et c’est déjà bien 😉
Les mots ne sortent pas où sortent dans le désordre, se rabougrissent, se rétrécissent où sont trop tristes alors je dessine. Juste un petit texte quand même pour vous souhaiter une très belle année !

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Il est des jours et des nuits à venir,
Il est des nuits et des jours à venir.

Pour tous ces jours à venir,
Je nous souhaite la joie, le rire, de vouloir courir, sourire, de secourir peut-être, de rougir, de rugir. Je nous souhaite des chants d’oiseaux moqueurs, de ne plus avoir peur, de sentir dans nos âmes la grandeur, d’être acteurs et plus spectateurs, l’espoir et l’amour cloués au cœur, de voir la beauté, d’abuser de la bonté. Je nous souhaite de prendre le temps, de ne point trop travailler, de respirer, de méditer, de trouver la sérénité et de ne surtout pas oublier d’aimer.

Pour toutes ces nuits à venir,
Je nous souhaite des bateaux ivres, emplis de livres, d’envie de vivre encore demain. Je nous souhaite des nuits de douceur sans pudeur, de passions sans raison, de caresses en tendresse. Je nous souhaite de pouvoir nous poser en affirmant que la journée a été radieuse, merveilleuse, que tout est à sa juste place, que nous ne pouvions pas faire mieux, même si l’on est vieux. Je nous souhaite d’enfin dormir en paix.

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Changer.

Changer.

C’est un manque, comme un trou d’air,
D’une femme comme toi, une passagère,
Elle trouve ce monde comme à l’envers,
Elle ne sait plus, non plus ce qu’il faut faire !

Alors elle laisse tomber ses beaux atours,
Ne veut plus vivre comme ça, en désamour,
Elle décide de changer, changer de peau,
Revenir vers elle, vers l’essentiel, le beau.

Elle n’est plus très jeune, mais va prendre le temps,
De regarder, de respirer et de vivre l’instant présent,
Au diable les mauvais, les préjugés, elle veut aimer,
Aimer et profiter, il est encore temps, encore rêver.

Et chanter sur les dunes, danser sous la lune,
Courir pieds nus dans un champs de plumes,
Et se poser, méditer, enfin apprécier la beauté,
De cette vie, c’est si simple avec le cœur, aimer.

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Redif. Juillet 2016.

Merci à vous tous qui prennez le temps de lire, de laisser un mot gentil. Cela fait toujours plaisir ! Affectueusement vôtre … Kathy.

Les cassures.

Les cassures.

Nous avons tous des blessures, des cassures,
Et nous enfilons bottes, casques et armures,
Pour résister à l’effondrement, à la fissure,
Surtout ne pas montrer le gouffre, la fêlure.

Et nous calfeutrons bien tout autour,
Dans un coffre secret fermé à double tour,
Mais c’est trop lourd, le coffre implose,
Et l’on se retrouve à terre, pauvre chose.

Rentre en toi, dis-moi ce qui te fais si mal,
Plonge dans tes profondeurs abyssales,
Je sais, tu as peur, une terreur, ça fait si mal,
Ressens en ton ventre cette douleur anormale.

Et quand tu auras vécu cela, tu pourras remonter,
Vers la joie, la lumière, tu en seras transportée,
Ce chemin sanglant de pierres, tu auras traversé,
Pour trouver en toi la paix, la joie, enfin t’aimer.

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Pensées acides.

Pensées acides.

Elle dit à tous, ça va, t’inquiète pas,
Mais non, c’est pas vrai … ça va pas.
Envie de se recroqueviller, toute en boule,
Ne plus entendre les souvenirs qui roulent,
Ni le bruit, ni la foule qui la saoule.

Elle aimerait être froide, méthodique et lucide,
Endiguer le flot dévorant de ses pensées acides,
Elle ressent l’odeur de l’homme dans sa bouche à vomir,
Elle ressent la douleur de son sexe en elle, à mourir.

La coupe de son cœur est abimée, fissurée,
Dans son corps la douleur continue de hurler,
Elle voudrait en finir avec tous ces combats,
Rêver de belles fleurs et d’amour d’apparat.

Elle cherche frénétique le bouton destruction,
Pour en finir avec l’horreur, le manque d’affection,
Elle ne voulait que les bras de sa mère, aimants,
Qui la bercent et lui dise, je suis là mon enfant !

Et elle hurle en silence sous la lune,
Elle est cet animal échoué dans la brume,
Qui se noie, étouffe et puis se brise.
Sur sa nuque souffle une froide bise,
Qui la glace, en ses muscles, en ses os,
Et ce froid la débite en milliers de morceaux.

Dans cette tempête féroce qui s’abat,
Elle n’est plus que l’enfant, son trépas.
Elle crie au secours, aidez-moi,
Personne ne l’entend, ne la voit,
Que l’ombre de la mort qui lui dit … « Viens, suis moi. »

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Mais il y a les ami(e)s. Et je voulais vous repartager ce très beau texte de Christiane Singer. Merci Manouchka, ce texte m’a bouleversée. C’est bien la preuve que quelque part, existe encore un cœur qui bat.

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« Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.
Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création…
Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aus autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le plus grand vertige… de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. »
Christiane Singer.

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Miss Toccata – Episode 9 – Fin.

Miss Toccata – Episode 9 – Fin.

Nous voici arrivés au dernier chapitre de cette histoire. Miss Toccata a débusqué le monstre de son passé, elle y a mis toute son énergie, elle est épuisée, vidée !
Mr Rufus est encore là, têtu, faisant de chacune de ses nuits de petits fétus. Cependant, il perd de sa force et s’émousse, bientôt il pourra se retirer, en douce.

Il va falloir tourner la page, lui dit-on, il va falloir … Comment fait-on ? Elle ne sait pas.

Avez vous déjà été cambriolé ? Cette impression si désagréable que quelqu’un est entré chez vous, a pris possession de votre intérieur, vous la sentez ?
Imaginez que l’on entre en vous … de force. Et vous essayez de crier, vous vous débattez avec les bras, les jambes, mais non, vous abandonnez et tout se brise !
L’agresseur prend possession de sa victime, de son corps, de son âme. Et parce qu’à un moment, elle a cessé de lutter – là est le pire voyez vous – lui peut vraiment la posséder. D’abord son corps, ce jardin fragile et vierge dont elle n’avait pas même conscience, son corps a été dévasté. Et puis son âme, cette part d’elle où étaient cachés l’innocence et le jeux, le rire et la joie, son âme a été dépouillée. A ce moment précis où elle a cessé de lutter, dans un grand rire fracassant, il a possédé le cœur de l’intime, il en a fait des torrents de lave rouges et sombres, emplis de honte.

Certains jours Miss Toccata se sent en dehors de cette histoire, certains jours elle la voit, dans la cruauté de son miroir. Elle n’a jamais plus mangé de gâteaux, elle a toujours cette boule au creux du ventre au moment du repos. Elle est si souvent en apnée, ne pouvant plus respirer. Et le dégoût, le dégoût d’elle, la tristesse est son manteau, la mort est dans son sillage, toute habillée de noir.

A tous les hommes qui l’ont aimée, Miss Toccata voudrait demander pardon. Pardon de sa méfiance, pardon de ce corps qui n’a pas su s’abandonner, brûlant de cette blessure qu’il a porté, de ces braises intérieures qui la consumait.

Miss Toccata voudrait vous dire aussi, que les monstres existent bien pour certains enfants, et qu’ils les poursuivent longtemps, longtemps … Il faut faire attention aux enfants !
Elle voudrait dire à son monstre particulier :
« Je ne t’appartiens pas, tu ne m’auras pas une seconde fois !
Tu n’auras pas ma haine, je ne le veux pas !
Je suis encore là, la vie ne m’a pas jetée au détour d’un fossé ! »

Un jour elle cassera les murs qu’elle a érigé pour se protéger du froid et de la peur, pour être seule, parce que ça fait moins mal. Elle relèvera un genoux, puis l’autre et se redressera. Ses yeux abandonneront la tristesse et les larmes au vent, à la terre. Et bien droite, elle regardera le ciel d’un regard si brillant que les étoiles en pâliront, que la lune la caressera de ses rayons de nuit. Ce jour là, le soleil s’inclinera devant cette femme sauvage, guerrière, toujours en vie !

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Merci à tous ceux qui ont suivi cette histoire, à ceux qui ont commenté, à ceux qui ont appelé ou laissé un message. Miss Toccata et moi-même en sommes emplies de gratitude ❤

Miss Toccata – Episode 8

Miss Toccata – Episode 8

Je vous parlais dernièrement d’un tempête qui se rapprochait.
Miss Toccata a bien du mal à raconter, à livrer ces mots … Mais bon assez tergiversé, allons-y !

Miss Toccata a sept ans. Elle a été hospitalisée pour ses soucis de santé. Lors de la consultation d’entrée avec le médecin, il a eu ce regard lourd, il lui a susurré : « Quelle jolie petite fille ! »

Et une nuit dans cet hôpital, il est venu la chercher, un gâteau à la main pour l’amadouer. Elle sent que ce n’est pas normal, « Pourquoi il vient me réveiller, c’est la nuit ? » Elle ne voit après cela qu’une grande pièce blanche et un lit.

Il a sans doute dit des choses, elle ne l’entends pas. Elle sent juste la peur monter comme une grande marée. Ses trop grandes mains sont sur son corps. Elle sait que ce n’est pas bien, qu’il ne faut pas. Alors elle se débat, essaie de le frapper avec ses petits bras. Il lui attache les mains avec des sangles aux montants métalliques du lit. Elle continue, essaie de se libérer comme une forcenée, enragée. Elle commence à crier. Il la gifle et de sa grande main lui écrase la gorge et la trachée. Elle peut à peine respirer, elle ne peut plus crier. Lui est excité par cette gamine qui lui résiste encore avec les jambes, les pieds. Elle sent l’autre main de l’homme descendre plus bas, entre ses cuisses. Il est sur elle, il est en elle.

Alors la terreur,
Et puis la douleur …

Cette douleur incommensurable, inracontable, qui envahit chaque cellule de son corps, qui la tétanise. Elle ne se bat plus. Elle entends juste son rire jaune de hyène qui jubile, qui sait que sa proie est brisée. Il se déchaine. Elle suffoque de cette douleur qui s’imprime en elle, en tout son être. Elle veut juste mourir, pour ne plus rien sentir.

La suite …. Elle a senti ses cuisses brûlantes, visqueuses. Il l’a lavée, ramenée dans sa chambre comme si de rien n’était. Et elle a oublié.

« Toute petite, elle a été abusée,
C’était trop, sa tête a oublié,
Mais son corps se souvient,
Le corps n’oublie jamais rien. »
—13.02.2017—

Cette nuit là, comme tant d’autres jours, comme tant d’autres nuits, depuis la nuit des temps, un homme a assassiné l’enfance, la vie, la joie.

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Merci de votre amitié, de votre fidélité les z’amis. N’hésitez pas à laisser un commentaire.
Miss Toccata et moi-même vous envoyons notre tendresse ❤