Absence.

Absence.

Pardon pour cette absence si longue,
J’ai cru que la vie était un mensonge,
Et je cherche encore, encore cette lueur,
Qui permettra de déposer ce corps de douleur.
****

La douleur rugit dans chaque muscle,
La fatigue enfle et siège dans sa nuque,
Et les nausées qui fracassent,
Et le mental qui terrasse …

Dans le dédale douloureux de ses nuits,
Où tout s’effondre, où rien ne luit,
Elle se perd, en oublie l’appétit,
Ne sait plus comment on est en vie.

C’est un difficile, un si rude combat,
Elle ne sait pas contre quoi elle se bat,
Son corps lui crie « attention danger »,
Est-ce un cri des fantômes du passé ?

Il faudrait … lâcher prise … il faudrait …
Avoir confiance en la vie et ses bienfaits,
Mais la souffrance l’emporte … il faudrait !
Et elle roule fragile écume dans les galets.

La tristesse fait son lit souvent, trop souvent,
Elle essaie de l’accueillir mais elle lui ment,
Tout est là, au fond d’elle, elle le pressent,
Saura-t’elle écouter son cœur absent ?

Un jour, elle le sait, tout se révèlera,
Elle comprendra, sentira, entendra,
Et enfin son corps de souffrance s’apaisera,
Et la vie à nouveau, à nouveau, chantera.

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Envie de mots.

Envie de mots.

Catherine Berthold

Envie de mots douceur,
Et de belles mains lenteur,
Envie de baisers doux,
Juste là, dans le cou …

Envie de mots d’amour,
Le désir monte et court,
Envie des bras d’un homme,
Et de croquer la pomme !

Envie de mots en fièvre,
Plus besoin de lenteur,
Les bouches en impatience,
Les corps en impudence …

Envie de mots criés,
Par l’union emportés,
Et que les corps en tremblent,
Jouir …  noyés ensemble !

Et se reposer là, dans le creux de son bras,
Il est homme, de ce monde il la protégera,
Elle est femme, elle lui offre le repos mérité,
D’un guerrier fatigué qui a trouvé sa terre sacrée.
****
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La mouche dans son bocal.

La mouche dans son bocal.
Q

As-tu déjà connu des moments noirs, des moments couleur de désespoir ? Les jours gris ressemblent au gris des jours, le quotidien te semble absurde et lourd, tu en viens à te demander :

« Qui suis-je ? »

Le propre de l’Homme est ce besoin de mettre du sens dans sa vie. Et puis un incident, un presque rien, et s’échappe le sens, le sens de toute chose, le sens de Soi.

Et le mental s’emballe, les questions fusent et sans t’en rendre compte, tu te retrouves pris au piège comme une mouche dans un bocal. Plus tu t’agites, plus tu te cognes, plus tu te cognes, plus tu as mal, ronde infernale !

« Qui suis-je ? »

Plus j’essayais de répondre à cette question, plus je me cognais et plus j’avais mal, le saboteur là-haut ne me laissait pas de repos. J’ai alors inversé la question :

« Qui ne suis-je pas ? »

Je ne suis pas un travail, je ne suis pas une maladie, je ne suis pas une case dans laquelle il faut rentrer vaille que vaille ! Alors, … « Qui suis-je ? »

« Je suis un cœur qui bât … »

Et ces quelques mots, c’était bien moi, je retrouvais le sens …
Ce cœur qui bât me dit que ce n’est pas fini, que je suis en vie.
Ce cœur qui bât me dit que je peux aimer encore, toujours, qu’y a t’il de plus juste que cela ?
Je décide de mettre une intention d’amour dans chaque geste de ma vie, dans la douche qui me lave, me purifie aussi, dans le repas qui apaise mon estomac, dans chacun de mes pas.

Et la petite mouche dans son bocal s’est posée parce qu’elle a vu le ciel, le soleil et le vent, le bocal a volé en éclats. Elle a vu que cela était beau et bon.

Et quand on voit le beau, le bon avec le cœur,
La paix est à portée de bonheur !

Meilleurs vœux.

Meilleurs vœux.

Que vous souhaiter pour 2019 ?
Un gros, bel et magnifique œuf ?
Car de l’œuf où de la poule lequel est venu en premier ?
Question importante qu’il faudra bien trancher !

Vous l’aurez compris, je ne suis pas très inspirée,
L’esprit s’écorche au fil de mes pensées,
Et trébuche en vagues de solitude cachées.
Alors, laissons le cœur parler !

A tous je vous souhaite pour cette année le meilleur,
Des fleurs odorantes aux parfums de bonheur,
Des étincelles brillantes explosant en perles de joie,
Qu’elle fassent de vous des reines et des rois.

Je vous souhaite la santé, aussi d’encore rêver,
De prendre le temps pour vous, de vous poser,
Qu’un rien puisse encore vous émerveiller.

Je vous souhaite de croire en ce miracle qu’est la vie,
Même si en dedans, tout se lasse et gémit,
Enfin, je vous souhaite le bel, le puissant amour,
De chaque matin à la fin de vos jours.

Bonne et heureuse année à tous !

Enfin comprendre !

Enfin comprendre !

Il y eut l’enfance, entre ces murs blancs enfermée, pour raisons de santé.

Il y eut l’adolescence, les rêves brisés, obligée de briller pour exister, pour ses parents qui s’étaient projetés.

Il y eut le mariage, ce naufrage, elle ne savait pas la perversité. Se laisser enfermer, par la violence des mots enchainée, si longtemps, tant d’années. Vouloir hurler, taper, ne pas oser.
Elle a finit par le quitter, fuir, se sauver, les enfants à son cou accrochée, dans cette tempête elle a été leur bouée.

Il y eut les années de lutte, pour s’en sortir, elle allait leur montrer et gagner de l’argent, habiller ses enfants, les élever, être forte, ne pas plier. Ne jamais regarder derrière, serrer les dents, maîtriser, pas un instant elle n’a pensé au bien-être, à elle la femme, à la douceur de l’être.

Et il y a eut ce jour où on lui a dit « licenciée ».
C’était la goutte de trop,
Une goutte lourde, si lourde,
De peurs et de frayeurs,
Ce jour où elle s’est noyée.

Quelque chose en elle s’est brisé,
En mille morceaux éparpillés,
Couler profond, remonter, à peine respirer,
Couler plus profond et puis perdre pied.

Mais même brisée, épuisée, tour à tour perdue, ne plus désirer rien, et ardente désirer le trop plein, elle brûle d’un feu qui jamais ne s’éteint.

Ces trois derniers jours hospitalisée, des médecins compétents ont tout analysé, lui ont expliqué le mécanisme de sa maladie. Ce jour là, son cerveau avait court-circuité, le réseau neuronal avait disjoncté, les fils s’étaient entre-mêlés obligeant le corps à vivre ce chaos, elle ne trouvant plus le repos. Elle avait commencé à comprendre, il lui a fallut entendre que son mental avait créé ce monstre de douleur infinie. Ce soir elle avait compris, accepté, admis.

Elle a revisité chaque blessure qui en elle gémit, elle a entendu ce corps qui hurle et lui crie : « Cherche encore, tu es encore en vie, tout est là, tout est en toi ! »
Elle aurait pu sombrer dans la folie, se nourrir de médicaments pour trouver l’oubli, elle a choisi de regarder ses peurs, d’apprivoiser la douleur.
Elle va patiemment dénouer les fils, de grosses larmes s’enroulent sur ces cils, il faut reprogrammer le cerveau, peut-être va t’elle enfin trouver le repos.

Ne pas s’en vouloir surtout,
Un pas après l’autre, c’est tout,
Elle peut désormais regarder devant elle,
Là où brille la lumière de l’être, éternelle,
Bientôt elle pourra respirer, se reposer,
Et de chaque jour s’émerveiller.
****



Le crépuscule.

Le crépuscule.

Je suis à cette heure crépusculaire,
Où il ne fait plus tout à fait jour,
Où il ne fait pas tout à fait nuit,
Cette heure qui me colle à la peau,
Oscillant entre paix et fardeau,
Entre chien et loup,
Entre espoir et corde au cou.

Ce n’est pas de la peur,
La mort me fascine,
C’est une danse,
Je la repousse, elle m’attire,
Mais j’aime trop la vie …

Et je dois respirer un peu, me poser,
Ne pas me laisser aspirer,
Un jour, je verrai l’autre côté,
En attendant je veux m’enivrer de beauté,
Encore rire et profiter,
Encore dans les bras d’un homme me lover,
Je veux aimer infiniment,
Cela dis que tu es vivant …

Enfin je respire,
Près du feu que j’attise,
Bientôt la nuit sera noire,
Ce sera mon heure de gloire,
Celle des rêveries et d’un nouvel espoir.

****

Marche.

Marche.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Il est temps pour toi de marcher,
Juste un pas devant l’autre et rêver
C’est important d’avancer, de rêver !

Ne regarde plus derrière, c’est le passé,
Il est le berceau des brumes dépassées, salées,
Ne l’enferme pas ce passé, laisse-le aller, s’envoler,
Comme les feuilles d’automne aux couleurs fanées.

Pose un pied, tiens-toi belle, droite et fière,
Ne regarde pas au loin les mirages de l’être,
Les bonheurs supposés, les « si on faisait »,
Pose un pied et vit juste là, le temps qu’il fait.

Oui, tu vas marcher et parler, rire, pleurer,
Manger, danser, sourire et puis chanter,
Aussi sauter, désobéir, courir et … ralentir,
Et souffler, respirer, aimer, ne plus souffrir.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Et si les Hommes marchaient vers la félicité,
Pas de regrets, juste regarde ce qui t’es offert,
Regarde ce cadeau qu’est la vie, laisse-la faire !
****