Les amoureux.

Les amoureux.

Un jour elle l’aperçoit, elle ne l’attendait pas,
Tout se bouscule et … elle ne comprends pas,
Il prend toute la place en un claquement de doigt,
Le cœur bat la chamade, il est trop à l’étroit !

C’est comme une alchimie, c’est lui cette évidence,
Ils tournent dans cette danse et en sentent l’essence,
Et puis la fièvre monte comme un furieux volcan,
Et les corps s’embrasent comme un brasier ardent.

Puis doucement ils vont s’apprendre à petits pas,
Et se fondre l’un en l’autre, en un seul cœur qui bat,
Cette alchimie semble venir de loin, d’une autre vie,
Elle remercie et embrasse celui qui lui redonne vie.

Et leurs deux âmes s’enflamment, se mêlent,
Il est elle, elle est lui, plus qu’un, en ribambelle,
Cet amour est un joyau pur, sacré, une renaissance,
Qu’ensemble ils vont polir, jour après jour, avec patience.
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L’arbre de vie.

L’arbre de vie.

De l’aube triste à l’automne pluvieux de sa vie,
Elle en a vécu des tempêtes gorgées de pluie,
S’est recroquevillée pour tourner le dos à la vie,
S’est redressée et encore est tombée meurtrie.

Elle, si seule, trop seule, en a vécu des drames,
Elle a cadenassé son cœur, a protégé son âme,
Cachée, blottie derrière les murs qu’elle a bâtis,
Elle ne veut plus aimer, souffrir, cherche l’oubli.

Mais dans le gris de sa vie, pauvre poupée de chiffon,
Une petite graine a poussé, venue de la terre, des tréfonds,
Le ciel a entendu sa plainte, lui envoie le printemps,
Oui tu vas renaître, enfin est venu ton temps !

Alors elle se redresse et casse les murs de béton,
Plus jamais elle ne sera ainsi comme en prison,
Elle va se libérer de l’attente, de la désespérance,
Et vêtir son cœur de respect de soi, de tolérance.

La graine est devenue arbre de vie, elle est femme,
Et monte une énergie puissante en son âme,
Elle balance les drames, la peur et la souffrance,
En elle tout se calme, renaît l’amour et la confiance.
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Tite et l’humanité.

Tite et l’humanité.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je t’ai regardée toi Humanité,
Mon cœur pur a été transpercé,
De tant de douleurs et j’ai pleuré …

Celui-là, par la femme aimée, a été rejeté,
Il est dévasté, crie sa colère avec vulgarité,
Cet autre par la religion a été endoctriné,
Il est si plein de rage, de haine crachée !

Cette femme est un rocher, bâtie sur ses douleurs passées,
Elle manipule, dure, blesse pour ne pas être blessée,
Cette autre, par un mari battue, violence alcoolisée,
Ne sait plus vivre, le cœur à la dérive est tout brisé.

Une lueur d’espoir pourtant parfois émerge,
Minuscule lueur d’une main tendue sans réserve,
Certains ne veulent plus de tant de frayeur, de peur,
Certains se lèvent, s’éveillent, dans un élan vainqueur.

J’ose t’adresser une prière dictée par la passion,
Ouvre ton cœur à la paix, à la compassion,
Oui laisse entrer la tolérance, la compréhension,
En vérité, moi Tite, je te le dis Humanité,
Seul l’Amour universel pourra te sauver !
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L’attente.

L’attente.

Elle est seule, si seule dans la nuit de sa vie,
Elle soupire, mélancolique, voudrait une épaule amie,
Une épaule qui offrirait des mots tendres et aimants,
Dans la nuit de sa vie, elle pleure et espère un amant.

Est-ce naturel cette solitude toute recroquevillée d’oublis,
Peut-on se contenter d’un mari, d’un chéri par dépit ?
En attendant et convoitant le bel et grand amour,
Faut-il espérer celui dont on rêve nuit et jour ?

Les femmes sont ainsi, à tout âge, espérer, attendre,
On leur a parlé d’un prince qui saurait tout comprendre,
Et si mes belles vous rêviez enfin, juste pour vous,
En profitant de chaque instant enfin, libres et debout ?

L’attente, l’espoir ne sont que des mirages de cire,
On tourne en rond, on en oublie de vivre, de rire,
Et si l’on s’aimait Soi, l’on se connaît si bien,
En s’aimant on s’autorise à être, à rayonner de loin !

Et la magie opère, on se sent belle, légère et amusante,
Un brin de folie s’en mêle en fou rire, oui,  rayonnante,
Et l’on peut danser sur la pavé mouillé en souriant,
Et l’on peut chanter le cœur léger, et s’ouvrir aux passants.

Et un homme va croiser cette femme, belle et étonnante,
Un pas comme les autres qui verra son âme étincelante,
Elle n’est plus seule, l’amour est présent, puissant,
Dans la beauté de la nuit, elle sourie et serre son amant.
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La rencontre.

La rencontre.

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Il est vieux poète, elle est sa belle muse,
De l’un, de l’autre, aucun n’abuse,
Il sait tout d’elle, ses bleus et sa folie,
Il touche avec respect son âme, en entends chaque bruit.

Il sait donner, pourrait être son père,
Il lui a montré ce qu’un homme peut être,
Il lui a offert tant de tendresse, de douceur,
Elle en a été boulevesée, touchée au cœur.

Il lui a dit, tu rencontreras un homme de ton âge,
Tu es si jolie, tu connaîtras le vrai partage,
De deux cœurs, de deux corps faits pour être unis,
Elle a pleuré de sa bonté, lui accepte l’oubli.

Ils se sont croisés au détour de leur vie,
Elle lui a donné son amour pur, infini,
Il en est resté étonné, ébloui,
Ils vont être amis, en leur cœur brille un joyau, un rubis.

Et la muse va reprendre son chemin,
Il est homme avec un cœur comme un festin,
Eblouissante et rare rencontre de ces deux êtres,
Tous deux vont garder en leur cœur ces rimes de poète.

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La muse du poète.

La muse du poète.

Elle est la muse du poète,
Elle est féline, lui l’a dans la tête,
Ses mots voudraient embrasser son destin,
Ses mains voudraient … caresser son sein.

Il la veut toute entière, en devient fou,
Le verbe roule comme sur lit de cailloux,
Il imagine la courbe de ses reins,
Il devine de la peau, le velouté, le grain.

Et le désir monte en lui comme un orage,
Les syllabes se bousculent, sont en nage,
Viens ma muse, donne de l’eau au désert,
Viens, je veux me noyer de tes yeux verts.

Elle est trop loin, il l’imagine,
Allongée, sensuelle, un brin mutine,
Les virgules se font rauques et se dressent,
Pour la faire gémir de la folie de sa hardiesse.

Elle est la muse du poète,
Elle en reste sans voix, muette,
Ira t’elle le retrouver là-bas,
Seul l’avenir sait, nous le dira !
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Je me libère.

à la UneJe me libère.

Je t’ai aimé si fort,
J’aurai cherché de l’or,
Je t’aurai tout donné,
Tu n’as pas su en grand, aimer …

Oui je te pleure, c’est ainsi,
Sans doute es-tu triste aussi,
Mais la confiance est bafouée,
Vois-tu, je ne peux l’accepter.

Alors je me libère de ton amour qui sonne faux,
Je me libère, trop longtemps j’ai courbé le dos,
Il y a une chose qui me sauve de mes sanglots,
C’est mon cœur grand ouvert, ce n’est pas le chaos .

Et je vais continuer sur mon chemin sans toi,
Sécher mes larmes, je sais que tu ne comprends pas,
Que l’amour de Soi, l’amour du Tout me sauvera,
Puisses-tu le vivre, mon bel aimé, rien que pour toi !
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Ph 38_la maladie m'a sauvée