Dame nature.

Dame nature.

Je suis partie un peu à l’aventure,
M’en suis remise à Dame Nature,
J’ai lâché les liens, les peurs, les freins,
Seule, j’ai arpenté les forêts, les chemins.

Dans la forêt enchantée, j’ai respiré, humé,
J’ai pris le temps à chaque pas de m’ancrer,
J’ai embrassé le chêne vieux et puis me suis perdue,
La confiance en la vie m’a ramenée sur le sentier pentu.

J’ai déposé dans la rivière glacée mon chagrin,
Pour qu’elle l’emporte loin, que mon cœur soit serein,
J’ai admiré les couleurs de l’automne flamboyant,
Et versé une larme devant tant de Beau étincelant.

Dans une source d’eau chaude, je me suis baignée,
Sa chaleur délicieuse m’a enveloppée, caressée,
Comme un nettoyage du corps, de l’âme, du cœur,
Tout en moi n’était que bien être, chaleur, douceur.

Trois jours je me suis isolée, je n’ai pensé qu’à moi,
Il me fallait cela pour retrouver cette lumière en moi,
Je remercie la vie, la magie de chaque vécu d’instant,
Je peux reprendre ma route, le cœur léger comme un printemps.
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Amour sans fin.

Amour sans fin.

Elle médite en conscience, elle prie,
Ses yeux se noient de la douleur d’autrui,
La douleur de ceux qu’elle croise la transperce,
Elle ressent leurs tourments, puis elle les bercent.

Elle ne sait pas ce qui lui arrive, elle s’épanouit,
Elle sent que ce chemin lui ouvre une porte, l’infini,
Sa poitrine se gonfle, enfle de cet amour sans fin,
Elle voudrait apaiser les cœurs, nourrir leur faim …

Humblement elle se demande, pourquoi moi,
Pourquoi ceci, cette compréhension, cette foi,
Elle n’était pas préparée, mais elle accueille,
Ce don, cet amour divin, la balaie, la cueille !

Elle était faite pour cela, donner, aimer,
C’est son destin, partager, tout pardonner,
Pour aider chacun à renaître à la vie,
Elle médite en conscience et … elle prie.
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Refermer la porte.

Refermer la porte.

J’ai rangé, emballé, tous tes maigres biens, Ph 50_la cinquantaine
Pris en main, nettoyé, tous ces petits rien,
J’ai tout mis en ordre, briqué, empaqueté,
J’ai balayé, lavé, jusqu’à ton odeur effacée.

L’homme de l’agence m’a dit c’est fini,
En moi a retenti une douleur, un cri,
Tu es bien parti, mon frère, mon ami,
J’ai doucement refermé la porte de ta vie.

J’ai voulu écrire seule ce dernier épître,
J’ai clôturé ta vie sur ce dernier chapitre,
Pour protéger les autres, nos chers aimés,
Ce fardeau lourd sur mes épaules j’ai porté.

Je te demande pardon d’encore te pleurer,
Je ressens ton absence en mon cœur fatigué,
Comment clore la porte derrière toi cette nuit,
Sans en être blessée, affaiblie et meurtrie ?

Je ne te retiens pas encore sur cette terre,
Vas, vole et danse, bel être de lumière,
Je sens ton âme, ton essence, ta caresse,
Vole mon frère, avec toute ma tendresse !
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Pour Maureen.

Pour Maureen.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je songe à cette petite princesse dévastée,
C’est une jeune fille de juste vingt ans,
Mais, c’est presque encore une enfant !

Un mois tout juste qu’elle a perdu son père, son papa,
Au début, elle n’a pas compris, non, elle ne réalisait pas,
Comme une grande, elle a géré, été forte, il lui a appris,
Il lui a dit qu’il faudrait un jour vivre sans lui, sa propre vie.

Et puis une vague de fond l’a submergée,
L’a emportée comme un fétu, l’a terrassée,
Le temps ne s’était pas arrêté, elle est tombée,
Ce n’était pas un mauvais rêve, elle a crié …

Je ne veux pas …
Non, non, pas ça …
Je suis triste,
Je suis vide,
Tu me manques bordel,
Reviens …
S’il te plaît,
Reviens Papa …

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je suis là, je vais te couvrir de baisers,
T’envelopper de tendresse, de caresses,
Laisse aller, laisse sortir la tristesse !

Je t’aiderai à ressentir la paix des souvenirs,
Je serai là, à chaque pas, pour t’aider à grandir,
Prends ton temps ma princesse, un ange veille sur toi,
Demain tu seras une femme et ton père sera fier de toi.
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L’amour comme langage.

L’amour comme langage.

Ils se sont rencontrés au détour d’une page,
Ils avaient tous deux déjà un certain âge,
Lui , blasé, écorché, ne croyait plus en rien,
Elle, si fatiguée, n’attendait, non, plus rien.

Il a pris sa main dans la sienne,
Elle la lui a abandonnée, sereine,
Sa grande main à lui était réconfortante,
Sa petite main à elle était toute confiante.

Il se sont aimés la première fois sans penser,
Sans penser au lendemain, juste un peu s’aimer,
Et puis lentement se sont installées l’alchimie, la magie,
Lentement s’est installé un commencement de vie.

Elle est fille de la lune, la terre, nocturne,
Il est fils de la lumière, le soleil, diurne,
Ils vont à deux déshabiller les vieilles habitudes,
Pour se parer ensemble de nouvelles certitudes.

L’amour est là, puissant, qui cogne en leur cœur,
Il est comme eux, beau, sincère, fait de douceur,
Ils se sont rencontrés au détour d’une page,
Ce soir ils écrivent l’espoir de l’amour comme langage.
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Anniversaire.

Anniversaire.

C’est mon anniversaire, Ph 38_la maladie m'a sauvée
Bien triste anniversaire,
Parce que tu n’es pas là,
Je ne rirai pas aux éclats.

Ce soir la tristesse m’étreint,
Elle me garde encore en son sein,
Je lui avait bien dit, c’est terminé,
Elle me rattrape, suis fatiguée …

Et le corps aussi craque, lâche,
La maladie oeuvre et se fâche,
Je voudrais juste de la douceur,
Et que l’on prenne soin de mon coeur.

Oui, encore, je vais me poser, respirer,
Laisser passer, accepter, encore respirer,
Mettre des onguents de vie sur mes maux,
Et envoyer valser au loin, les tristes mots …
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Merci aux femmes.

Merci aux femmes.

Dédicace toute particulière à Catherine, mon amie, merci …

Ce soir je pense à vous, belles femmes,
D’orient ou d’occident, belles d’âmes,
Chaque parcelle d’étoile perçoit votre douceur,
Chaque galaxie d’infini reçoit vos si beaux cœurs.

Dans cette tourmente, cette tempête, ce tsunami,
Vous toutes m’avez bercée de vos puissantes énergies,
Vous toutes m’avez donné la force de ne pas renoncer,
Et encore, encore une fois, pour et par vous, de me relever.

Si belles femmes qui endurez mais redressez la tête,
Qui souffrez en vos corps et cœurs mais le sourire en fête,
Quel courage, quelle volonté vous pousse, vous anime, vous habite,
Pour toujours avancer, pied à pied, sans masques et sans rites?

Je nous vois dans une belle et grande ronde,
Toutes ces belles avec leur force portant le monde,
Pour ce que les femmes portent en elles, mère, terre,
Il n’y a pas assez de jours pour elles en cette ère.

Vous toutes, sachez que vous êtes l’avenir, l’humanité,
Votre fragilité est votre force, vos épaules frêles sont armées,
Alors toutes ensemble, de nos pieds ancrés battons la mesure,
Pour qu’en ce monde la paix, la compassion, l’amour … perdurent.
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Ph 30_éternelle