Patraque …

Patraque …

Le ventre en vrac,
Toute patraque,
Pose des mots sur tes maux,
Cherche en ton cœur ce chaos.

Et j’ai plongé profond, jusqu’à la lie,
Mon cœur m’a dit : « trompée, salie »
Par qui, pourquoi, moi qui donne toujours,
Il m’a dit la vérité jaillira de l’amour.

Je me sens fragile, vulnérable,
Faut-il qu’encore la vie m’accable?
Non, je vais retrouver ma sérénité,
La vie fait du mieux avec bonté,
Sans doute dois-je vivre cela,
Pour avancer encore d’un pas.

Alors apaise ton ventre qui gémit,
Sois douce avec ton corps meurtri,
Tu le sais, bientôt tout cela sera fini,
Et renaîtra en toi cette grâce infinie.
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Ph 34_tristesse

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Le cœur ouvert.

Le cœur ouvert.

Doucement, se pose sur ses lèvres un sourire,
La mer, si joyeuse, lui a offert son rire,
Les jours sont bleus jusqu’à l’ivresse,
Le soleil, généreux, lui offre sa caresse.

Enfin, une petite flamme se rallume,
Le cœur tape comme sur une enclume,
Elle l’avait un peu délaissé, couvert de tristesse,
Elle le laisse s’ouvrir en grand, courir en liesse !

Et envie de sauter, de danser,
Envie de l’amour, d’embrasser.

Ce cœur se bat pour la bonté
Pour la générosité et la vérité,
Pour l’amitié et pour l’humanité,
Elle va tisser ces liens en son cœur réveillé.

On lui a dit, protège toi, arrête de donner,
Elle ne le peut pas, c’est ainsi, sa destinée,
Avec son cœur ouvert elle va encore aimer,
Aimer, quoi de plus fort, de plus beau en vérité ?
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L’amant.

L’amant.

Ne me jugez pas, vils manants,
Vous qui ne savez pas !

Je suis devenue courtisane,
Pour lui qui m’a découverte femme.

Petite fille sage j’ai été,
Femme fidèle, je suis restée,
Mais aujourd’hui je suis guerrière,
Je relève la tête, jette les barrières,
J’envoie valser les préjugés,
Et les grenouilles de bénitier.

Il me dit que je suis belle,
Et je suis reine et rebelle,
Il est fou pour moi de désir,
Et mon corps entier chavire,
Il me prends dans ses bras,
Un frisson court de haut en bas.

Le plaisir est là au bord de mon chemin,
Dans cette folle étreinte, plus qu’Un,
Quand l’Avé Maria sonne, résonne,
Que la tendresse nous assomme,
Dans ces baisers si doux,
Que nos cœurs en sont fous !

Ne me jugez pas, vils manants,
Vous qui ne savez pas !
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ph-8_lamant

Les souliers de plomb.

Les souliers de plomb.

Toute petite elle a été abusée,
C’était trop, sa tête a oublié,
Mais son corps se souvient,
Le corps n’oublie jamais rien !

Elle a avancé comme une automate,
Résignée et bien droite, aristocrate,
Mais elle portait des souliers de plomb,
D’un coup a explosé son décor en carton.

Et elle se débat, pour enfin vivre,
Lâcher ses combats, pour enfin rire,
Mais elle est fatiguée de tant de lourdeur,
Elle ne voulait que l’amour, le bonheur !

Ma belle amie, je voudrais tant t’aider,
Je peux te donner ma tendresse et t’aimer,
Je peux te dire de croire en la magie,
Magie de cet univers qui crée la vie !

Et si tu y crois fort, tu auras ce cadeau,
Laisse couler la noirceur au fil de l’eau,
Je crois que pour toi, va s’arrimer le bonheur,
Sans que tu t’y attendes, il frappera à ton cœur !
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La demoiselle.

La demoiselle.

C’est une belle demoiselle, aux cheveux blonds dorés,
Elle a perdu ses ailes, elle est toute abimée, cassée,
Elle n’a pas vu venir l’orage, pas vu qu’il s’en allait,
Elle a tant pleuré, tant de nuits, qui, oui qui le voyait ?

Elle ne voulait qu’une chose, l’aimer et le sauver,
Etait-ce prétentieux ? Elle voulait juste le garder,
Comment sauver l’aimé, celui-là si charmant,
Chacun se sauve seul, à son rythme, en son temps !

Ouvre ton cœur, apprends à accepter,
Que c’est ainsi, tu ne peux le changer,
Peut-on aimer celui qui ne le veut pas,
Crois-tu la belle que ça marche comme ça ?

Et si l’amour c’était aussi … pardonner,
Comme un grand vent qui balaie tout, lâcher,
Oui, pardonne de n’avoir pu le retenir pour toi,
Pardonne toi pour pouvoir te sauver, enfin, toi !

C’est un bien grand voyage, se pardonner à soi,
Nous ne sommes ni des dieux, ni des rois,
Et nous pouvons tomber, fléchir, nous tromper,
Mais le pardon puissant est là pour tout combler.

Belle demoiselle, tu vas sécher tes larmes,
Retrouver tes ailes et faire vibrer ton charme,
Respire et prends le temps pour toi de rayonner,
Et je sais, que lui ou un autre viendra pour t’enlacer !
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Les portes.

Les portes.

On me dit bouge, vis, je n’y arrive pas,
On me dit sort de chez toi, je ne le peux pas !

Mes deux pieds sont collés dans l’asphalte, englués,
La tristesse m’étreint dans ses bras bien serrés,
Le jour, je fais mine de rien, je ris et je sourie,
La nuit, douleur et chagrin font mon lit, tristes amis.

J’ai fermé tant de portes depuis ton dernier soupir,
Seule, à chaque porte encore un peu souffrir …

J’ai fermé la porte de ton cercueil béant,
Et celle de ton tombeau en pleurant,
J’ai fermé la porte de ton appartement,
Sur le papier, je dois fermer celle du monde des vivants.

Et j’ai peur de cette porte là,
Aide-moi, tu seras là n’est-ce pas,
Pour ne pas laisser ma main trembler,
Etre forte, jusqu’au bout t’accompagner.

Après cela, peut-être aurais-je le cœur plus léger,
Et tu pourras lâcher ma main, rejoindre les initiés,
Quoi qu’il advienne, nos âmes sont à jamais mêlées,
Toujours en mon cœur tu vivras, mon frère aimé .
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Tite offre son cœur.

Tite offre son cœur.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je dois une histoire vous conter,
J’ai fait un rêve étrange,
Où je dansais avec un ange.

Cet ange m’a offert le soleil,
Et un voyage à nul autre pareil,
Nous avons dansé avec la lune et sur la voie lactée,
Cet ange m’a offert tout son amour et sa bonté.

Je veux vous partager cela, je vous offre mon cœur,
Il ne mourra pas, non, mais effacera vos peurs,
Peur d’être abandonné, peur d’être mal-aimé,
Peur d’être rejeté, peur de ne rien mériter …

Ces étincelles d’amour envolées,
Vont en vos cœurs se déposer,
Comme des graines semées,
Elles vont croître et se multiplier.

 Et quand sera venu le temps, vous aussi vous sentirez,
Que vous pouvez lâcher la peur, couper les liens serrés,
Ces liens qui vous entravent tels de sournois gardiens,
Et vous serez alors des êtres lumineux, de beaux humains.

Oui, j’ai fait ce rêve étrange,
D’un monde beau, d’un monde qui change,
Mais je ne suis qu’une petite, toute petite fée,
Qui aimerait si fort, que les rêves soient réalité.
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