Le deuil.

Le deuil.

Il est dit que l’on prend le deuil,
Comme on cueille une feuille,Ph 34_tristesse
Moi c’est lui qui m’a prise,
Choquée, assommée, surprise.

On est venu me voir les yeux tout embués,
Pour m’annoncer la dure, la triste réalité,
Non, non, la tête ne peut l’accepter,
Non, le cœur ne veut se refermer …

Et je ne pouvais plus juste respirer,
Est-ce vrai ? Je ne peux plus bouger,
Pliée en deux, brisée, envie de crier,
Le deuil m’a pris dans ses griffes acérées.

Et là monte une sourde douleur,
De mes entrailles, une telle frayeur,
La colère s’en mêle, non pourquoi,
Prenez-moi à sa place, plutôt moi !

Le deuil me prends, je ne suis que tristesse,
Il me retient encore, ce sans délicatesse,
Lâche-moi je t’en prie, il me faut encore vivre,
J’ai besoin d’être en  paix pour le laisser partir.

Devant cette prière, le deuil s’est écarté,
Laissant la place à la lumière, renouvelée,
Car il est bien en paix, mon tendre frère aimé,
Même si demain … je peux encore chuter !
****

 

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Mon frère aimé.

Mon frère aimé.

Mon doux, mon tendre, mon frère aimé,
Tu es parti sans me le dire, tu m’as laissée,
Je ne suis que larmes salées, hébétée, dévastée,
Comment me relever sans toi, juste accepter ?

Mon doux, mon tendre, mon frère aimé,
Tant de secrets, de joies, de peines, partagés,
Et puis aussi l’amour, la peur, tant de douleur,
Je t’offrai mon cœur, ma force et ma douceur.

Mon doux, mon tendre, mon frère aimé,
Tu étais un grand sage dans ce monde délabré,
Toi qui as tant souffert, ne pensait qu’à donner,
Ta parole de juste a toujours su tout pardonner.

Mon doux, mon tendre, mon frère aimé,
Oui je vais accueillir, me calmer, me relever,
Laisse moi un peu, juste un peu te pleurer,
Ca fait si mal, tant de chagrin m’a fait tomber.

Mon doux, mon tendre, mon frère aimé,
Je te laisse partir, enfin, je te laisse voler,
Lâche ce corps meurtri, abîmé, cabossé,
Va mon ange, en moi toujours ta lumière va briller.
***
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Lâcher prise.

Lâcher prise.

Il est hors du commun, une belle âme,
Un guide sage, pris au piège des larmes,
Il est perdu, ne sait plus, en a perdu sa foi,
Je suis triste, il a perdu son cœur, sa joie.

Elle est jeune, jolie, ne comprends pas,
Ne comprends pas tout de ce monde là,
Tant de bassesse, vulgarité, méchanceté,
Pourquoi si peu d’amour, de paix, de bonté?

Aide-moi mon âme, plonge au fond de leur cœur,
Pour faire un pied de nez au malheur, à la peur,
Et qu’ils lâchent prise, qu’ils retrouvent le bonheur,
Montre à ces beaux cœurs que la vie est couleur !

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
J’ai envie de vous dire, enfin osez,
Quelle chance vous avez, profitez,
Hommes, femmes, lâchez prise, aimez !
****
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Lettre à ma mère.

Lettre à ma mère.

Toutes ces frayeurs d’enfant étalées au grand jour,
Et mes douleurs de femmes imprimées pour toujours,
Toi, ma mère qui m’a lue, qu’as-tu pensé,
De ce que les épaules de ta fille ont porté?

Je pense à notre lignée de femme, de Marie,
Belles d’âmes qui veillent depuis leur paradis,
J’ai plié sous mon fardeau, tu as porté le tien,
Tu as fait au plus juste, c’était bien mon destin !

Tu m’as fait ce cadeau, ta force, ta droiture,
Cet héritage de mère en fille, cette posture,
Cette volonté farouche, ne jamais abandonner,
Au pire de la tourmente, toujours se relever !

A la lecture de mes mots, ne courbe pas le dos,
Car au-delà de ces maux est ressorti le beau,
Je suis ta fille, une femme et de toi une parcelle,
Je te remercie, pour ce don, cette étincelle …

Alors repose toi ma mère et sois enfin sereine,
Je suis cette femme là grâce à toi, tu es ma reine,
Issue d’une lignée de femmes étonnantes et rebelles,
Sois fière que grâce à toi, je sois devenue … belle !
****
Ph 29_faire silence

L’automne.

L’automne.

Le temps s’étend maussade,
Mon corps est comme en rade,
La pluie s’invite, tac, tic et tac,
Envie de gros baisers qui claquent.

Je suis comme en automne,
Envie de faire un somme,
Me blottir sous les draps,
Et le temps s’éteindra.

Envie d’amour douceur,
De ses bras, de son cœur,
Envie de belles caresses
Et d’un peu de tendresse.

Laisse la mélancolie,
Et son nuage d’ennui,
Secoue-toi, lève-toi,
Aime-toi, aime pour toi !

Et l’automne de couleurs va se parer,
Là, tu vas  retrouver la joie et la gaieté,
Secoue-toi, va chercher ton bonheur,
Tu croiseras peut-être l’élu de ton coeur ?
****

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Peur d’aimer.

Peur d’aimer.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Que se passe t’il, es-tu fâché, lassé ?

Il était un peu perdu,
Plus rien, il ne savait plus,
Et il avait un peu trop bu,
Oui, il était un peu perdu.

Méritait-il d’être aimé,
Méritait-elle d’être aimée,
Il avait déjà été trop blessé,
Il avait peur de trop aimer !

Mais je suis là, ta Tite, petite fée,
Qu’as-tu à perdre, il faut risquer, oser,
Tu peux te contenter d’une vie bien rangée,
Ou bien aimer en grand, le temps va s’arrêter.

Regarde la, vois elle n’attend que toi,
Oui toi, avec tes défauts et tes émois,
Toi, ta douceur et ton cœur de géant,
Elle tremble de ne pouvoir ouvrir le sien béant.

Tu la trouves plutôt belle, et puis assez jolie,
Plonge au fond de ses yeux, vois l’amour infini,
Qui transperce son cœur en myriades d’étoiles,
Vas, dis lui que tu l’aimes et lâche la grand voile.
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Grandir.

J’ai été abandonnée,
Et puis dur j’ai travaillé,
Y croire, me suis mariée,
Deux amours sont nés,
Violence crue, divorcer,
Et encore plus travailler,
Enfin la passion, aimer,
Et puis chute, désaimée,
Et encore chute, licenciée.

Tomber…
Tomber…
Tomber…

Une petite graine semée,
Une herbe folle a poussé,
L’herbe est devenue arbre,
Plus peur des sabres,
Juste être un arbre,
Plus peur de rien,
M’aimer enfin …
****
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