Lâcher la peur.

Lâcher la peur.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je vous vois si tristes, gémir et pleurer,
De l’absurdité de ce monde ensanglanté,
Lâchez la peur, est venu le temps de la fierté.

Le carnage un soir de bal en république,
Le fanatisme brut, les enjeux socio-politique,
Tout cela fait mal, les yeux se mouillent, ça pique,
N’y a t’il rien à faire pour un peu plus d’éthique ?

Vous êtes des millions d’hommes, de femmes de cœur,
Ils ne sont qu’une poignée semant la désolation, la terreur,
Voyez ce qu’ils vous font, à vous, vos amis, vos enfants,
Pourront-ils ces enfants grandir fiers et bien portants ?

Je suis triste aujourd’hui, pourtant des gens se lèvent,
Et disent que non, hors de question que l’on en crève
Sans avoir essayé, car de dix vous serez des milliers,
A refuser cette sombre réalité, à reconstruire l’humanité.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je n’ai que ma plume et mes yeux délavés,
Mais je veux croire encore en l’Homme, avoir la foi,
Alors aimons, relevons nous, pour retrouver la joie !
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La Dame des âmes.

La Dame des âmes.

Elle a pris dix coups dans la poitrine,
Puis mille, des coups de chevrotine,
Qui la transpercent, la font tomber à terre,
Et elle plie de douleur, le cœur tel un cratère.

Elle sait que c’est son chemin, par son cœur grand ouvert,
S’engouffrent  les âmes perdues, déchirées, en jachère,
Entre vie et trépas ces âmes déposent en elle leur frayeur,
Leurs incompréhensions, leurs peurs et leurs malheurs.

Elle a compris dans le silence de son cœur,
En plongeant dans ce maelström de douleurs,
Qu’elle doit encore plus donner d’elle, encore aimer,
Les prendre dans ses bras, tendrement les bercer.

Ils partent alors soulagés, vers cette rive éloignée,
De l’enfant aux yeux noirs qui a reçu un doux baiser,
A tous ceux qu’elle a recueillis, de nuits pâles en jours de drame,
Ils peuvent s’envoler légers, ils ont croisé cette femme,
Celle que l’on appelle justement la Dame des âmes.
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Ph 7_grandir

La peur.

La peur.

Peur de la vie et de la mort,Ph 14_la peur
Peur d’avoir raison ou bien tort,
Peur de l’ennui et de l’envie,
Peur de la nuit et de l’oubli !

Cette peur incontrôlable,
Celle qui est impitoyable,
Comment l’abandonner,
Ne pas la laisser gagner ?

Ca m’est arrivé cette peur,
Rivée, clouée, une terreur,
Et puis soudain j’ai compris,
Quand il a frappé mon petit.

J’ai compris son jeu, elle m’entravait,
De tout, de respirer, elle m’empêchait,
De vivre, elle m’étouffait, m’annihilait,
L’homme a vu dans mes yeux, plus jamais !

Alors je lui ai dit, ça suffit,
Tu ne gâcheras plus ma vie,
Mon courage a repris le dessus,
Je suis plus forte, je l’ai vaincue.

Je suis un géant aux pieds solides,
Je suis une fée aux ailes fluides,
Car désormais rien ne m’effraie,
Je suis une femme qui aime, vraie !

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Intolérable !

Intolérable !

Je suis juste Tite, toute petite,
Mais dites-moi où est la limite,
Je ne comprends pas tout cela,
Il n’y a plus de droits, c’est cela ?

Les Droits de l’Homme sont bafoués,
A coups de sabre, à coups d’épée,
Moi je voudrai juste l’amour, la paix,
Pas de jeunes femmes décapitées !

Je suis triste pour toi Humanité,
Moi qui ne rêve que de beauté,
On ne nous montre que la laideur,
Que de femmes, d’enfants en pleurs !

Je suis juste Tite, je suis toute petite,
On devrait mettre ce monde en faillite,
Et crier, hurler, que c’est inacceptable,
Condamner l’inqualifiable, l’intolérable,
C’est abominable, et puis coupable …
Hélas tout ceci n’est pas une fable !
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Changer.

Changer.

C’est un manque comme un trou d’air,
D’une femme comme toi, une passagère,
Elle trouve ce monde comme à l’envers,
Elle ne sait plus, non plus ce qu’il faut faire !

Alors elle laisse tomber ses beaux atours,
Ne veut plus vivre comme ça, en désamour,
Elle décide de changer, changer de peau,
Revenir vers elle, vers l’essentiel, le beau.

Elle n’est plus très jeune, mais va prendre le temps,
De regarder, de respirer et de vivre l’instant présent,
Au diable les mauvais, les préjugés, elle veut aimer,
Aimer et profiter, il est encore temps, encore rêver.

Et chanter sur les dunes, danser sous la lune,
Courir pieds nus dans un champs de plumes,
Et se poser, méditer, enfin apprécier la beauté,
De cette vie, c’est si simple avec le cœur, aimer !
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Mon fils.

Mon fils.

Mon fils, mon amour, ma vraie bataille,
Si petit quand tu sortis de mes entrailles,
Si petit, j’eu si peur que tu défailles,
Mais si fort, tu voulais vivre vaille que vaille.IMG_1161

Ton cœur est grand, pur, fier et droit,
Pour toi pas de détours, de passe-droits,
Et pour cela, je suis si fière de toi,
Quoi qu’il en soit, tu trouveras ta voie !

Suis ton instinct, ton cœur te guidera,
Les dieux t’ont offert un don, une aura,
Pour toi toujours une musique chantera,
En moi, toujours ton cœur résonnera.

Mon fils, mon amour, ma vraie bataille,
J’ai confiance en toi pour toujours,
Quoi qu’il advienne, où que tu ailles,
Je t’aimerai toujors mon bel amour !

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Le masculin, le féminin.

Le masculin, le féminin.

Je suis une femme comme vous mes belles,
Face aux hommes, j’étais discrète et pas rebelle,
On nous a dit, tu dois plaire, jouer de tes atours,
On leur a dit, tu es fort, ne prends pas de détour.

Et j’ai souffert de trop peu de respect, de lumière,
J’ai été blessée de n’être qu’un simple bout de chair,
Je voulais de la lenteur, de la douceur, prendre le temps,
Je n’ai vu qu’un désir brut, pressé, non pas le temps !

Alors le corps se ferme, se cadenasse, se bloque,
De jours en jours, tout débloque, se disloque,
Nous avons même un peu peur, suis-je normale,
Le corps se bute, se mure, pourtant écoute, il te parle !

Nous sommes déesses, tour à tour rebelles et fragiles,
Ils sont des dieux guerriers, fiers, aux pieds d’argile,
Nous sommes deux et pourtant, nous pouvons n’être qu’un,
Nous sommes différents et ensemble nous sommes divins !

Soyez indulgentes mes belles, et expliquez-lui,
Comment le saurait il, on ne le lui a pas dit,
Que ses belles mains peuvent caresser et papillonner,
Pour que vous puissiez vous offrir sereines, à sa virilité.

Tour à tour nous pouvons jouer avec le féminin,
Et laisser sa place, laisser exulter le masculin,
Se comprendre, se donner, c’est une danse sacrée,
Lentement, en douceur, puis avec force, s’aimer !

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Ph 26_l'amour