Lâche prise !

Lâche prise !

J’attends, comme au ralenti,
En équilibre sur le fil de ma vie,
Il me faut attendre que les nœuds se délitent,
Attendre encore, oui, mon cœur bat trop vite.

Lâche prise, respire, prends le temps,
De t’arrêter, de faire la paix en cet instant,
Lâche prise, aie confiance et accepte,
Que tu ne peux tout savoir, respecte !

Tu ne renonces pas, ne renonce jamais,
Tu ne te résignes pas, se résigner jamais,
Lâche prise, respire, prends le temps,
De t’arrêter, de faire la paix en cet instant.

Et ton cœur si grand va s’ouvrir à nouveau,
Il sait bien lui, qui tu es, ce que tu vaux,
Lâche prise et la vie va te faire ce cadeau,
Avec lui, pour d’autres instants, juste beaux !Ph 54_méditer pour aimer
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Un cri.

Ce soir j’ai envie de pleurer…
Ce soir j’ai envie de crier …
Crier non à tant de barbarie,
Non à tant d’infamie,
Non à tant d’ignominie,
Non à tant, à tout ce déni…

Oh, il ne faut pas aller bien loin,
Cela se passe peut-être chez ton voisin,
A une femme triste de loin en loin,
A qui on n’a pas tendu la main.

Le viol d’un mari, cela ne se dit pas,
Un enfant battu, pas trop, cela ne s’entend pas,
Les incestes, ah non, de cela on ne veut pas,Ph 17_un cri
La famille ne veut pas de ce désordre là !

Je crie pour toutes ces femmes violées,
Je crie pour tous ces enfants blessés,
Par tous ces hommes maudits,
Ces hommes si lâches, si petits !

Tant de vies de femmes, d’enfants,
Dévastées,
Pillées,
Assommées,
Humiliées.

On ne peut se taire devant tant… tant…
De fureur,
D’horreur,
De déshonneur,
De peur …

Je pleure pour vous mes sœurs,
Qui ne pouvez oublier la peur.
Je voudrais vous donner mon cœur,
Pour effacer tous vos malheurs !
Et qu’enfin vous repreniez goût à la vie,
La Vie, la vraie, celle qui vous sourit,
Et aimez, aimez jusqu’à la folie,
Pour abandonner vos corps meurtris.

Un rayon de soleil est entré dans ma maison,
A cet instant, il me dit … oui tu as raison,
Alors mes sœurs, allons vers la Lumière,
Pour plus de paix, de respect, c’est une prière,
Alors prenons nous la main, suivons notre chemin,
Pour ensemble, libres, retrouver notre Féminin !

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Evolution.

Elle a vécu l’abandon, jeune, trop jeune,
Elle ne comprenait pas, malade et si seule,
Elle a essayé de se révolter, il ne le faut pas,
Rentre dans le droit chemin, ça suffit là …

Et adolescente elle a vécu la dure trahison,
Femme, oui, elle a vécu la violente soumission,
Insidieuse et terrible, folie, sans concessions,
Elle a compris, elle était bien comme en prison.

Elle a tout envoyé valser, a tout recommencé,
Elle aurait pu devenir mauvaise, lassée, cabossée,
Par tant de douleurs, faussée, froissée, oppressée,
Elle a esquissé un pas vers le beau, s’est redressée.

Elle a choisit le pardon, et aussi la compassion,
De laisser sa porte ouverte, celle de sa maison,
De laisser son coeur ouvert, oublier l’abandon,
Oui, vas et vole, prends le chemin de l’ascension !

****Ph 31_évolution - Copie

A ma fille.

A ma fille.

Les anges se sont penchés sur ton berceau,
En ce beau jour de mai, jour nouveau,
Une princesse est née, et nul fléau,
Ne pourra te toucher, tu es mon cadeau.

Mon ange, ma princesse,
Ne te pare pas de tristesse,
Mon ange, ma princesse,
Tu vis dans mon cœur, sans cesse.

Tu t’épanouis, tu grandis,
Tu vis ta vie, tu l’a choisie,
Pas à pas je suis là, je te suis,
Et dans mon cœur tu vis aussi.

Tu es sur le chemin mon amour,
Et qu’enfin battent les tambours,
Je serai toujours là pour toi, toujours,
Et te dépose mille baisers…de pur amour!

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Ph 12_a ma fille

A trois ans.

A trois ans.

C’est une petite fille de juste trois ans,
Elle devrait pouvoir courir dans les champs,
Mais elle a un soucis, sa mauvaise santé,
Pour cela, les docteurs l’ont enfermée.

Ph 51_à trois ans-1Son mal est de ne pouvoir respirer,
Elle cherche l’air, sans y arriver,
Sa poitrine ne se soulève qu’à moitié,
Elle voudrait tant pouvoir juste inspirer !

On l’a envoyée loin des siens pour l’air pur,
Pour elle ce ne fut qu’une longue déchirure,
Elle a peur, voudrait les bras de sa maman,
Mais elle est seule au milieu de murs blancs.

La nuit elle est assise dans son lit, fatiguée,
Voudrait dormir, mais ne peut juste expirer,
Encore, vas-y, à petites goulées, inspirer,
Elle en oublie même de se reposer, de rêver.

Elle devrait pouvoir courir dans les champs …
Encore, elle cherche l’air, sans y parvenir,
Chaque nuit, elle croit qu’elle va … mourir !
Comment peut-on vivre cela, à juste trois ans ?

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La maladie m’a sauvée.

La maladie m’a sauvée.

La maladie est arrivée, sournoise, j’ai plié,
Elle a empli mes nuits, ne plus rien contrôler,
Elle a happé mes jours de douleurs si tenaces,
Elle m’a mise à terre, a pris toute la place !

Et pourtant, elle m’a appris à m’arrêter,
Et à faire silence, ne plus penser, respirer,
Pour supporter mes maux, il m’a fallut lâcher,
Lâcher l’esprit, l’ego, le tout, en moi rentrer.

Cette plongée au plus profond de mes abysses,
M’a aidée à démonter, casser, ma vieille bâtisse,
Je la reconstruis, j’oublie la peur, invite le bonheur,
Pierre après pierre, je bâtis l’édifice de mon coeur.

C’est une renaissance, instants de moi à moi,
Merci, je suis en vie, tu m’as donné la foi,
Oui je suis bien là, vivante, pas terrassée,
Encore je m’invente, je suis ressuscitée.

Chaque jour est un défi, surtout ne pas juger,
Et respecter autrui, j’apprends l’humilité,
Et apprécier, recevoir, donner et aussi aimer,
La maladie, étrange, est arrivée et m’a sauvée !     

****    Ph 38_la maladie m'a sauvée

Eternelle.

Eternelle.

Ph 30_éternelle.JPG

Je suis dans cette chambre impersonnelle,
Je suis seule et pourtant, étrange, éternelle,
Femme, déesse infinie, j’ai mille ans,
Tant de choses vécues, au fil des ans.

Une à une j’ai mis à bas les barrières,
Je n’ai plus peur, je suis mère, guerrière,
Des difficultés lourdes, je ne sens plus le joug,
La violence ne m’effleure plus, je tends la joue.

Les couleurs s’éveillent, comme un matin du monde,
J’ose vivre et aimer, m’aimer, entrer dans la ronde,
Je suis en paix, belle et pleine de sentiments joyeux,
En accord avec la vie, j’avance, instants heureux.

Enfin une étincelle est née , a jaillit,
Enfin le cœur a gagné cette partie,
Pour le meilleur, sur les joues moins de sel,
Pour le meilleur, plus de vie, de joie, de miel.

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Solitude.

Solitude.

Qui n’a connu quelqu’un de si solitaire,
Qu’il en perdait toute joie de vivre, d’être,
Il se lamente, pleure, est encore plus seul,
Il fait le vide, comme un fauve en cage, il feule.

Et il ne voit que le malheur, s’enferme,
Il se terre, se cache, le coeur aussi se ferme,
Il n’est que douleur, ne voit que la laideur,
Il a perdu la vue, ne voit plus les couleurs.

Ouvre les yeux, sors de chez toi, regarde,
Tu n’es pas seul, ressent, baisse ta garde,
Il te suffit d’oser, de parler, d’oublier la peur,
Ouvre ton coeur, tu y verras la Vie couleur !

Et tu comprendras que même seul on est heureux,
Quand soudain on écoute son coeur, comme à deux,
De toi à toi, tu n’es plus le même, tu souries,
Ouvre les bras, partage, vit, retrouve des amis !

Alors la vie va couler en rivières joyeuses,
Elle va s’éclairer de lumières merveilleuses,
Enfin dans le silence, tu trouveras l’essentiel,
Tu toucheras enfin ton essence et … le ciel !

Ph 48_solitude

L’homme que j’aimerai

L’homme que j’aimerai

Ph 41_l'homme que j'aimerai

L’homme que j’aimerai,
Dans mes yeux verra son reflet,
Saura qu’il est arrivé à bon port,
Ne voudra plus chercher de l’or.

Il verra dans mes yeux le calme,
Peut-être aussi juste une larme,
Il verra une tendresse infinie,
Toutes les couleurs d’une symphonie.

A l’homme que j’aimerai,
Je voudrais dire je t’apprendrai,
A déposer les armes, n’ai plus peur !
Je t’apprendrai à oublier le malheur.

Je t’apprendrai les silences,
De deux corps émus, en partance,
Je serai fragile pour ta puissance,
Je serai la terre pour ta renaissance.

A l’homme que j’aimerai,
Des baisers légers je donnerai,
Que nous regarderons s’envoler,
Dans un monde nouveau, juste aimer.

Et dans l’union sacrée du corps et de l’esprit,
Nous ne serons plus qu’un, purs, éblouis,
Le féminin, le masculin mélés, hors du temps,
Toi, l’homme que j’aimerai, viens, je t’attends.

Un p’tit bonheur.

Un p’tit bonheur.

 

Un p’tit bonheur, un vrai, tout p’tit, ça se nourrit,
Instant entre sommeil et éveil, se dire je suis en vie,
Et s’étirer comme le chat, la journée va être belle,
Profiter de chaque instant, vouloir juste l’essentiel.

Et croiser son voisin, vous êtes beau ce matin,
Sourire à la vie, aux arbres, aux fleurs, aux miens,
Aller travailler sans ruminer, cela ne sert à rien,
Prendre le temps de respirer, un peu, c’est bien.

Et aimer les passants, les regarder ces gens,
Sourire avec les yeux toujours, ici, maintenant,
Pour partager ton p’tit bonheur, avec elle, lui,
Juste avec un sourire, une attention pour elle, lui.

Et pardonner à ceux qui t’ont fait si mal,
Le faire en vrai, être vrai, le bien ou le mal ?
Chaque jour mon cœur donne et s’en réjouit,
Un p’tit bonheur, tout p’tit, ça te garde en vie.

Ph 10_le petit bonheur