Elle dit à tous, ça va, t’inquiète pas,
Mais non, c’est pas vrai … ça va pas.
Envie de se recroqueviller, toute en boule,
Ne plus entendre les souvenirs qui roulent,
Ni le bruit, ni la foule qui la saoule.

Elle aimerait être froide, méthodique et lucide,
Endiguer le flot dévorant de ses pensées acides,
Elle ressent l’odeur de l’homme dans sa bouche à vomir,
Elle ressent la douleur de son sexe en elle, à mourir.

La coupe de son cœur est abimée, fissurée,
Dans son corps la douleur continue de hurler,
Elle voudrait en finir avec tous ces combats,
Rêver de belles fleurs et d’amour d’apparat.

Elle cherche frénétique le bouton destruction,
Pour en finir avec l’horreur, le manque d’affection,
Elle ne voulait que les bras de sa mère, aimants,
Qui la bercent et lui dise, je suis là mon enfant !

Et elle hurle en silence sous la lune,
Elle est cet animal échoué dans la brume,
Qui se noie, étouffe et puis se brise.
Sur sa nuque souffle une froide bise,
Qui la glace, en ses muscles, en ses os,
Et ce froid la débite en milliers de morceaux.

Dans cette tempête féroce qui s’abat,
Elle n’est plus que l’enfant, son trépas.
Elle crie au secours, aidez-moi,
Personne ne l’entend, ne la voit,
Que l’ombre de la mort qui lui dit … « Viens, suis moi. »

****

Mais il y a les ami(e)s. Et je voulais vous repartager ce très beau texte de Christiane Singer. Merci Manouchka, ce texte m’a bouleversée. C’est bien la preuve que quelque part, existe encore un cœur qui bat.

****

« Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, il n y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.
Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création…
Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aus autres. Mais cela va beaucoup plus loin ! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le plus grand vertige… de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. »
Christiane Singer.

****

25 réflexions sur “Pensées acides.

  1. Ma très chère Cathy….

    Je suis très touchée que mon partage de ce magnifique texte de C.Singer t’ait fait du bien.
    Aujourd’hui ( vaut mieux tard que jamais 😊 )…Je t’offre cette chanson pour que tu saches que je t’ai entendue au plus profond de mon âme…Une voix douce pour te signifier ma tendresse…Manouchka

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    1. Tu es vraiment extraordinaire ma chère Manouchka ! Oui le texte de Christiane Singer, que j’avais déjà lu, m’a vraiment touchée et fait du bien ! Merci pour cette douce chanson, je l’entends et je t’entends avec toute mon âme et toute ma tendresse va vers toi. Je t’embrasse.

      Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Catherine ma belle amie. J’arrive toujours un peu tard. Je ne suis pas avertie de tes articles. Sa va être fait maintenant.
    J’aimerais simplement t’apporter mon soutiens le plus sincère et amicale qu’il soit. Nous avons beaucoup échangés ensembles ces derniers temps. La souffrance lorsqu’elle est partagée par l’amie aide a franchir une étape pour se reconstruire. Tu le peux aussi. N’abandonne jamais ! Ces temps ci j’ai compris que je peux me remettre à l’écriture c’est le plus beau cadeau que je me suis offert !
    Fais-toi ce cadeau Catherine … reprends tes pinceaux, tes pages blanches et déleste toi de ton fardeau.
    J’habite Valras-Plage n’hésite pas a venir me rendre une visite.
    Affectueusement.
    Roberte

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    1. Tu arrives quand tu veux Roberte, ce n’est pas un soucis. Je n’abandonne pas, et j’ai bien du mal à partager la souffrance, et à l’exprimer. Allez voir tout au fond de la plus profonde noirceur n’est pas facile … Mais je le fais.
      Pour une visite, ce sera pour plus tard, quand mes nuits se seront apaisées. Mais Merci de tout coeur de ta proposition, de ton soutien et de ton amitié.
      Affectueusement.

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  3. Il est adorable, notre ami Charef.
    Re-bonjour Cathy. Comme ça fait mal de lire cette souffrance. Et à part te dire que je la comprends, je me sens impuissante. En plus, pourtant tes mots comme tes maux, d’ailleurs, ils me parlent que trop. Ce n’est pas si loin, d’ailleurs. Aussi je sais, oh oui, que les plus grosses tempêtes sont celles qui ont lieu à l’interieur de soi.
    Justement je me souviens vaguement d’une phrase de Catherine Singer, où elle disait que lorsque toute la souffrance a été consumée, il ne reste que l’amour. C’est vrai, Cathy. Accroche-toi à cette idée. C’est vrai.
    Les rechutes sont terribles. Mais tu vas te relever, comme à chaque fois. Et puis peu à peu, le calme reviendra.
    Je t’embrasse affectueusement tout en restant pas loin de toi par la pensée.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, Charef est adorable ! En effet les plus grosses tempêtes sont celles d’un viennent de l’intérieur … C’est une tempête entre moi et moi ! Oui je vais me relever, mais je vous le temps filer entre mes doigts …
      Merci Solène, merci infiniment, je t’embrasse affectueusement.

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  4. J’ai posté sur mon blog un poème « Sourire ». Ecoute cet enfant en toi qui pourrait te dire:

    Je t’envoie un sourire de tendresse

    Un sourire apaisant, fascinant,

    Envoûtant, aux couleurs du printemps

    Un sourire nourri de douces caresses

    Un sourire débordant de bonheur

    Il t’invite à prendre l’ascension

    Pour briser les chaines de l’oppression

    Et raviver l’amour dans ton cœur

    Je vais te dédier ce poème. C’est le moins que je puisse faire pour te soutenir dans ton épreuve..
    Charef

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  5. Quand le cri se fait mal, quand le cri nous appelle depuis cette distance, douleur, puis basculement, et de mourir, l’on vit ; la mort est « une autre vie ». Je suis morte de nombreuses fois, incendiée sans être consumée, et des braises de L’Amour, naît encore Amour. L’Amour, L’Amor… Respirer cet Amour, le respirer depuis son Souffle originel…Il dit : Je suis là !

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  6. Ces pensées sont un cri du cœur, ce cœur qui explose en plein de petits morceaux épars. Le choc est terrible Catherine. Tu luttes depuis si longtemps. La maladie et ce mal sournois qui s’est échappé et revient, ces images qui anéantissent tout sur leur passage, cette mémoire qui se réveille.
    Je pense qu’il faut le temps, des larmes, de la colère, le temps d’avoir envie de ne plus rien vivre. Il faut le temps de panser, de guérir. Il faut ce temps pour pouvoir remonter en selle, ressentir la vie battre à l’intérieur de ce corps assassiné.
    Chaque jour de cette vie tu as posé un pas après l’autre, au creux des années douloureuses, infernales, au creux du pire.
    Laisse toi le temps.
    Les mots de C Singer sont si justes et si beaux. Lis les et relis les et souviens toi qu’autour de toi il y aussi beaucoup d’amour. Que cet amour est une force. Que tu es forte et belle aussi.
    Je t’envoie d’affectueuses pensées dans ce temps de tourmente. Que le souffle de l’apaisement te touche plus souvent, plus régulièrement au fil du temps, pour que tu retrouves cet élan. Celui qui te fait écrire, dire, dessiner de si belles choses.

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    1. C’est vrai j’ai lutté de toutes mes forces ces dernières années pour en arriver là, pour tomber encore … Et ça fait mal de tomber encore et encore … J’en suis là, dans ce temps où je n’ai plus envie de rien vivre ! Mais je sais que j’ai encore du temps pour guérir, même si le temps me file entre les doigts. Je vais continuer à poser un pas après l’autre.
      L’amour est toujours là, au fond de mon coeur, il est la seule chose qui reste comme le dit C.Singer. Merci belle Marie de tes mots qui comprennent et apaisent. Affectueusement.

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    1. Bonjour CHumain. Le dessin et le poème sont de moi, le dernier texte est de cette femme extraordinaire, Christiane Singer. Elle l’a écrit juste avant de mourir en fait.
      Merci pour le partage de ton texte qui démontre s’il le fallait ta grande sensibilité. Amitiés.

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  7. Choyez l’enfant qui est en vous, n’attendez pas auprès des autres : ils ne peuvent rien. C’est vous l’adulte qui doit se pencher sur cette petite fille en détresse.
    « La cicatrice nous rappelle d’où on vient, elle n’a pas à nous dire où l’on doit aller. »

    Aimé par 1 personne

    1. Je me rends bien compte que je dois y faire face, et choyer cette enfant. Pour autant j’ai la chance d’avoir des amis précieux, qui m’aident et me tire vers l’avant, même si oui, à l’intérieur je suis seule. Merci de votre commentaire !

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  8. J’irais pu écrire les deux textes, moi qui suis passée « de l’autre côté »
    Ne pas brûler les étapes. Savourer chaque petite étape.
    Comme celle que je viens de franchir.
    Le commentaire de ton amie catherine Launay est magnifique. Garde espoir. C’est normal de ne pas aller bien d’un coup. Mais tu es en chemin, et ce chemin ne reviendra pas en arrière
    Je t’embrasse soeur de coeur. Merci d’avoir ouvert cet espace a l’expression de nos blessures.
    Tu es merveilleuse.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    Aimé par 3 personnes

    1. Je sais bien qu’il y a des étapes, du moins je le pressens … Oui le texte de Catherine est magnifique, elle est hélas passée par là aussi.  » ce chemin ne reviendra pas en arrière « , je n’y avais pas pensé mais c’est juste, on avance toujours même tout doucement. Je ne sais pas si je suis merveilleuse, j’ai l’impression d’être un pauvre bout de chiffon usé et balloté par les éléments …
      Merci à toi petite sœur de coeur, je t’embrasse.

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  9. Ma douce amie, mon âme coeur, comme j’aimerais te prendre dans mes bras et te bercer doucement, longuement jusqu’à ce que tes pleurs se tarissent et que ta tristesse s’envole.
    Je suis très fière de toi et de ton parcours.
    Ces cinq dernières années, tu as accompli
    un travail de Titan, combattu seule là encore ta maladie, ton Rufus comme tu l’appelles, qui t’assaillait chaque nuit et te laissait épuisée, douloureuse, meurtrie
    dans ta chair et dans ton âme. Tu as affronté seule le décès de Luc ton petit frère chéri, quel déchirement là aussi.
    Alors, je t’en prie ma Kathy, laisse toi traverser par ce torrent fougueux et par moment boueux, laisse le faire remonter toute cette gangue du plus profond de toi. Tu as le droit d’être triste, en colère, pleine de dégoût car ce que ce médecin t’a fait subir est un crime ignoble. Et puis un beau matin ou un bel après-midi pour toi, tu te réveilleras toute légère, essorée, lessivée certes mais tu sentiras que ce vide qui t’a si longtemps habité ne demande plus qu’à être comblé de bonheur, de lumière et d’amour.
    J’ai un profond respect pour toi et beaucoup d’amour.
    Continue à nous écrire et reprends tes pinceaux pour nous offrir en couleurs l’amour qui t’habite, projette le sur tes proches et sur nous tous, tes amies et amis qui pensons beaucoup à toi et ne t’oublions pas. Je t’aime très fort ❤️😘

    Aimé par 2 personnes

    1. Oh ma chère Cath, merci de tes mots, de ta fierté, même si je ne la ressent que confusément. En fait, je ne fais rien de mes journées d’autre que me laisser traverser par cette tempête, je laisse remonter la nausée. J’attends ce jour que tu décris où je me réveillerai différente et légère avec quelque impatience je l’avoue. Et j’ai cette chance de t’avoir comme amie, comme soutien, dans ces années si difficiles que je viens de traverser. Je t’aime fort 😘❤️

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