Lâcher prise.

Lâcher prise.

Il est hors du commun, une belle âme,
Un guide sage, pris au piège des larmes,
Il est perdu, ne sait plus, en a perdu sa foi,
Je suis triste, il a perdu son cœur, sa joie.

Elle est jeune, jolie, ne comprends pas,
Ne comprends pas tout de ce monde là,
Tant de bassesse, vulgarité, méchanceté,
Pourquoi si peu d’amour, de paix, de bonté?

Aide-moi mon âme, plonge au fond de leur cœur,
Pour faire un pied de nez au malheur, à la peur,
Et qu’ils lâchent prise, qu’ils retrouvent le bonheur,
Montre à ces beaux cœurs que la vie est couleur !

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
J’ai envie de vous dire, enfin osez,
Quelle chance vous avez, profitez,
Hommes, femmes, lâchez prise, aimez !
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Lettre à ma mère.

Lettre à ma mère.

Toutes ces frayeurs d’enfant étalées au grand jour,
Et mes douleurs de femmes imprimées pour toujours,
Toi, ma mère qui m’a lue, qu’as-tu pensé,
De ce que les épaules de ta fille ont porté?

Je pense à notre lignée de femme, de Marie,
Belles d’âmes qui veillent depuis leur paradis,
J’ai plié sous mon fardeau, tu as porté le tien,
Tu as fait au plus juste, c’était bien mon destin !

Tu m’as fait ce cadeau, ta force, ta droiture,
Cet héritage de mère en fille, cette posture,
Cette volonté farouche, ne jamais abandonner,
Au pire de la tourmente, toujours se relever !

A la lecture de mes mots, ne courbe pas le dos,
Car au-delà de ces maux est ressorti le beau,
Je suis ta fille, une femme et de toi une parcelle,
Je te remercie, pour ce don, cette étincelle …

Alors repose toi ma mère et sois enfin sereine,
Je suis cette femme là grâce à toi, tu es ma reine,
Issue d’une lignée de femmes étonnantes et rebelles,
Sois fière que grâce à toi, je sois devenue … belle !
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L’automne.

L’automne.

Le temps s’étend maussade,
Mon corps est comme en rade,
La pluie s’invite, tac, tic et tac,
Envie de gros baisers qui claquent.

Je suis comme en automne,
Envie de faire un somme,
Me blottir sous les draps,
Et le temps s’éteindra.

Envie d’amour douceur,
De ses bras, de son cœur,
Envie de belles caresses
Et d’un peu de tendresse.

Laisse la mélancolie,
Et son nuage d’ennui,
Secoue-toi, lève-toi,
Aime-toi, aime pour toi !

Et l’automne de couleurs va se parer,
Là, tu vas  retrouver la joie et la gaieté,
Secoue-toi, va chercher ton bonheur,
Tu croiseras peut-être l’élu de ton coeur ?
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Peur d’aimer.

Peur d’aimer.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Que se passe t’il, es-tu fâché, lassé ?

Il était un peu perdu,
Plus rien, il ne savait plus,
Et il avait un peu trop bu,
Oui, il était un peu perdu.

Méritait-il d’être aimé,
Méritait-elle d’être aimée,
Il avait déjà été trop blessé,
Il avait peur de trop aimer !

Mais je suis là, ta Tite, petite fée,
Qu’as-tu à perdre, il faut risquer, oser,
Tu peux te contenter d’une vie bien rangée,
Ou bien aimer en grand, le temps va s’arrêter.

Regarde la, vois elle n’attend que toi,
Oui toi, avec tes défauts et tes émois,
Toi, ta douceur et ton cœur de géant,
Elle tremble de ne pouvoir ouvrir le sien béant.

Tu la trouves plutôt belle, et puis assez jolie,
Plonge au fond de ses yeux, vois l’amour infini,
Qui transperce son cœur en myriades d’étoiles,
Vas, dis lui que tu l’aimes et lâche la grand voile.
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Grandir.

J’ai été abandonnée,
Et puis dur j’ai travaillé,
Y croire, me suis mariée,
Deux amours sont nés,
Violence crue, divorcer,
Et encore plus travailler,
Enfin la passion, aimer,
Et puis chute, désaimée,
Et encore chute, licenciée.

Tomber…
Tomber…
Tomber…

Une petite graine semée,
Une herbe folle a poussé,
L’herbe est devenue arbre,
Plus peur des sabres,
Juste être un arbre,
Plus peur de rien,
M’aimer enfin …
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La traversée du désert.

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Je traverse le désert pieds nus sur le sable brulant,
Je brûle en enfer, corps nu sur les sables mouvants …

Qu’ais-je fait pour mériter cela,
Qu’ais-je dis, destin pourquoi moi,
Pourquoi? Pourquoi tant d’épreuves,
L’amour n’est-il pas la seule preuve?

Doucement, tout doucement respire,
Prends un inspir et puis expire,
Il faut faire le vide, lâcher prise,
Je t’en prie, vas-y, respire !

Et dans ton corps la fraicheur s’installera,
Ecoute ton cœur, le bonheur est caché là,
Laisse l’esprit, il n’est pas roi,
Lâche la peur, elle n’est pas loi.

Pas à pas, ouvre ton cœur, ouvre tes bras,
Là tu verras, la lumière brille au fond de toi,
Doucement, tout doucement, respire,
Prends un inspir … et puis expire !
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La beauté d’aimer.

La beauté d’aimer.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Quelle chance vous avez à deux d’aimer,
D’aimer et d’être en retour tant aimée,
Mais pourquoi, pourquoi est-ce si compliqué ?

Au commencement est le temps de la séduction,
On s’inspecte, yeux dans les yeux, belle est la connexion,
On se respire, premiers baisers et oui c’est bon,
On se touche enfin, c’est si doux cet abandon !

Et on en veut plus, on veut l’Amour en grand,
Celui de la fusion, des dieux et des géants,
Mais là s’invite la peur des mémoires dépassées,
La peur de souffrir, encore,  par celui tant aimé …

C’est ainsi, c’est la vie, nous avons un passé,
Des blessures, des cassures, on ne peut les gommer,
On peut se dire quand même, cette fois c’est pas pareil,
Et enfin, jeter nos démons, nos peurs à la corbeille !

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je voudrais juste vous dire aimez,
Et laissez s’installer la vraie complicité,
Celle qui vous fera rayonner dans toute votre beauté.
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L’Homme, la Femme

Sur le quai de la gare, elle l’a laissé partir,
Son cœur déboussolé a du ses larmes retenir,
Et sans attendre, se retourner, elle s’est sauvée,
Lui à quelques mètres, elle pour ne pas pleurer.

Elle était toute tristesse de lâcher son bonheur,
Elle voulait encore de lui, de sa douceur,
Elle lui avait ouvert son cœur en grand,
Il lui avait offert le sien, beau et vibrant.

La vie l’a poussé dans ses bras, lui dont elle avait tant besoin,
La vie l’a poussé lui, car c’est d’elle dont il voulait prendre soin,
Et ils étaient comme nus, face à face, émus et étonnés,
Elle ne pouvait rien  lui cacher, il ne pouvait se masquer.

Il est Homme, le soleil, elle est Femme, la terre,
Ensemble ils sont plus forts, ils sont le feu et l’air,
Le haut et puis le bas, mélés à une pluie d’étoiles,
Ni Dieu, ni Maître, ensemble ils se dévoilent.

Ils vont bientôt se retrouver,
Et puis réinventer le verbe aimer,
Lui, elle, toujours vrais, juste beaux,
Elle, lui, à deux, libres et égaux.
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L’enfant enfouie.

L’enfant enfouie.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je sens monter en toi, un orage, un grand vent,
Pose-toi un instant, et regarde en-dedans.

Elle avait peur,
Une folle terreur,
Rivée au ventre,
Mourir dans l’antre …

Elle a fait seule le long chemin,
Vers l’abîme et son sombre destin,
Revenir en arrière, loin, très loin,
Pour affronter sa peur et son chagrin.

Elle a vu cette petite fille terrifiée,
Cachée là, recroquevillée, murée,
Qui chaque nuit un peu mourrait,
Renaissait au matin et encore mourrait.

Elle l’a prise dans ses bras,
N’ais plus peur, je suis là,
Tu ne sera plus invisible, niée,
Parce que moi, je vais t’aimer !

Elle est remontée vers sa lumière,
Laissant la petite apaisée, en arrière,
Elle avait survécu, oui, à tout cela,
Elle pouvait chasser la peur et ses tracas.

Tous nous avons des peurs ancrées,
Profond, si profond, enracinées,
Il faut aller au fond de  l’âme, la regarder en face,
Et lui dire, non, je ne te laisse plus la place !

Je suis Tite, petite fée, voyez cette libération,
C’est comme casser les murs de sa prison,
Le voyage est terrifiant, il faut bien du courage,
Au bout il y a la paix, la confiance, plus de rage!
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L’intimité.

L’intimité.

Il a compris ce jour qui elle est,
Elle est bien femme sauvage et sacrée,
Il a compris qu’elle peut lui apprendre,
A vivre au présent, et se comprendre.

Et il va goûter à son odeur,
Et à sa peau toute douceur,
Il pleurera sous ses caresses,
Elle gémira de sa tendresse.

Très lentement ils vont s’aimer,
Et découvrir la véritable intimité,
Juste en conscience, sans mots,
Juste en soupirs, peau contre peau.

Ils vont se réveiller heureux et légers,
Emus tous deux dans la complicité,
Le jour se lève, Dieu que c’est beau,
Ils vont s’aimer et puis vivre, à nouveau !
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Ph 22_la passion