Le reste de ma vie.

Le reste de ma vie.

Avatar de emotionsdefemmeCatherine Berthold

Ph 3_le reste de ma vieIl me reste moins de temps à vivre que de celui vécu,
Je ne veux plus m’embarrasser de sentiments déchus,
J’ai souffert de sentiments amers, je n’en veux plus,
J’ai eu mal, mal-aimée, bafouée, tant d’amour perdu.

Pour le reste de ma vie, je veux du rire, de la joie,
Et en l’être humain croire encore, avoir la foi,
Regarder la beauté, m’émerveiller, monde sacré,
Plonger dans mon océan intérieur et puis m’aimer.

Ouvrir mon cœur, de moi à toi, parce que c’est bon,
Offrir un sourire, à lui, à la vie, comme un bonbon,
Un bonbon acidulé, plein de douceur, tout fondant,
Un bonbon cadeau que l’on offre, d’un cœur aimant.

Pour le reste de ma vie, je ne veux plus de bruit,
Ou alors juste un peu, de celui qui réjouit,
Le clapotis de l’eau, le bruissement du vent,
Mais surtout et plus que tout, le rire des…

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Il y eut le temps …

Il y eut le temps …

Avatar de emotionsdefemmeCatherine Berthold

Il y eut le temps de l’innocence,
Des rires sucrés, des baisers plein de sens,
Trop vite l’on grandit, trop tôt s’invite la peur,
Tu frémis, petit à petit, tu oublies le bonheur.

Il y eut le temps de la désespérance,
Des yeux de brume salée, au goût rance,
Des couleurs sombres et lassées, abîmées,
Le temps du repli de l’âme, comme expulsée.

Il y eut le temps de la flamme vacillante,
Minuscule, enfouie au fond de cette déferlante,
Mais bien là, comme défiant l’ennemi tapi,
Bien décidée cette flamme à ramener la vie !

Alors il y eut le temps de l’espérance,
La petite flamme devenue flamboyante,
Te dis regarde, pour toi aussi il y a une chance,
Les couleurs sont soudain plus claires, charmantes.

Est venu le temps de la resplendissance,
Ta carapace s’est fissurée, tu es étincelante,
Le cœur a gagné, tes couleurs sont éblouissantes,
En toi sont revenues…

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Au revoir tonton …

Au revoir tonton …

Mon vieux tonton est décédé hier. Un pincement au cœur, un brin de tristesse m’effleure de savoir que je ne discuterai plus avec lui.
En fait mes oncles et tantes s’éteignent les uns après les autres, nonagénaires arrivant au seuil de leur vie, à cet âge où ils n’ont plus envie … de se battre, du bruit, de respirer, que sais-je encore …

Je ne suis pas quelqu’un qui vit dans le passé, mais je me souviens de ces incroyables fêtes de famille de mon enfance, tout le monde était là en habits de dimanche, pas moins de cinquante personnes, quatre générations réunies qui avaient un lien, une véritable histoire. Il y avait les vieux, puis nos parents, leurs frères et sœurs, aussi les cousins proches ou lointains et enfin une ribambelle d’enfants courant en tous sens. Et il n’était pas rare de voir le « pitchoune » sur les genoux du plus ancien. Bien sûr, il y a eu des histoires, plus où moins croustillantes sur les uns et les autres, des disputes aussi mais jamais de cassure, ils oubliaient, se pardonnaient.

Numériser0014

Et dans cette famille, nous nous parlions, nous nous écrivions, nous nous fréquentions. Tous ces anciens m’ont raconté leurs histoires, leurs enfances, et j’ai aimé cela, cette transmission du savoir, de leur part de sagesse. J’aime savoir que je suis issue d’une lignée de gens bienveillants, pas parfaits mais beaux dans leurs imperfections. C’est ce qui nous enracine, ce qui nous ancre. Leurs histoires sont une part de nous et notre mémoire leur permet d’exister au-delà du caveau.

Qu’en sera-t’il pour les enfants de nos enfants ?

Verront-ils leur arrière grand-mère dans un mouroir, peut-être ? où embrasseront-ils cette femme douce qui perds un peu la tête mais qui te glisse une petite pièce ?
Entendront-ils cette vieille tante un peu ratatinée leur parler de sa passion de la musique, elle l’ancienne concertiste ?
Verront-ils encore ce tonton Jeannot aux idées politiques bien arrêtées, (surtout les enfants on ne parle pas politique ! … tu parles nous on se marrait bien) mais si savoureux, humble et droit dans ses convictions qu’il est quelque part en moi comme un exemple d’intégrité ?

De nos jours les familles se désagrègent, les photos se numérisent, les coups de fil se changent en textos et les lettres d’amours en e-mails …

Qu’en sera-t’il pour les enfants de nos enfants ?

Où trouveront-ils ces racines nécessaires à une meilleure compréhension de la vie ? Qu’allons nous leur transmettre d’important ? Et si la rupture de ce lien familial, l’individualité annonçait la mort prochaine de notre humanité …

Je veux continuer à tisser des liens, que mes futurs petits enfants entendent ma mère leur parler de son enfance, elle qui n’avait rien, pauvre parmi les pauvres et elle rajoute mais … je n’ai manqué de rien … j’ai eu une belle vie !
Je veux pouvoir leur raconter ce que la vie m’a appris, leur dire que rien n’est jamais perdu tant que l’on a un souffle de vie, qu’il y a de la magie dans les étoiles et dans chaque pétale, enfin leur dire combien ils sont beaux et uniques, que tout est possible pourvu qu’ils rêvent haut et grand !

Alors je vais continuer à me déplacer pour les enterrements, envoyer de jolies cartes pour Noël, appeler pour demander des nouvelles, parce que  …
Prendre le temps pour les siens c’est important.

Au revoir mon tonton, ne mets pas trop le bazar la-haut !

Numériser0009

Kathy.

 

Fille de la lune.

Fille de la lune.

Ph 24_amour sans finJe suis fille de la lune,
Posée là, à cette heure nocturne,
Je suis pleine, je suis une,
En paix, dessous la lune.

Toujours tu m’as accompagnée,
Calmant mes terreurs angoissées,
De l’enfance aux internats glacés,
À mes amours trop souvent désertés.

Tu m’as transmise cette mélancolie,
Que je vois en miroir sur ta pâleur polie,
Tu es maîtresse de la nuit,
J’aime tes heures sans bruits.

Et là, avec toi, je peux rêver,
Plus haut, plus fort, à en danser,
Au meilleur pour cette humanité,
Y croire, en mon coeur de bonté.

Je suis fille de la lune,
Posée là, à cette heure nocturne,
Je suis pleine, je suis une,
En paix, dessous la lune.

Kathy.

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Pour toi, ma sœur.

Pour toi, ma sœur.

Ce soir, je pense à toi ma sœur … Suite à un article lu ce soir, ta douleur renaît en moi, coule au fil des mots.

Tu étais une petite princesse aux cheveux de soie, si belle ! Tu avais trouvé ton prince, il est parti en courant cet idiot et après cela, plus rien n’a été rose ou bleu. Tu avais vingt ans …
Tu t’es mariée très vite, peut-être pour ne pas gâcher ton rêve de conte de fée. Mais toi, moi, ne savions pas qu’il existait de vrais, de méchants ogres, qui ne font qu’une bouchée des belles princesses au cœur trop doux, pas après la candeur de papa ! Et puis les contes de fée ça n’existe pas.

Tu as eu deux fils et en prime des années de violence, de tourmente, de luttes et de chute. Je t’ai vu blessée, de matins tristes en soirs désespérés. As-tu eu juste un moment, juste le temps de penser à toi ? Rien qu’à toi ?
Quand je te vois, je sens ton corps entier moulé, sculpté dans la pierre, tu t’es glissée dans le plus dur des marbres pour te protéger. Tu ne peux laisser l’eau et la lumière s’infiltrer, la pierre s’éroderait, tomberait en poussière … Alors tu continues, droite et fière. Jusqu’où, jusqu’à quand vas-tu résister ? Tu ne méritais pas cela, personne ne mérite cela. Et si tu laissais entrer l’eau et la lumière, juste un peu, pour voir ce que ça fait ?

Et je m’en veux de ne pas avoir été suffisamment là, je suis ta grande sœur, j’aurai du te protéger de cet homme et de tous ces tourments, je n’ai qu’une seule excuse, moi-même je me débattais en plein vent.

Je ne te juge pas, jamais je ne t’ai jugé, je suis si triste de cette vie gâchée, je te vois traverser les années avec ce fardeau si lourd à porter. Et j’entends tes silences au-delà de tes mots, je sais bien que l’espérance t’a déserté, que tu n’imagines même plus aimer et être aimée. Il t’a enfermé dans cette cage dorée, tu ne sais pas ou se trouve la clé. J’aimerai que tu puisses entrouvrir une porte, une fenêtre, juste dire, te dire, à défaut de vivre. Ce serait un premier pas.

Je veux te dire que je me souviens de nos rires, de notre complicité d’adolescentes. Je n’ai pas oublié ces vacances, nous n’étions que nous deux, et puis nos amoureux … Où sont passés les jours d’insouciance et de joie ?
Je veux te dire que je sais combien tu te bats encore pour tes fils, que tu voudrais encore les sauver. Peut-être faut-il enfin te sauver toi ?
Je veux encore te dire que je suis là pour toi aujourd’hui plus qu’hier, parce que je suis plus forte et plus sereine aussi. Jour et nuit, toujours ma porte et mon cœur te sont ouverts, à tout jamais.

Peut-être ne liras-tu jamais cela, peut-être pas. Je laisse ses mots s’envoler et trouver leur chemin vers toi.

Ne doute pas, n’oublie pas, n’oublie jamais combien … je t’aime, toi, ma petite princesse aux cheveux de soie.

Kathy.
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Sur le Chemin de Compostelle.

Sur le Chemin de Compostelle.

Elle est partie marcher sur ce Chemin,
Malgré la peur qui grondait en son sein,
Peur de la maladie, de chuter, de tomber,
Peur de tout, de ne plus rien maîtriser.

Deux jours durant, elle s’est échinée,
A suivre l’homme aux grandes enjambées,
Elle a pesté, râlé, vociféré,
De la douleur installée de la tête aux pieds.

Et puis elle a compris qu’elle ne le rattraperait pas,
Parce que lui ne le voulait pas,
Lui devait faire son propre chemin,
Elle devait juste trouver le sien.

Enfin elle a lâché ce combat entre elle et elle,
Lâché le contrôle, l’Univers lui a offert des ailes,
Elle a regardé en face ses peurs, ses faiblesses,
Elle a reçu la paix, juste là, tout en justesse.

Elle a pu marcher, respirer, plus légère, en conscience,
Et regarder, humer, profiter, saisir le sens,
En affrontant sa douleur, sa frayeur,
Elle était une, pleine, de sa lumière, de sa noirceur.

Elle a senti ce qu’est vivre l’instant présent,
Où manger, dormir, demain n’est pas important,
Elle a apprécié tous ces regards bienveillants,
Et vu, entendu l’homme et ses tourments.

Elle l’a regardé,
Avec ses sourcils froncés,
Même au plus profond,
D’un sommeil de plomb.

Elle a écouté cet homme à ses côtés,
Ses silences, ses douleurs, ses mots jetés,
Elle a vu les larmes de l’enfant blessé,
Avec le cœur au bords des yeux emplis d’humilité.

Elle est rentrée chez elle pleine d’une énergie nouvelle,
C’est la fin de ce Chemin de Compostelle,
Il y aura d’autres défaites, d’autres matins,
Elle sait que nous sommes tous, toujours en chemin.

Kathy B.
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Ph 31_évolution - Copie

La violence envers les femmes.

La violence envers les femmes.

Je parlais tout à l’heure avec une amie qui me disait :  » mes sensations au niveau sexuel se bloquent …. Je ne ressens quasi rien … ».
Cette femme a été victime de violences sexuelles. Son cerveau de petite fille n’a pas pu garder ce souvenir, elle n’a jamais pu porter plainte, sa famille ne l’a pas crue, entendue. Une partie des évènements vécus sont remontés à la surface il y a peu de temps. De ce fait inconsciemment, elle interdit à son corps de ressentir ce qui fait d’elle une femme. Elle n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres. Et cela est profondément injuste, cela me rend triste car chacune de nous devrait avoir ce droit de se sentir en paix avec son corps, épanouie et libre.

La violence envers les femmes est multiple. Elles peuvent être blessées par des actes sexuels odieux mais également par des mots, des comportements d’une violence inouïe. Cela se produit dans la cellule familiale, avec un compagnon, au bureau, dans la rue, partout.  Et chez la femme, cela se traduit toujours dans le corps, par une sexualité qui se bloque, ne sait plus s’exprimer. Il peut arriver aussi que certaines aient des appétits sexuels hors norme. Mais toujours se manifeste un profond manque de confiance voire un dégoût de soi. A combien pouvons nous évaluer le nombre de femmes victimes de violence? Combien de femmes, combien parmi vous sont dans ce cas et n’en ont jamais parlé?

Car il s’agit bien toujours de violence qu’elle soit verbale ou physique. Comment vivre avec un tel bagage, se respecter soi quand nous n’avons pas été respectées au plus profond de notre être?

Je ne suis pas une féministe acharnée, qui cloue tous les hommes au pilori. D’ailleurs, c’est plus rare, mais ces violences peuvent être aussi le fait d’autres femmes. Je veux juste vous dire à vous, belles femmes, que vous avez le droit d’être fragiles, que vous n’êtes pas responsables de la violence que vous avez subi et que la meilleure façon de s’en sortir est d’en parler, c’est reconnaître que, oui, à un moment donné nous avons été victimes. Se reconnaître en tant que victime, c’est déjà éloigner la culpabilité, c’est se permettre de guérir et se respecter. Il est dit que tous les maux s’impriment dans le corps. N’est-ce pas l’un des pires ? Cela touche à notre intimité profonde, à notre nature profonde. Nous devons savoir que si nous avons été victimes de violence cela rejaillit sur notre corps, notre sexualité.  Mais qui en parle ? Sachez que toutes ces violences mises bout à bout bloquent vos désirs et votre corps, vous empêche de ressentir, d’être douces avec vous-même, d’aimer ce corps malmené au fil des années, d’aimer être aimée, d’être désirée.

Non, il ne faut plus accepter d’être humiliée, brimée, battue sous le simple prétexte que nous sommes faibles. Nous avons ce droit de le crier, de le dire à nos filles qu’enfin l’on nous respecte. Et sachez que sous cette faiblesse apparente sommeille un volcan, une puissance infinie. Et c’est peut-être cette puissance qui effraie certains hommes, celle de la femme qui enfante, encore se relève, la tête haute, qui encore pardonne, et qui encore et malgré tout peut aimer.

Alors prenez soin de vous belles âmes, prenez le temps de vous regarder dans un miroir, de le regarder ce corps et de l’aimer à nouveau … prenez le temps dans votre salle de bains de vous enduire de crèmes et de parfums, parce que c’est cela aussi être femme, c’est chérir ce corps, aimer être douce à l’extérieur comme en dedans, c’est reconnaître que l’on peut être fragile et sensible sans honte, sans culpabilité. Et c’est quand vous aurez laissé renaître la femme fragile que vous sentirez la femme sauvage se réveiller, celle que rien ne peut entraver, celle qui ne craint aucun danger, celle qui est libre et fière … d’être femme.

N’hésitez pas à commenter …
Avec toute mon affection,

Kathy B.
Ph 54_méditer pour aimer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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36.2005

++

+++s culpabilité.

La colère …, encore.

La colère …, encore.

Je regarde souvent autour de moi, comme une enfant, les sens en émoi.
Il y a deux choses que je ne vois pas à l’état naturel : un blanc parfait, sans nuances, un noir profond sans reflets.

Nous Humains avons souvent tendance à considérer que chaque chose, chaque pensée, que tout est blanc ou noir. Mais la magie de la vie réside dans toutes les nuances de gris …

Et je repense à la colère, que j’ai moi-même longtemps désignée comme inacceptable. Enfant, je n’ai jamais vu mes parents en colère, jamais. Mon père était un fervent catholique et la colère est dans cette religion un des sept péchés capitaux, rien que cela ! Il avait en lui, profondément ancrée, la conviction que la colère est mauvaise et j’ai abordé ma vie d’adulte avec ce bagage. Je me rends compte aujourd’hui que cette incapacité à laisser sortir mes colères m’a joué des tours …

Cependant depuis quelques temps, je me surprends à sentir monter en moi ce volcan, c’est comme une éruption venue du fond des temps, une tempête qui balaie certitudes et à-priori. Et je sens que c’est bien.

La colère est une émotion, elle se décline elle aussi dans toutes les nuances de nos vies. Elle fait partie de notre nature, de nos couleurs, de notre source et de nos profondeurs.

Il y a la colère des gens trop abîmés, qui ne savent plus s’exprimer qu’avec la rage à la bouche, prêt à lever la main, le poing, à la moindre occasion. Elle est en ceux qui crient, frappent, violent, tuent. C’est celle qui effraie, qui animent les violents et celle-là, nous ne pouvons la tolérer. Elle est pathologique.

Nous avons tous des blessures plus ou moins vives, plus ou moins refoulées, un endroit juste là, à l’intérieur ou ça fait mal encore. Ce sont les blessures de l’âme. C’est comme s’il y avait en nous un bouton « danger », un mode « alarme », et chaque fois que ce bouton est enclenché par un mot, une situation, la colère arrive féroce, galopante. Elle s’exprime contre nous-même. C’est la colère miroir.

Et puis il y a la colère face à l’injustice des mots, des actes qui nous rabaissent. Nous le sentons en nous, ce je ne sais quoi qui sonne faux, ce rien de suffisance et d’arrogance. C ‘est quand quelqu’un veut exercer sur nous un rapport de force, un pouvoir. Et cette colère est juste. Il est juste de pas être heureux dans la violence psychologique car il s’agit bien de violence. C’est l’arme des manipulateurs, des égos surdimensionnés. Oui, nous avons le droit de ne pas tout accepter, et se mettre en colère, dans ces circonstances, est normal, humain et sain.

C’est pourquoi, quand nous sommes en colère, nous devons nous demander, que se passe t’il, là en dedans, qu’est ce que je ressens dans mon cœur et dans mes profondeurs, à quoi cela me ramène ? Est-ce pathologique, une réaction miroir, ou est-ce juste ? Ce questionnement est primordial à notre bien-être. Car le problème de la colère est qu’elle coupe, griffe, elle blesse. Elle fait mal, soit à nous-même, soit à l’autre.

Alors soyez indulgents, bienveillants, avec les autres mais aussi et surtout avec vous-même. Personne n’est parfait. Voyez en vous, en l’autre, cet arc en ciel qui vous compose. Le questionnement, le partage, le respect de soi, de l’autre mais surtout le pardon sont là pour mettre un baume sur vos blessures, sur les bleus et les bosses fait à votre âme. Parce que cette petite âme qui vibre là en vous, il faut la soigner, la dorloter, l’aimer … elle fait de vous cet être unique et merveilleux qui mérite l’amour, du premier à la fin de ces jours.

Si un coup de colère peut être le signe d’un abîme,
Il peut aussi rallumer des couleurs à la cime.

Kathy B.
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Ph 50_la cinquantaine

Vent de colère.

Vent de colère.

Ce soir pas de rimes, de poésie, juste un grand vent de colère, un vent qui balaie tout et il était plus que temps.

Je vous explique.

La plupart d’entre vous le savez déjà, je souffre depuis cinq ans maintenant  de myoclonies propriospinales d’endormissement ( ceci est le juste terme médical ). Les myoclonies sont des sursauts involontaires, pour ma part très violentes, dans tout le corps et qui apparaissent, sinon ce ne serait vraiment pas marrant, au moment du coucher et ce pendant plusieurs heures.

Les médecins et les divers thérapeutes consultés à ce jour, n’ont pas pu m’aider. Mais des amis, avec le cœur sur la main ont pensé détenir eux le secret de ma guérison. Et l’on m’a dit :

– « Tu devrais bouger d’avantage, fatiguer ton corps, forcément tu dormirais ». Et je me suis épuisée, je me suis jetée à fond dans l’exercice physique, pour seul résultat d’être encore plus fatiguée.
– « Tu as un problème qui est d’ordre psychologique, c’est dans ta tête ». Et je me suis éreintée à comprendre les moindres ressorts de mon mental, de mon mal.
– « Tu cultives ta souffrance, tu te définis par elle ». Et encore une fois, j’ai voulu me remettre en question, je me suis torturée deux jours …

Et tout à coup une grande colère est montée en moi. Mais de quel droit me parle-t’on ainsi? Quand, à quel moment cet ami s’est-il dit « moi » je sais mieux qu’elle ce qu’elle vit? Le problème avec ce genre de petites phrases, c’est que la personne malade se dévalorise encore un peu plus, se dit « ça vient sûrement de moi » … Le moral retombe dans les chaussettes. Est-il normal de rajouter un poids supplémentaire? Quand la souffrance est quotidienne, qu’elle prends le pas sur l’ensemble de votre vie, doit-on en plus supporter cela?

Non ! Foutez-moi la paix !

Une personne en souffrance, que cette dernière soit physique ou morale, a besoin de compassion, de bienveillance. Mais les grandes claques dans la figure ne font pas avancer. Les grandes claques, ça fait mal !

Je lis souvent que les maux du corps reflètent les maux de l’âme, que le corps exprime ce qui n’a pas été entendu par l’esprit. Nous nous rendons malades parce que nous n’avons pas évacués nos blessures. Oui, je crois que c’est exact. Mais pouvons-nous nous permettre de nous improviser psychiatre ou thérapeute, pour « sauver » l’ami malade? Les mots ont un sens, ils ont une portée que parfois nous n’imaginons pas, et l’on ne peut balancer des vérités vraies ou fausses ainsi. Sous prétexte de dire ce que l’on pense, à tort ou à raison, on en vient à être méchant et cruel.

Alors, si jamais vous vous retrouvez dans cette situation, face à quelqu’un qui souffre, apportez lui votre soutien, votre gentillesse et votre bienveillance. Prenez le temps de discuter, parce que vous l’appréciez, parce que vous l’aimez, donner-lui de votre temps. Et juste en discutant, avec le cœur ouvert, peut être pourrez-vous lui donner cette clé qui lui manque … Peut être … Parce qu’il faut rester humble en ces circonstances et jamais, au grand jamais ne penser détenir la vérité absolue sur ce qui fait tant souffrir votre ami.

Kathy B.
Ph 20_sois polie

Paix intérieure.

Paix intérieure.

Je me suis posée, aujourd’hui,
Dans mon jardin, mon coin de paradis,
Là où je suis tranquille et en sérénité,
La paix s’est installée dans la lumière dorée.

Je me disais, je me dis souvent, je devrais bouger,
Rencontrer, parler, donner, aimer,
Mais cet instant de paix est mon cadeau,
Après ces nuits de lutte contre mon corps sans repos.

Et j’oublie la fatigue, les maux,
Je me délecte de ces moments juste beaux,
Quand la paix m’amène sur ces rivages,
Ou je ne suis plus ce corps en rage.

Je ne m’oblige à rien, juste être dans le présent,
Enfin je respire, enfin je profite juste là, dans l’instant,
C’est un acte d’amour, une douceur que l’on s’accorde à soi,
Et dans ces moments de présence infinie à moi,
Ma conscience s’ouvre au Divin, à l’autre, à toi …

Ne pas juger, à peine penser,
Juste écouter cette petite voix,
Qui sait ce qui est bon pour moi et toi,
Juste profiter de l’amour déposé.

L’air se mouille de la prochaine pluie,
Le chat se déplace gracile et sans bruit,
Et le ciel métallique s’obscurcit,
Merci, je suis encore en Vie !
****
Kathy B.
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