Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Vois-tu de mes yeux couler ces larmes salées,
Je suis si triste, le vent léger ne peut assécher mon chagrin,
Le soleil, mon ami, ne peut réchauffer mon cœur éteint.
Encore, de pauvres gens sont morts, pourquoi, pour rien,
Un homme, deux, un groupuscule ont scellé leur destin,
Peut-on encore les appeler des hommes, des humains?
Dans cette barbarie, je ne vois que la haine rouge carmin.
Et j’entends le tocsin sonner dans les églises, les mosquées,
Certains vont céder à la peur, à la rage, et lever des armées,
Je vous en prie, ne levez pas un bras vengeur,
Ce serait une horreur, laisser s’installer la terreur !
Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je vais me relever, fière, me redresser,
La guerre n’est pas la solution, mon cœur en est certain,
Et si l’humanisme enfin, sauvait l’humain ?
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