Cicatrices.

Cicatrices.

Nous portons tous des cicatrices, visibles ou invisibles,
Marquant nos cœurs comme une toile de lignes impassibles,
Lignes douces et tenues ou failles insondables, abyssales,
Lignes de cotonnade ou plaies déchirant les entrailles.

Elle ne voyait que son chagrin mais elle est femme et mère,
Elle est entrée dans cette faille, dans le cœur de sa mère,
Sa mère qui a perdu un fils, son regard est perdu, ailleurs,
Elle a été traversée, clouée, pliée en deux, de toute cette douleur.

Et elle a été happée, emportée par tous ces pleurs de femme,
Toutes ces mères qui ont perdu l’enfant et un bout de leur âme,
Son ventre n’est qu’un cri poignant à l’infini, de Marie à sa mère,
De sa mère à Marie, la mort a pris aux femmes le propre de leur chair.

A cette mère en perdition, qui ne sait dire je t’aime,
Elle va donner de sa douceur, à foison des je t’aime,
Elle l’aimera pour deux, pour lui, pour elle … Ma mère,
Tu dois comprendre qu’encore brille sa belle lumière !

Allez, relève-toi,
Fais juste un pas,
Et prends mon bras,
Vas y, redresse toi,
Maman … encore un pas !
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L’âme sœur.

L’âme sœur.

Toi, l’homme, mon âme sœur, je t’attends,
Fais vite, je t’en prie, parce que file le temps,
Viens, ne t’attarde pas en chemin, je suis là,
Toi aussi, je le sais, tu n’attends que cela !

Je te verrai de loin, de suite, d’instinct, je saurai,
Avant de te parler, avant de te toucher, je saurai,
Car nos yeux trouveront les cieux, la lumière,
Le temps va se suspendre, comme le ciel, la terre.

Je te donnerai tant de douceur, chaleur de femme,
Que tu seras bouleversé, aussi touché à l’âme,
Tu me prêteras ton épaule, qu’enfin je me repose,
Sur ta force, ta droiture, ta bonté, apothéose !

Toi, l’homme, mon âme sœur, je viens,
Ne te retourne pas, lâche la peur, les liens,
Ensemble de deux, nous ne ferrons plus qu’un,
Tu es là, enfin, viens et prends ma main …
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Ph 53_l'âme soeur

Se réconcilier.

Se réconcilier.

Ce soir de Nouvel An, elle a tant pleuré,
Elle n’était que rivière de larmes salées,
Elle a voulu rejoindre son frère, oublier ce temps,
Il lui a dit non, ce n’est pas encore Ton temps !

C’est une femme de quelques cinquante ans passés,
Elle se pose aujourd’hui, tant de batailles menées,
Quelques joies, et trop de douleurs vécues, cumulées,
Jusqu’à ce jour où elle a perdu son frère tant aimé.

Cette douleur là, elle ne la savait pas, c’est comme un trou,
On lui a arraché un bout de sa chair, elle a roulé dans la boue,
Une boue noire et collante, elle s’y noyait, en plein malheur,
Mais elle se redresse étincelante, la peur écrasée par le cœur !

Oui elle se relève encore, l’histoire n’est pas finie,
Elle doit encore sauver son corps, jouer cette partie,
Son pauvre corps fatigué, si fidèle, qui a tout supporté,
Des épaules trop chargées, jusqu’au souffle coupé.

Dans cette dernière ligne de vie, elle va prendre soin d’elle,
Et soigner son corps malmené, ne plus le laisser pêle-mêle,
Nous allons nous réconcilier, je vais enfin nous aimer,
Pardonne moi juste d’avoir tant tardé … à accepter !
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Bonne année !

Bonne année !

Je suis Tite, toute petite, si petite,
En cette nouvelle année je vous invite,
A faire un voyage fabuleux avec moi,
Un voyage intérieur, au centre de Soi.

Alors lâchez l’esprit, tendez les mains,
Ecoutez le corps, sans peur, sans freins,
A vous tous je souhaite un nuage de douceur,
Ecoutez débordant de tendresse, le cœur !

Réveillez l’enfant, réveillez vos rêves,
N’attendez plus, oui tout plein de rêves,
Soyez aimants, patients, beaux, épanouis,
Que votre vie soit amour, paix et harmonie.

Moi Tite je vous souhaite d’aimer,
D’aimer à en pleurer et le clamer,
Que l’espoir, que l’amour, vous inonde,
Que la tolérance, enfin, soit votre monde.
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Danser la vie.

Danser la vie.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je vous vois vous interroger, accablés,
Sur le sens de la vie, pourquoi lui et pas moi,
Sur le sens de la mort, où se trouve la voie ?

Et vous souffrez en vos corps mutilés, ça fait si mal,
Vous souffrez en vos cœurs, douleurs qui se trimbalent,
La perte de l’être aimé vous laisse hébétés, brisés,
Le cœur est tout en pleurs, le corps crie supplicié.

On m’a dit un secret, la mort concerne les vivants,
Celui qui pleure et souffre est là, il sent son cœur vibrant,
Et il supplie, implore, encore je veux le serrer dans mes bras,
Celui qui n’est plus là, n’a pas besoin de tout cela !

Tu veux l’entendre, lui parler mais tu n’écoutes pas,
Ce n’est qu’une complainte lancée au Divin, mais il est là,
Tends l’oreille, ouvre ton cœur et tu verras, entendras,
L’âme, l’énergie subtile de ton aimé est là, a toujours été là.

Moi Tite, toute petite, petite fée, je vous le dis,
Ouvrez vos cœurs en grand et vous sentirez son esprit,
La mort n’est pas poussière, elle est lumière, éternité,
Et avec lui vous pourrez danser légers sur la voie lactée.
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Acceptation.

Acceptation.

Longtemps j’ai pesté, râlé, vociféré,
Contre tout, la maladie, les difficultés,
Pourquoi moi? Dieu que t’ai-je fait,
Pourquoi cette vie, suis-je l’imparfait ?

Le malheur m’habitait comme collé, tétanisée,
La maladie s’en est mêlée, perdue, accablée,
J’ai oscillé, je suis tombée, comme fracassée,
Je me suis renfermée, enfermée, murée, terrée.

Une voix m’a susurré, suffit, debout, lève-toi,
Le passé n’est plus, réagit, laisse le désarroi,
Accepte, referme tes blessures, cicatrise,
La maladie est là, fait avec, arrête ta crise !

Et j’ai laissé aller, lâché loin, loin derrière,
Les blessures, les bleus, les pleurs, arrière !
J’ai ouvert des yeux plein de larmes contenues,
La beauté cachée en chaque être, j’ai entrevu.

Alors j’ouvre mon cœur à tout, à toi, à moi,
J’accepte sans courber le dos, les sens en émoi,
Et je vis le pardon, la bonté, l’amour, je souris,
La sagesse est bien là, un bout de bonheur, la Vie !
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Tite et la mort.

Tite et la mort.

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La mort est tristesse, douleur, chagrin,
Elle pleure, se recroqueville, le soir, le matin,
Elle a perdu son tout, celui qu’elle aimait tant,
Ça lui fait comme un trou, un grand trou béant!

Je suis Tite, toute petite, je ne sais pas,
S’il faut rester brisé en soi, tout bloqué là,
Si on pensait à cet amour, à lui, à le bénir,
Si doucement on lui disait, je te laisse partir?

Moi je lui dirai, vole belle âme,
Va retrouver la paix, le calme,
Et si tu le peux, viens me voir un instant,
Un instant seulement, te poser dans ce temps.

Et je saurai que tu es toujours un peu là,
Dans ma main, dans mon cœur, présent, là,
Je suis Tite, toute petite, je te laisse voler,
Va bel amour, envole-toi vers ton éternité !
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Je vous aime …

Je vous aime …

Elle a le cœur lourd, le cœur gros,Ph 47_les jolis mots
D’un petit frère partit trop tôt,
Elle aimerait entendre de jolis mots,
Des mots caresses, et juste beaux …

Ne rien attendre, être soi, donner de soi,
Elle sait que c’est ainsi qu’il faut que ce soit,
Pourtant sa belle énergie n’est que paresse,
Quand autour d’elle, ne fleurit pas la tendresse.

Est-ce si difficile de le dire,
En le criant ou dans un soupir,
Et si tous nous disions une fois par jour,
« Je t’aime », et renaitrait un peu d’amour !

Elle a choisit de le clamer à chaque souffle d’instant,
Je vous aime, toi mon homme, mes enfants, infiniment,
Je vous aime toutes et tous, mes amis, tendrement,
Elle a choisi d’aimer, toujours, inconditionnellement.
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Dame nature.

Dame nature.

Je suis partie un peu à l’aventure,
M’en suis remise à Dame Nature,
J’ai lâché les liens, les peurs, les freins,
Seule, j’ai arpenté les forêts, les chemins.

Dans la forêt enchantée, j’ai respiré, humé,
J’ai pris le temps à chaque pas de m’ancrer,
J’ai embrassé le chêne vieux et puis me suis perdue,
La confiance en la vie m’a ramenée sur le sentier pentu.

J’ai déposé dans la rivière glacée mon chagrin,
Pour qu’elle l’emporte loin, que mon cœur soit serein,
J’ai admiré les couleurs de l’automne flamboyant,
Et versé une larme devant tant de Beau étincelant.

Dans une source d’eau chaude, je me suis baignée,
Sa chaleur délicieuse m’a enveloppée, caressée,
Comme un nettoyage du corps, de l’âme, du cœur,
Tout en moi n’était que bien être, chaleur, douceur.

Trois jours je me suis isolée, je n’ai pensé qu’à moi,
Il me fallait cela pour retrouver cette lumière en moi,
Je remercie la vie, la magie de chaque vécu d’instant,
Je peux reprendre ma route, le cœur léger comme un printemps.
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Amour sans fin.

Amour sans fin.

Elle médite en conscience, elle prie,
Ses yeux se noient de la douleur d’autrui,
La douleur de ceux qu’elle croise la transperce,
Elle ressent leurs tourments, puis elle les bercent.

Elle ne sait pas ce qui lui arrive, elle s’épanouit,
Elle sent que ce chemin lui ouvre une porte, l’infini,
Sa poitrine se gonfle, enfle de cet amour sans fin,
Elle voudrait apaiser les cœurs, nourrir leur faim …

Humblement elle se demande, pourquoi moi,
Pourquoi ceci, cette compréhension, cette foi,
Elle n’était pas préparée, mais elle accueille,
Ce don, cet amour divin, la balaie, la cueille !

Elle était faite pour cela, donner, aimer,
C’est son destin, partager, tout pardonner,
Pour aider chacun à renaître à la vie,
Elle médite en conscience et … elle prie.
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