Merci …

Merci …

Lentement le jour décline, gracieux il s’incline,
Ce jour va mourir,  j’y sens une présence divine,
Le bleu rougeoie, s’engourdit, la lumière décroît,
Demain renaitra-t’il, me dis-je avec effroi ?

Le soleil tire sa révérence,
La lune essaie un pas de danse,
Une à une, les étoiles s’éveillent,
Le ciel s’émeut de ces merveilles.DSC_0403

Une musique légère résonne,
Au loin un carillon qui sonne,
Le jour se meurt, politesse à la nuit,
Encore un jour en vie, parcelle d’infini.

Et le miracle persiste, le ciel va s’éclairer,
Le jour va s’allumer de ses rayons dorés,
Et tout renait, dans cette lumière perlée,
L’aube s’étire de ses langueurs diluées.

Merci, je suis encore là,
Merci, de ces merveilles ci-bas,
Merci, de cette beauté là,
Merci, de ce nouveau jour, halleluia !

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Je suis femme.

Je suis femme.

En hommage aux 19 femmes brûlées vives en place publique en Irak.
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Je suis Française et Afghane,
Je suis chrétienne et musulmane,
Je suis noire, blanche, ottomane,
Je suis tout cela et plus, je suis femme !

Je suis femme de tous les continents,
Dévastée par la noirceur, j’ai mille ans,
Annihilée par la frayeur au fil des ans,
Femme qui enfante des hommes de tout temps.

Toutes ces femmes …
Voilées,
Violées,
Frappées,
Excisées,
Piétinées,
Niées,
Tuées.

De partout, levons-nous, relevons la tête,
Soyons fières, guerrières et plus muettes,
Crions-le au monde, qu’enfin on nous respecte,
De la mort, la douleur, éloignons donc le spectre !

Mes yeux ont l’éclat brûlant de la prière,
Je suis ces filles, ces sœurs, leurs mères,
Quand nous laissera t’on faire la paix,
Et si enfin les hommes nous aimaient ?
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Ph 6_je suis femme

Pour les hommes.

Pour les hommes.

J’ai disserté la moitié de la nuit avec un têtu,
Il est raccordé au monde par un fil bien ténu,
C’est un homme stoïque, érudit et trop seul,
Je voudrais prendre sa main, doucement accueille !

Cet autre a tout donné à une femme, il est brisé,
Elle n’a pas vu son âme pure, sa réelle bonté,
Je t’en prie, c’était inévitable, comprends, sois fort,
Parce que tu es homme et beau, tu es un trésor !

Un autre encore a vu la tromperie dans les yeux,
Alors il ne sait plus comment être juste heureux,
Il se détruit petit à petit, passe à côté de sa vie,
Il n’en veut plus de ces vilenies, de cette vie !

Ph 43_pour les hommes.JPGLe malheur n’est pas l’apanage des femmes,
Les hommes aussi peuvent être blessés à l’âme,
Mais regardez, il y a des femmes au coeur pur,
Qui vous révèleront une autre dimension, un azur.

Apprenez àvoir ces déesses, je connais ces belles,
Sauvages et indomptables, douceur et pas cruelles,
Elles vous redonneront le goût de vivre, de danser,
D’être là, beaux instants, enfin donner, aimer …

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Faire silence.

Faire silence.

Ph 29_faire silence

Faire silence pour taire ce brouhaha incessant,
Le bruit entêtant de  ce  monde  assourdissant,
Bruits de bottes, de fusils crépitants, crachants,
Votes déments pour cacher les cris des mourants.

Faire silence pour entrer en soi, être juste soi,
Réfléchir à ce que je veux pour eux et moi,
Savoir comment changer, juste un peu, pour toi,
Pour aider, dignité, les plus pauvres que moi !

Faire silence pour n’être plus qu’un cœur qui bat,
L’écouter et savoir enfin pourquoi je combats,
Ce cœur me dit aime, soit juste honnête et droite,
Ce peut être dérisoire, voilà ce que je convoite.

Faire silence enfin, comme entrer en sagesse,
Moins de bruit pour aussi, enfin plus de justesse,
Et profiter de ces instants pour écouter les anges,
Douceur infinie d’une prière que rien ne dérange !

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Etre heureux.

Etre heureux.

Tant de malheurs, dans ce monde, ça et là,
Être heureux, ne se dit pas, ne se conçoit pas,
C’est juste une idée à laquelle chacun aspire,
Un doux rêve que l’on caresse, plein de soupirs.

Courir, toujours, métro, boulot, dodo,
Gagner plus pour soigner ses bobos,
Bobos créés par le métro, boulot, dodo,
Cercle infernal, sans fin, qui crée nos maux !

On ne se retourne pas sur le vieux, sur le pavé,
La violence, la pauvreté, on voudrait bien aider,
Un jour on jette une pièce, moins de méfiance,
Nous faisons tout de travers, écoutez la conscience !

Elle nous dirait, ouvre les yeux, le monde est beau,
Ouvre ton cœur, parle, aime, enlève ta vieille peau,
Ton sourire sera là, ton cœur tel un ballon de joie,
Te dira, tu vois, tu es heureux, cela se conçoit !

Le bonheur n’est pas un dû, c’est ma volonté, mon choix,
Je décide d’ouvrir les yeux, de voir la beauté, la joie,
Je sourie le cœur en liesse à cette vie, délicatesse,
Je le clame, je le crie, je suis heureuse, je le confesse.

****       Ph 33_être heureux

Amour infini.

Amour infini.

Au commencement nous naissons, innocents,
Pas de haine, de ressentiment chez les enfants,
Mais des rêves plein la tête, et de l’amour,
L’enfant est amour infini, pur, sans détour.

Et puis en grandissant nous oublions tout ça,
Pour une carrière, plus d’argent, une carte Visa,
Et l’on oublie les rêves, les étoiles, l’Amour,
On oublie la lumière de l’Etre, et ses contours.

Alors réapprenons à écouter cet enfant enfoui,
Il faut le silence pour entendre ces petits bruits,
Pour redonner du sens, retrouver son essence,
Avec l’eau, l’air, la terre, redécouvrir nos sens !

Et aussi redonner une chance à nos rêves,
Sentir en nos corps, ce bel éveil, tel Ève,
S’éveiller en conscience, s’éveiller à la beauté,
Ouvrir les yeux, ouvrir son cœur à la bonté.

Et alors en vos corps vous sentirez, 
Cette chaleur, cette lumière émaner,
Dans vos cœurs grandissants, libérés, 
Cet Amour infini, universel vous vivrez !
****Ph 15_amour infini

Le miracle…pour toutes les mamans !

Le miracle…pour toutes les mamans !

Son ventre s’arrondit,
Elle sent en elle la vie,
Et tout son être lui sourit,
Dans son ventre, ça frémit…

C’est long neuf mois, attendre là,
Et puis branle-bas de combat,
Elle le sait, c’est enfin ce jour là,
Respire dit une petite voix tout bas.

Et encore le miracle se produit,
La vie … un bébé tout petit,
Une larme de joie, oui c’est lui,
Elle sait ce jour pourquoi elle vit.

Désormais plus rien n’importe,
Un amour si grand l’emporte,
Au-delà des mots, elle est forte,
L’amour la submerge, la transporte.

C’est cela l’amour d’une femme,
Un amour sans fin, une flamme,
Qui jamais ne s’éteint, ne se fane,
Parce qu’elle donne la vie…elle est femme.

****Ph 11_le miracle

Recueil Emotions de femme.

Recueil Emotions de femme.

Emotions de femme c’est une page Facebook :
http://www.facebook.com/emotionsdefemme

Emotions de femme c’est ce nouveau site internet :
http://www.emotionsdefemme.com

Et c’est aussi un recueil de poésie illustré de dessins et d ‘aquarelles, disponible à la vente.

Vous pouvez le commander sur Amazon, il est disponible à La Fnac, en France et pays francophone : Belgique, Suisse, Québec … Si vous le préférez, vous pourrez aussi le trouver ou le commander en librairie ; il sera référencé par DILICOM – Le réseau du livre.
Editeur : Editions Persée.
Auteure : Catherine Berthold

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Emotions de femmes, ce sont des peines, des douleurs … susurrées ou criées … et puis c’est la Vie, les joies, les enfants, l’Amour, une lueur d’espoir presque toujours ! Ce livre traite bien évidemment de mes émotions, mais aussi de celles de bon nombre de femmes et d’hommes qui s’y reconnaissent, s’y identifient !

Gratitude infinie à vous tous qui me suivez, qui m’avez donné la force de continuer, malgré la fatigue, la maladie, merci à tous de vos commentaires généreux, merci de votre douceur et de votre bonté.

Catherine.

 

« Le bonheur n’est pas dû, c’est ma volonté, mon choix,
Je décide d’ouvrir les yeux, de voir la beauté, la joie,
Je souris, le cœur en liesse à cette vie, délicatesse,
Je le clame, je le crie, je suis heureuse, je le confesse. »

Méditer pour aimer.

Méditer pour aimer.

Tant de batailles menées, criées, pleurées,
Se battre, se débattre, pourquoi, exténuée,
Elle était comme usée, vieille, si fatiguée,
Elle est tombée dans un trou noir, fracassée.

Tout au fond du trou elle s’est assise, a médité,
Elle a fait le vide en elle, autour d’elle, calmée,
Elle a arrêté de penser, a respiré et doucement,
Doucement, a commencé à ressentir, autrement !

Elle avait oublié son corps, son cœur, soudain réveillés,
Et son âme s’est libérée, vers la lumière est remontée,
Certains la regardent étonnés et aussi un peu gênés,
Qu’en pensez-vous, n’est-elle pas un peu illuminée ?

Chaque jour, elle prends le temps de se poser, de méditer,
Elle sent, ressent, chaque atome de vie comme d’éternité,
En elle son cœur se gonfle, puissant, amour sacré,
Enfin elle a compris pourquoi elle vit, sérénité !

Elle a trouvé sa force, son équilibre, ce cœur aimé,
Et rien ne peut l’ébranler, la faire tomber, trébucher,
Elle regarde le monde, les yeux bien ouverts, clairs,
C’est ce cœur qui la guide, sert son esprit, droit et fier !
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Il y eut le temps …

Il y eut le temps …

Il y eut le temps de l’innocence,
Des rires sucrés, des baisers plein de sens,
Trop vite l’on grandit, trop tôt s’invite la peur,
Tu frémis, petit à petit, tu oublies le bonheur.

Il y eut le temps de la désespérance,
Des yeux de brume salée, au goût rance,
Des couleurs sombres et lassées, abîmées,
Le temps du repli de l’âme, comme expulsée.

Il y eut le temps de la flamme vacillante,
Minuscule, enfouie au fond de cette déferlante,
Mais bien là, comme défiant l’ennemi tapi,
Bien décidée cette flamme à ramener la vie !

Alors il y eut le temps de l’espérance,
La petite flamme devenue flamboyante,
Te dis regarde, pour toi aussi il y a une chance,
Les couleurs sont soudain plus claires, charmantes.

Est venu le temps de la resplendissance,
Ta carapace s’est fissurée, tu es étincelante,
Le cœur a gagné, tes couleurs sont éblouissantes,
En toi sont revenues, la paix, l’amour et la confiance.


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Ph 23_il y eut le temps