Le cœur ouvert.

Le cœur ouvert.

Doucement, se pose sur ses lèvres un sourire,
La mer, si joyeuse, lui a offert son rire,
Les jours sont bleus jusqu’à l’ivresse,
Le soleil, généreux, lui offre sa caresse.

Enfin, une petite flamme se rallume,
Le cœur tape comme sur une enclume,
Elle l’avait un peu délaissé, couvert de tristesse,
Elle le laisse s’ouvrir en grand, courir en liesse !

Et envie de sauter, de danser,
Envie de l’amour, d’embrasser.

Ce cœur se bat pour la bonté
Pour la générosité et la vérité,
Pour l’amitié et pour l’humanité,
Elle va tisser ces liens en son cœur réveillé.

On lui a dit, protège toi, arrête de donner,
Elle ne le peut pas, c’est ainsi, sa destinée,
Avec son cœur ouvert elle va encore aimer,
Aimer, quoi de plus fort, de plus beau en vérité ?
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L’amant.

L’amant.

Ne me jugez pas, vils manants,
Vous qui ne savez pas !

Je suis devenue courtisane,
Pour lui qui m’a découverte femme.

Petite fille sage j’ai été,
Femme fidèle, je suis restée,
Mais aujourd’hui je suis guerrière,
Je relève la tête, jette les barrières,
J’envoie valser les préjugés,
Et les grenouilles de bénitier.

Il me dit que je suis belle,
Et je suis reine et rebelle,
Il est fou pour moi de désir,
Et mon corps entier chavire,
Il me prends dans ses bras,
Un frisson court de haut en bas.

Le plaisir est là au bord de mon chemin,
Dans cette folle étreinte, plus qu’Un,
Quand l’Avé Maria sonne, résonne,
Que la tendresse nous assomme,
Dans ces baisers si doux,
Que nos cœurs en sont fous !

Ne me jugez pas, vils manants,
Vous qui ne savez pas !
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Les souliers de plomb.

Les souliers de plomb.

Toute petite elle a été abusée,
C’était trop, sa tête a oublié,
Mais son corps se souvient,
Le corps n’oublie jamais rien !

Elle a avancé comme une automate,
Résignée et bien droite, aristocrate,
Mais elle portait des souliers de plomb,
D’un coup a explosé son décor en carton.

Et elle se débat, pour enfin vivre,
Lâcher ses combats, pour enfin rire,
Mais elle est fatiguée de tant de lourdeur,
Elle ne voulait que l’amour, le bonheur !

Ma belle amie, je voudrais tant t’aider,
Je peux te donner ma tendresse et t’aimer,
Je peux te dire de croire en la magie,
Magie de cet univers qui crée la vie !

Et si tu y crois fort, tu auras ce cadeau,
Laisse couler la noirceur au fil de l’eau,
Je crois que pour toi, va s’arrimer le bonheur,
Sans que tu t’y attendes, il frappera à ton cœur !
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La demoiselle.

La demoiselle.

C’est une belle demoiselle, aux cheveux blonds dorés,
Elle a perdu ses ailes, elle est toute abimée, cassée,
Elle n’a pas vu venir l’orage, pas vu qu’il s’en allait,
Elle a tant pleuré, tant de nuits, qui, oui qui le voyait ?

Elle ne voulait qu’une chose, l’aimer et le sauver,
Etait-ce prétentieux ? Elle voulait juste le garder,
Comment sauver l’aimé, celui-là si charmant,
Chacun se sauve seul, à son rythme, en son temps !

Ouvre ton cœur, apprends à accepter,
Que c’est ainsi, tu ne peux le changer,
Peut-on aimer celui qui ne le veut pas,
Crois-tu la belle que ça marche comme ça ?

Et si l’amour c’était aussi … pardonner,
Comme un grand vent qui balaie tout, lâcher,
Oui, pardonne de n’avoir pu le retenir pour toi,
Pardonne toi pour pouvoir te sauver, enfin, toi !

C’est un bien grand voyage, se pardonner à soi,
Nous ne sommes ni des dieux, ni des rois,
Et nous pouvons tomber, fléchir, nous tromper,
Mais le pardon puissant est là pour tout combler.

Belle demoiselle, tu vas sécher tes larmes,
Retrouver tes ailes et faire vibrer ton charme,
Respire et prends le temps pour toi de rayonner,
Et je sais, que lui ou un autre viendra pour t’enlacer !
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Les portes.

Les portes.

On me dit bouge, vis, je n’y arrive pas,
On me dit sort de chez toi, je ne le peux pas !

Mes deux pieds sont collés dans l’asphalte, englués,
La tristesse m’étreint dans ses bras bien serrés,
Le jour, je fais mine de rien, je ris et je sourie,
La nuit, douleur et chagrin font mon lit, tristes amis.

J’ai fermé tant de portes depuis ton dernier soupir,
Seule, à chaque porte encore un peu souffrir …

J’ai fermé la porte de ton cercueil béant,
Et celle de ton tombeau en pleurant,
J’ai fermé la porte de ton appartement,
Sur le papier, je dois fermer celle du monde des vivants.

Et j’ai peur de cette porte là,
Aide-moi, tu seras là n’est-ce pas,
Pour ne pas laisser ma main trembler,
Etre forte, jusqu’au bout t’accompagner.

Après cela, peut-être aurais-je le cœur plus léger,
Et tu pourras lâcher ma main, rejoindre les initiés,
Quoi qu’il advienne, nos âmes sont à jamais mêlées,
Toujours en mon cœur tu vivras, mon frère aimé .
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Tite offre son cœur.

Tite offre son cœur.

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Je dois une histoire vous conter,
J’ai fait un rêve étrange,
Où je dansais avec un ange.

Cet ange m’a offert le soleil,
Et un voyage à nul autre pareil,
Nous avons dansé avec la lune et sur la voie lactée,
Cet ange m’a offert tout son amour et sa bonté.

Je veux vous partager cela, je vous offre mon cœur,
Il ne mourra pas, non, mais effacera vos peurs,
Peur d’être abandonné, peur d’être mal-aimé,
Peur d’être rejeté, peur de ne rien mériter …

Ces étincelles d’amour envolées,
Vont en vos cœurs se déposer,
Comme des graines semées,
Elles vont croître et se multiplier.

 Et quand sera venu le temps, vous aussi vous sentirez,
Que vous pouvez lâcher la peur, couper les liens serrés,
Ces liens qui vous entravent tels de sournois gardiens,
Et vous serez alors des êtres lumineux, de beaux humains.

Oui, j’ai fait ce rêve étrange,
D’un monde beau, d’un monde qui change,
Mais je ne suis qu’une petite, toute petite fée,
Qui aimerait si fort, que les rêves soient réalité.
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L’amour.

L’amour.

Il est arrivé avec la pluie,
Et puis il m’a souri,
Il n’est pas reparti,
Il m’a redonné vie.

Etonnée,
Chamboulée,
Enervée,
Bouleversée,
Caressée,
Aimée,
Passionnée,
Inquiétée,
Trompée,
Dévastée.

Il est  parti avec la pluie,
Mon sourire il a repris,
Il est bien reparti,
Il a repris ma vie.
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Ph 41_l'homme que j'aimerai

Grain de poussière.

Grain de poussière.

Je suis comme vous, une étrangère,
Un minuscule grain de poussière,
Perdue dans ce monde qui se perd,
Si petite dans la mouvance de cette terre.

Non, non, je ne comprends pas,
Pourquoi tant de misère ici-bas,
Pourquoi ce goût amer, noir, de charbon,
Qui envahit ma bouche, mon nez, mon front ?

Est-ce si difficile de dire merci,
Et de sourire, s’éveiller à la vie ?
Regardez tous ces gens bien vivants,
Regardez dans les yeux  … en aimant !

Je suis Tite, toute petite, petite fée,
Alors ouvrez vos cœurs, pleurez, riez,
Laissez le regard d’un rien s’émerveiller,
Osez, osez tout, être fou, être vous, éveillé,
Et là, magie, va s’inviter tant de douceur,
Et là, le cœur léger, s’invite le bonheur !
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L’amoureuse.

L’amoureuse.

Il est une amoureuse qui aime le cœur en grand,
Son cœur enfle et déborde et attend son amant.

Elle est une princesse venue du fond des temps,
Regardez ! Ses yeux brillent de perles de diamants,
Et sous sa fine armure brule un grand feu ardent,
Un seul être aux yeux purs verra en elle le volcan.

Notre princesse sent bien que ce n’est pas du vent,
Qu’il existe cet autre qui vole, bravant les éléments,
Il viendra, la regardera, doux comme un souffle de printemps,
Il viendra, la dévêtira, tendre comme la caresse de l’océan.

Et les yeux enlacés, ils vont vivre la fusion de l’or et de l’argent,
Et les corps assoiffés, ils vont s’unir jusqu’à briser le temps,
Il révèlera sa beauté, de femme divine, de femme sacrée,
Elle révèlera sa force, son essence d’homme, sa fierté.

Il est une amoureuse qui aime le cœur en grand,
Son cœur enfle et déborde et attend son amant.
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Le fils.

Le fils.

Ça y est mon fils, tu es parti,
Je t’ai poussé dehors, il suffit,
Les journées a tourner autour de l’ennui,
A ne pas oser prendre en main ta vie !

Trois jours nous avons retourné ces petits riens,
Médailles de pacotille, photos d’enfant, dessins,
Tous deux nous avons fait semblant d’être joyeux,
Pourtant chacun de nous savait, sans en faire l’aveu …

Je t’ai laissé dans cette maison trop loin de moi,
Je t’ai senti un peu démuni, en proie au désarroi,
Comme si je ne savais pas, je t’ai lâché, seul avec toi,
Il le fallait, tu dois construire ta vie, ta vie ce n’est pas moi !

Alors sois un homme, marche et vis mon fils,
N’oublie jamais tes rêves en équilibre sur ce fil,
Ose tout, ose être toi, être fort et fragile à la fois,
Ose être cet homme que je vois, honnête, fier et droit !

Tu es capable de pleurer, n’aie pas peur de pleurer,
Pour tes amours, pour tes idées, c’est ton humanité,
Ne laisse personne te dire qui tu es, qui tu n’es pas,
Aime la vie, toujours, embrasse-là, étreint-là de tes bras !

Il y aura des failles et oui, tu vas te relever,img_2255-2
Il y aura des déserts, tu vas les traverser,
Parce que c’est ça aussi, toujours se redresser,
Et regarder au loin l’infini de tes possibilités.

Et quand je serai vieille et toute ridée, tu viendras,
Embrasser mon front, me prendre dans tes bras,
Me dire tes amours, tes victoires, tes combats de Titan,
Et moi je serai fière, si fière, d’avoir été Maman …
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