J’ai rangé, emballé, tous tes maigres biens, 
Pris en main, nettoyé, tous ces petits rien,
J’ai tout mis en ordre, briqué, empaqueté,
J’ai balayé, lavé, jusqu’à ton odeur effacée.
L’homme de l’agence m’a dit c’est fini,
En moi a retenti une douleur, un cri,
Tu es bien parti, mon frère, mon ami,
J’ai doucement refermé la porte de ta vie.
J’ai voulu écrire seule ce dernier épître,
J’ai clôturé ta vie sur ce dernier chapitre,
Pour protéger les autres, nos chers aimés,
Ce fardeau lourd sur mes épaules j’ai porté.
Je te demande pardon d’encore te pleurer,
Je ressens ton absence en mon cœur fatigué,
Comment clore la porte derrière toi cette nuit,
Sans en être blessée, affaiblie et meurtrie ?
Je ne te retiens pas encore sur cette terre,
Vas, vole et danse, bel être de lumière,
Je sens ton âme, ton essence, ta caresse,
Vole mon frère, avec toute ma tendresse !
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