La femme sans histoire.

La femme sans histoire.

C’est une femme en apparence sans histoire,
Pourtant elle pourrait vous conter des mémoires,
Histoires de mémoires oubliées, cachées,
Histoires de mémoires niées, inavouées.

Elle est tombée tant de fois à s’en briser les mains,
A voulu en finir, ne croyant plus en l’amour, en rien,
L’Univers a voulu aider cette femme au sombre destin,
Il lui offert une nouvelle vie, un don, par son pouvoir divin.

Et elle s’envole chaque jour poussée par ce souffle aérien,
Ne se reconnaît pas, elle tremble d’aller sur ce chemin,
Mais elle a lâché la peur, a osé, en ce beau mois de mai,
Elle accepte ce qu’elle est, elle est plus forte que jamais.

Si vous croisez la route de cette femme sans histoire,
Elle vous dira vos fêlures, vos doutes et vos espoirs,
Par la voix devenue intime, elle percevra vos mémoires oubliées,
Par la parole devenue rime, elle révélera vos douleurs susurrées.

Et elle ressent à en pleurer tous vos dehors et vos dedans,
Son cœur et son corps vibrent de toute la force du vivant,
Elle sait ce que la vie peut offrir quand tout est lavé, nettoyé,
Par son âme, enfin tout se calme, et l’amour va vous libérer.
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Ph 36_demain

Danser avec la mort.

Danser avec la mort.

La mort rode et flâne,
Autour d’elle tout se fane,
Elle prends son temps et sans répit,
Détruit toute espérance de vie.

Elle a tourné autour de mon âme si longtemps,
Je m’étais recroquevillée hors de l’espace, du temps,
Mais en mon cœur brillait encore une minuscule lueur,
Qui me disait résiste, avance, malgré le brouillard, la douleur !

Et puis la mort a pris mon frère aimé,
S’est dit cette fois, elle va s’écrouler,
La lueur va s’éteindre et je vais l’emporter,
C’était sans compter sur l’Amour, divin, sacré.

Et j’ai dansé avec la mort,
Elle me tenait à bras le corps,
Elle m’entourait de ses liens mordorés,
L’Amour a tranché les liens trop serrés.

La mort s’est écartée devant cette femme sacrée,
Par la lumière aveuglée, est repartie vers d’autres contrées,
Je suis épuisée, mais la petite flamme est devenue brasier,
C’est une renaissance, et la vie, la vraie vie va s’installer !
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Danser avec la mort

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Le démon tapi.

Le démon tapi.

C’est une femme pas malheureuse, enfin c’est ce qu’elle dit,
Mais en elle grandit un orage, sans accalmie,
Elle ne le montre pas surtout, et à tous elle sourit,
Pourtant chaque jour elle se détruit, petit à petit.

Elle dit, ça va aller, je n’ai pas à me plaindre,
Alors elle continue à vivre, à travailler, à peindre,
Mais pourquoi ce démon qui gronde, tapi en son ventre,
Ce jour elle sait qu’elle doit l’affronter, le faire sortir de l’antre.

Elle s’est posée, a médité, cette douleur là, pourquoi ?
Alors elle a plongé dans les profondeurs de l’émoi,
Elle a croisé la femme, l’adolescente et puis l’enfant,
Et elle a vu l’effroi, le désarroi de la fillette de trois ans.

Cette si jeune enfant est entourée de grands murs blancs,
Elle est malade et seule, abandonnée, isolée dans ce temps,
La tristesse la dévore et l’étreint de son manteau si grand,
Et elle, elle veut mourir, en vrai, quitter les grands murs blancs.

La femme pas malheureuse a pris cette tristesse d’enfant,
Est remontée à l’adolescente, à la femme de trente ans,
Et plus elle remontait, plus la tristesse grandissait,
Elle a débusqué le monstre tapi qui la dévorait.

Enfin elle a compris pourquoi elle ne sait juste rire,
C’est bien parce que toutes ces années, elle a voulu mourir,
Mais regarde, tu es belle, en vie, tu as survécu à tout cela,
Regarde en ton cœur, tu n’es plus seule, l’amour est là !

Elle ne sait pas ce que sera demain, mais son âme est en joie,
Elle a gagné cette partie, magie, le démon a volé en éclats,
Elle a porté sa tristesse si longtemps, par tous les temps,
Juste là, elle peut respirer et vivre l’instant présent !
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Envie de mots.

Envie de mots.

Envie de mots douceur,
Et de belles mains lenteur,
Envie de baisers doux,
Juste là, dans le cou …

Envie de mots d’amour,
Le désir monte et court,
Envie des bras d’un homme,
Et de croquer la pomme !

Envie de mots en fièvre,
Plus besoin de lenteur,
Les bouches en impatience,
Les corps en impudence …

Envie de mots criés,
Par l’union emportés,
Et que les corps en tremblent,
Jouir …  noyés ensemble !

Et se reposer là, dans le creux de son bras,
Il est homme, de ce monde il la protégera,
Elle est femme, elle lui offre le repos mérité,
D’un guerrier fatigué qui a trouvé sa terre sacrée.
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La colère.

La colère.

Enfant, elle s’est retrouvée seule,
Elle a porté sa tristesse en linceul,
Comme en abandon, elle ne comprenait pas,
Comme en prison, qu’ai-je fait pour mériter cela ?

Elle a grandi comme un animal blessé,
Parce qu’encore et toujours rejetée, éloignée,
Elle s’est murée dans le silence, effacée,
Il lui semblait juste qu’on l’avait … oubliée.

Mais la tristesse comme un grand vent est devenue colère,
Elle l’a senti monter plus puissante que le pire des tonnerre,
Envie de crier, de taper, de hurler, je suis là, regardez !
Elle a enfermé la colère à double tour et a jeté la clef.

L’abandon, le rejet sont de puissants poisons,
Qui vous laisse sur le pavé en perte de raison,
Soit la colère explose et la rage ne te lâche plus,
Soit la colère se terre et tu te pares de toutes les vertus !

Pendant des années, elle a été exemplaire,
Pour qu’on la remarque et à tous vouloir plaire,
Mais la colère a grandi tel un monstre tapi,
Dévorant ses entrailles et son corps, petit à petit.

Aujourd’hui elle sait, ressens, entends,
Qu’il va falloir libérer le monstre en hurlant,
Parce que c’est, entre elle et elle, la seule voie,
Pour enfin se libérer et retrouver la joie !
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Sérénité.

Sérénité.

A presque soixante ans,
Elle en a vécu des hivers, des étés,
Certains tristesse, d’autre gaieté,
Mais jamais … sérénité !

Étudier,
Se marier,
Être beaux,
Avoir chaud,
Être mère,
Et la mer,
Divorcer,
Et pleurer.

Et les années de chute,
Et les années de lutte,
Et puis l’amour en grand
Et l’amour qui fout le camp.

Et tomber,
Fracassée,
Travailler,
Sans penser,
S’abrutir,
Ne plus rire,
Être seule,
Et le deuil.

Et un jour, il n’y a pas si longtemps,
Elle s’est arrêtée, a enfin pris le temps,
De respirer, de regarder, de méditer,
De s’émerveiller de la beauté, oui respirer !

Et là, étonnée, elle a commencé à s’aimer,
Et avec bienveillance, douceur, se regarder,
Et c’est bon parce que l’Être s’ouvre en grand,
La sérénité est là, tout est calme en dedans.
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Ph 54_méditer pour aimer

Mutation.

Mutation.

Elle était une super femme d’affaire,
Elle a tout laisser tomber pour se plaire,
Pour vivre ses rêves et enfin s’aimer,
Réveiller sa créativité, enfin s’animer.

Elle mue, mute, se transforme, s’épanouit,
Ses rondeurs de lune sont comme un fruit,
Un beau fruit d’été qu’on aimerait croquer,
Elle accepte son corps et peut se regarder.

Dans son regard vous verrez des étoiles,
Plongez dans son âme, comme sur une toile,
Se dessine au creux de ses pupilles sa vie rêvée,
Vous y verrez la compassion, l’amour et la bonté.

Et elle écrit des pages tristes ou gaies,
Des poèmes chantant, nulle rime ne l’effraie,
C’est son cadeau, son don, pour lui et elle,
Elle s’envole avec ses mots, se sent belle !

Elle aimerait porter l’espoir de jours meilleurs,
Que la vie soit joie, douceur, tel un tapis de fleurs,
Elle a fait la promesse de donner de l’espoir,
A ceux qui se laissent happer par le noir

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Ph 19_mutation

Le voyage.

Le voyage.

Elle a fait ce long chemin vers le Nord,
Son âme lui a dit, va belle chercheuse d’or,
Elle a traversé les vallées, les collines, les villes,
Exténuée, elle est arrivée le corps en vrille.

Quelle importance, elle a laissé la douleur de côté,
L’amour, le vrai, le beau était là, elle l’a rencontré,
Dans cette famille unie, portée par un spectacle,
Elle a reçu la force des émotions en réceptacle.

Accompagnée par son amie venue de Normandie,
Elle est repartie plus au Nord, le cœur en embellie,
Elle était attendue dans ses belges campagnes si tendres,
Elle a tant reçu, mains tendues, donner, apprendre …

Et il y avait cette femme, le double de son cœur,
Cette femme aux yeux azur et au regard douceur,
Elles se sont reconnues, hors du temps, connexion,
Amour infini de deux cœurs réunis, énergies en fusion.

Et méditer dans la forêt à la tombée du jour,
Croiser tant de belles d’âmes qu’elle gardera toujours,
Jours douceur, rires en cascades et larmes qui libèrent,
Lire sa poésie pleine d’émotions  et puis en être fière.

Elle est repartie riche de ces magiques instants,
Moments d’éternité, hors du temps, juste beaux et vibrants,
Elle a laissé son âme sœur et son amie douceur,
Elle les emporte avec elle, bien au chaud en son cœur.
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Ph 31_évolution - Copie

Pour Patricia Cudrat.

Pour Patricia Cudrat.

Ma tendre, ma douce, tu en as traversé des larmes jusqu’à ce jour d’avril,
Tu en as vécu des drames, des cassures, écartelée, tu t’es raccrochée à un fil,
Un fil mince, ténu, que jour après jour tu as retissé, il est devenu corde,
Cette blessure, cet abus, tu les as transcendés, ils sont ce jour ta force !

Sais-tu ce qui pousse, ce qui naît autour de toi ?
C’est le pur amour, en ta maison il est foi et loi,
Oui, tu provoques cela, belle âme charmante,
Des vagues d’amour sans fin, si puissantes !

Et toi, tout petit bout de femme,
Sur cette scène tu es une grande dame,
Tu as mis l’inceste en spectacle,
Avec la poétique comme habitacle …

Ensemble, nous avons ris, pleuré,
Tu nous as mené par le bout du nez,
L’émotion ruisselait dans nos dos,
Tu as plus que mérité tes bravos !

Encore merci ma douce de ce cadeau,
Ce jour enfin, tu déposes ton fardeau,
Et tu délivres ce message si beau,
De ne pas fermer les yeux sur ce fléau.

 Tu vas enfin vivre, retrouver la vraie joie,
Elle va couler généreuse, par toi, pour toi,
Tu es belle, aimée, enfin le Tout tu lâches,
Sois fière de pouvoir dire « T’es toi et marche ! »
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Les amoureux.

Les amoureux.

Un jour elle l’aperçoit, elle ne l’attendait pas,
Tout se bouscule et … elle ne comprends pas,
Il prend toute la place en un claquement de doigt,
Le cœur bat la chamade, il est trop à l’étroit !

C’est comme une alchimie, c’est lui cette évidence,
Ils tournent dans cette danse et en sentent l’essence,
Et puis la fièvre monte comme un furieux volcan,
Et les corps s’embrasent comme un brasier ardent.

Puis doucement ils vont s’apprendre à petits pas,
Et se fondre l’un en l’autre, en un seul cœur qui bat,
Cette alchimie semble venir de loin, d’une autre vie,
Elle remercie et embrasse celui qui lui redonne vie.

Et leurs deux âmes s’enflamment, se mêlent,
Il est elle, elle est lui, plus qu’un, en ribambelle,
Cet amour est un joyau pur, sacré, une renaissance,
Qu’ensemble ils vont polir, jour après jour, avec patience.
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