Je me libère.

à la UneJe me libère.

Je t’ai aimé si fort,
J’aurai cherché de l’or,
Je t’aurai tout donné,
Tu n’as pas su en grand, aimer …

Oui je te pleure, c’est ainsi,
Sans doute es-tu triste aussi,
Mais la confiance est bafouée,
Vois-tu, je ne peux l’accepter.

Alors je me libère de ton amour qui sonne faux,
Je me libère, trop longtemps j’ai courbé le dos,
Il y a une chose qui me sauve de mes sanglots,
C’est mon cœur grand ouvert, ce n’est pas le chaos .

Et je vais continuer sur mon chemin sans toi,
Sécher mes larmes, je sais que tu ne comprends pas,
Que l’amour de Soi, l’amour du Tout me sauvera,
Puisses-tu le vivre, mon bel aimé, rien que pour toi !
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Ph 38_la maladie m'a sauvée

Dans l'attente.

Une amie m’a commandé cette aquarelle il y a déjà un moment. Et je n’arrivais pas à la faire … Sans doute parce que la vie, la naissance était loin de mon énergie du moment !
Mais voilà qui est fait et j’en suis heureuse !

Merci à tous de votre amitié et de votre fidélité.

Kathy.

Comment je vais ?

Comment je vais ?

Des amis me demandent quasiment chaque jour comment je vais. Difficile de répondre à cette question en un mot … Je tente de vous répondre ce soir.

Comment je vais ?

Je suis au fond d’un puits empli de noirceur, d’odeurs nauséabondes, sans couleurs, sans chaleur. Au fond de ce puits noir et sans vie, je recolle les morceaux d’un puzzle où chaque pièce que je prends en main et en conscience est plus terrifiante que la précédente. C’est ainsi, je dois reconstituer l’ensemble et en faire un tableau. Je pourrai abandonner, décider que cela suffit et continuer de vivre avec cette brûlure dans chaque repli. Car si mon esprit a oublié, disjoncté durant des années, mon corps a engrammé chaque détail de cette agression. Et chaque nuit ce corps me livre chaque bout de terreur, chaque parcelle de douleur, sans qu’un centimètre carré de peau ne soit épargné.

Oui mais, comment je vais ?

Alors, au fond de ce puits noir je choisis de recoller les morceaux de ces instants terrifiants de ma vie. Car chaque morceau qui reste englué dans la chair est un poison qui se multiplie, prolifère et se répand en chaque cellule de l’être. Vous allez penser que je suis maso ! Non, c’est la seule façon de remonter, de sortir du puits : recoller les morceaux, reconstituer le tableau, le regarder bien en face, ne plus laisser ni l’homme ni les images me posséder, me dire que je peux faire ce choix, que j’en suis capable et que j’en ai le droit.

Alors, comment je vais ?

Bientôt le puzzle sera entier. Là j’aurai alors assez de force et de courage, je donnerai un grand coup de pied qui me propulsera hors du puits. Et je ferai un grand feu de joie, j’y brûlerai le tableau de ce bout de vie qui aura hanté mes jours et mes nuits. Je pourrai enfin sentir la caresse du soleil, saisir le parfum des fleurs, me laisser bercer par le vent et plonger avec délice dans les eaux apaisantes de l’océan.

Comment je vais, vraiment ?

Le désespoir a laissé la place à l’espoir. Il est encore petit, minuscule mais il brille joyeux. L’espoir de jours où le feu purifie, où la peur ne règne plus en maître, où l’ombre laisse la place à la lumière, où la vie reprends ses droits, tout en couleur et en douceur.
L’espoir me dit qu’il y a un meilleur et qu’il m’attend.

Alors je vais bien.

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Merci à tous les amis qui demandent si souvent de mes nouvelles. Cela me touche profondément. Votre amitié est un baume parfumé et bienveillant qui me donne la force d’avancer. ❤
Kathy.

Femme libre.

Femme libre.

Elle a été abimée, abusée, violentée,
Par cet homme qui aurait dû la soigner,
Des années elle a tout oublié, contrôlé,
Un jour, le voile du déni s’est déchiré.

Elle a vécu comme à côté, hors de son corps,
Elle ne sait pas être aimée, elle est en dehors,
Elle veut de toutes ses forces vivre, s’ouvrir,
Pour enfin arrêter de gémir, souffrir, mourir.

Elle a pris son courage à deux mains,
Elle a puisé en sa force loin, si loin,
Pour revenir dans le corps de l’enfant,
Plonger dans ce cloaque sale, avilissant.

Elle a remonté son fardeau du néant,
L’a porté jusque dans la forêt en criant,
Elle l’a déposé dans un trou en hurlant,
Elle s’est redressée, regardant loin devant.

Aujourd’hui j’entend son rire en cascade,
Ce rire magique fait de perles en myriades,
Son visage s’illumine, son corps se délivre,
Elle va enfin vivre, être femme, enfin libre.

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Merci à vous les amis de votre fidélité malgré le fait que je sois moins présente !

Vœux – aller mieux.

Nous sommes le 1er janvier 2020, déjà ! Le temps file et je sais que cela fait un moment que je ne suis pas venue vous voir. Pardonnez-moi mais bon, comme chacun de vous, je fais du mieux que je peux et c’est déjà bien 😉
Les mots ne sortent pas où sortent dans le désordre, se rabougrissent, se rétrécissent où sont trop tristes alors je dessine. Juste un petit texte quand même pour vous souhaiter une très belle année !

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Il est des jours et des nuits à venir,
Il est des nuits et des jours à venir.

Pour tous ces jours à venir,
Je nous souhaite la joie, le rire, de vouloir courir, sourire, de secourir peut-être, de rougir, de rugir. Je nous souhaite des chants d’oiseaux moqueurs, de ne plus avoir peur, de sentir dans nos âmes la grandeur, d’être acteurs et plus spectateurs, l’espoir et l’amour cloués au cœur, de voir la beauté, d’abuser de la bonté. Je nous souhaite de prendre le temps, de ne point trop travailler, de respirer, de méditer, de trouver la sérénité et de ne surtout pas oublier d’aimer.

Pour toutes ces nuits à venir,
Je nous souhaite des bateaux ivres, emplis de livres, d’envie de vivre encore demain. Je nous souhaite des nuits de douceur sans pudeur, de passions sans raison, de caresses en tendresse. Je nous souhaite de pouvoir nous poser en affirmant que la journée a été radieuse, merveilleuse, que tout est à sa juste place, que nous ne pouvions pas faire mieux, même si l’on est vieux. Je nous souhaite d’enfin dormir en paix.

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La vie, la mort.

La vie, la mort.

Il fait froid. Je n’aime pas avoir froid.
C’est un froid humide et venteux, de celui qui vous pénètrent les os, qui s’insinue dans le dos, de celui qui nous ferait croire que même la vie n’est pas assez forte pour retenir la chaleur dans l’âtre, de celui qui nous ferait croire que la mort rôde et flâne.

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La mort rode et flâne,
Autour d’elle tout se fane,
Elle prends son temps et sans répit,
Détruit toute espérance de vie.


Elle a tourné autour de mon âme si longtemps,
Je m’étais recroquevillée hors de l’espace, du temps,
Mais en mon cœur brillait encore une minuscule lueur,
Qui me disait résiste, avance, malgré le brouillard, la douleur !


Et puis la mort a pris mon frère aimé,
S’est dit cette fois, elle va s’écrouler,
La lueur va s’éteindre et je vais l’emporter,
C’était sans compter sur l’Amour, divin, sacré.


Et j’ai dansé avec la mort,
Elle me tenait à bras le corps,
Elle m’entourait de ses liens mordorés,
L’Amour a tranché les liens trop serrés.


La mort s’est écartée devant cette femme sacrée,
Par la lumière aveuglée, est repartie vers d’autres contrées,
Je suis épuisée, mais la petite flamme est devenue brasier,
C’est une renaissance, et la vie, la vraie vie va s’installer !

Danser avec la mort – Mai 2017

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Le même poème, en audio.

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Non, je ne suis pas dans la tristesse. La mort fait partie de la vie. Je l’ai croisé peut-être plus souvent que d’autres. Je suis une survivante.
Toute petite, quand mes poumons malades ne voulaient plus respirer, j’ai eu la conscience de sa présence, je sentais son souffle glacé tout près, à l’affût.
A sept ans, quand cet homme a tué mon enfance, mon innocence, alors qu’il était en moi, qu’il me ravageait le corps et l’âme, entre douleur et sidération, je l’ai appelée de mes vœux.
Et quand elle est venue chercher mon petit frère, le double de mon cœur, moi hébétée, folle dans mon chagrin, je lui ai dit, viens, viens me prendre moi !

J’ai écrit un jour que la mort me fascinait. En fait ce n’est pas cela. Comment aimer la vie sans la conscience de la mort ? C’est la force de vie qu’il faut pour la repousser qui me fascine, cet instinct si puissant, qu’encore, encore on continue, malgré la maladie, malgré la souffrance, malgré tous les chagrins, on continue, on s’accroche à ce minuscule bout de vie, parce qu’il est notre précieux.

Dans chaque minuscule bout de vie est blotti l’Amour, cette merveille, cette flamme, ce mystère inexpliquable qui fait que parfois l’Homme est grand, et que pour tous ceux qui y veillent, un jour la vie se couvrira de milliers d’étincelles !

Kathy B.

Changer.

Changer.

C’est un manque, comme un trou d’air,
D’une femme comme toi, une passagère,
Elle trouve ce monde comme à l’envers,
Elle ne sait plus, non plus ce qu’il faut faire !

Alors elle laisse tomber ses beaux atours,
Ne veut plus vivre comme ça, en désamour,
Elle décide de changer, changer de peau,
Revenir vers elle, vers l’essentiel, le beau.

Elle n’est plus très jeune, mais va prendre le temps,
De regarder, de respirer et de vivre l’instant présent,
Au diable les mauvais, les préjugés, elle veut aimer,
Aimer et profiter, il est encore temps, encore rêver.

Et chanter sur les dunes, danser sous la lune,
Courir pieds nus dans un champs de plumes,
Et se poser, méditer, enfin apprécier la beauté,
De cette vie, c’est si simple avec le cœur, aimer.

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Redif. Juillet 2016.

Merci à vous tous qui prennez le temps de lire, de laisser un mot gentil. Cela fait toujours plaisir ! Affectueusement vôtre … Kathy.

Les cassures.

Les cassures.

Nous avons tous des blessures, des cassures,
Et nous enfilons bottes, casques et armures,
Pour résister à l’effondrement, à la fissure,
Surtout ne pas montrer le gouffre, la fêlure.

Et nous calfeutrons bien tout autour,
Dans un coffre secret fermé à double tour,
Mais c’est trop lourd, le coffre implose,
Et l’on se retrouve à terre, pauvre chose.

Rentre en toi, dis-moi ce qui te fais si mal,
Plonge dans tes profondeurs abyssales,
Je sais, tu as peur, une terreur, ça fait si mal,
Ressens en ton ventre cette douleur anormale.

Et quand tu auras vécu cela, tu pourras remonter,
Vers la joie, la lumière, tu en seras transportée,
Ce chemin sanglant de pierres, tu auras traversé,
Pour trouver en toi la paix, la joie, enfin t’aimer.

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